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    A la Une : le régime soudanais sacrifie son chef pour tenter de se survivre

    Le ministre de la Défense et premier vice-président du Soudan Ahmed Awad Ibn Ouf, va gerer la transition pendant deux ans. Sudan News Agency /wikimedia.org

    Il s’appelle Ahmed Awad Ibn Ouf, il est ministre de la Défense et premier vice-président au Soudan, il a grade de lieutenant-général, et c’est en treillis militaire, épaulettes étoilées et béret à écusson qu’il apparaît en Une du journal Sudan Tribune. Le nouvel homme fort de Khartoum vient de « renverser al-Bashir », pointe la version en ligne de ce journal soudanais. « Moi, ministre de la Défense (…) annonce le déracinement du régime et l’arrestation de sa tête », a dit ce militaire engalonné, rapporte Sudan Tribune.

    Déjà beaucoup de commentaires en Afrique ou en France. « Béchir comme Bouteflika », lance ainsi Wakat Sera. Pour ce confrère burkinabè, il est désormais « certain » qu’un un air de « printemps arabe » a recommencé à souffler sur l’Afrique. Et il est, selon lui, tout aussi certain que cet air printanier doit bien « faire trembler certains dirigeants ». Certes, admet-il, « des mains invisibles se cachent souvent derrière ces soulèvements populaires ». Toutefois, complète Wakat Sera, il est « clair que les peuples africains ne veulent plus se laisser mener comme des moutons par des hommes forts qui ne visent que l’éternité au pouvoir ».

    « La chute d’un éternel paria »

    En France, le journal Libération n’écrit pas autre chose. Ce qui vient de se jouer au Soudan – en plus de l’Algérie - est un « printemps arabe, saison 2 », formule ce journal  en Une . Et Libé d’agiter le « spectre » qui hante le monde musulman, « le spectre de la liberté », tout en soulignant que « le vent levé par les « printemps arabes » de 2011 n’est pas retombé. On pouvait penser, avec une sorte de résignation, que le monde musulman était condamné, comme en Syrie ou en Egypte, à louvoyer entre Charybde et Scylla, entre les islamistes d’un côté et les régimes militaires de l’autre (avec une variante, comme au Soudan, où régnait un régime à la fois militaire et islamiste). Les événements récents montrent qu’un troisième acteur tient toujours son rôle : le peuple », se réjouit Libération.

    « Face à ce peuple en colère, Omar el-Béchir, qui avait su résister aux intrigues politiques et aux guerres, à la justice et aux pressions internationales, a dû s’incliner », enchérit Le Figaro, qui souligne aussi le rôle de « la rue » dans ce que ce quotidien appelle « la chute d’un éternel paria ».

    La chute d’Omar el-Béchir, peut-être, mais attention, « le régime perdure », souligne L’Humanité. Pour ce journal communiste, c’est à un « sketch » auquel il vient de nous être donné d’assister à Khartoum. « L’incertitude règne au pays des deux Nils, insiste L’Huma. En annonçant que des élections ne seraient pas organisées avant deux ans (alors que) l’agenda politique prévoyait un scrutin en 2020 – le ministre de la Défense s’est d’ores et déjà mis le peuple à dos », énonce L’Humanité.

    Le Soudan retient son souffle

    A Paris, en tout cas, la joie était au rendez-vous au sein de la communauté soudanaise. La joie, mais aussi l’incertaine attente du lendemain. Reportage de La Croix dans le quartier surnommé « Little Sudan », près de la Porte de la Chapelle, dans le 18e arrondissement parisien. « Devant un thé ou un café », une trentaine d’hommes, seuls ou en petits groupes, ont « les yeux rivés sur la chaîne Al-Jazira, dont les images filmées à Khartoum tournent en boucle, tout en gardant un œil sur leur smartphone », rapporte le quotidien catholique. « Personne ne parle. Peu de de sourire, beaucoup d’attente et d’incertitude. Beaucoup d’espoir aussi », pointe encore La Croix.

    Lequel journal le note à son tour, le régime de Khartoum « reste pour l’heure à la manœuvre pour se maintenir au pouvoir : à la manière de ce qui se passe ou s’est produit en Algérie, en Egypte ou au Zimbabwe »…

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