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    Solidarité africaine

    Charlotte Ntamack. © RFI/Anthony Ravera

    Vous avez sans doute entendu parler de solidarité africaine, mais avez-vous compris ce que c'est ? Charlotte Ntamack nous l'explique.

    La solidarité africaine. Voilà un terme qui définit la vie sociale en Afrique et que beaucoup emploient, sans vraiment comprendre l’expression : la solidarité africaine. Quand vous voyez par exemple un taxi-brousse en surcharge entre deux villages africains, d’aucuns traiteront le taximan d’inconscient. Vous conviendrez plutôt que si le chauffeur met treize passagers dans un véhicule prévu pour cinq places, c’est un taximan extrêmement solidaire qui ne veut pas laisser des passagers attendre longtemps le prochain taxi-brousse sous la poussière ou la pluie.

    Le passager lui aussi fait montre de solidarité envers le taximan et les autres passagers, car ce n’est pas parce qu’on est pressé qu’on accepte de voyager compressé.

    Il faut avoir bien intégré la notion de solidarité africaine pour s’asseoir sur une fesse, le levier de vitesse entre les deux jambes, sur un régime de plantain, perché sur le capot ou encore dans la malle arrière, nez-à-nez avec une chèvre.

    Et même le policier qui prend le billet de mille francs que lui glisse le taximan n’est pas un corrompu. Non, il n’y a pas de corruption dans une telle circonstance, mais une manifestation de la solidarité africaine, car le taximan a compris que comment ferait-il le pauvre policier s’il rentrait chez lui le soir sans ces mille francs CFA, lui qui, par solidarité africaine a trois femmes à nourrir, huit enfants, deux neveux, une demi-sœur, trois beaux-frères qu’il héberge, également par solidarité africaine ; car être solidaire en Afrique c’est être solidaire avec la famille, la belle-famille, le village, le quartier, bref avec toute la communauté.

    Pourquoi pensez-vous qu’il y a des salles de classe de cent, voire deux cents élèves ? Pour que les élèves apprennent très tôt la vie en communauté. Des prisons surchargées ; pour que les prisonniers s’intègrent mieux dans la cellule sociale. Des hôpitaux bondés ; pour que les malades comprennent que la vie dans les hôpitaux est une question de santé publique.

    Un Africain doit toujours être prêt à faire appliquer le principe de solidarité africaine où qu’il soit, car la solidarité africaine ne s’arrête pas aux portes de l’Afrique : « Allô… C’est moi. Ta cousine. La fille de la grande sœur de la cousine de Mama Catherine. Oui, je suis à Paris. Je suis venu habiter chez toi. » Un bon Africain, hors d’Afrique, reçoit plus d’appels et de bips venant d’Afrique et effectue autant de mandats vers l’Afrique, car la solidarité africaine, c’est aussi et surtout penser à ceux qui sont restés en Afrique.

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      La chronique des chroniques

      Pour son premier rendez-vous, Charlotte se pose la question : « Qu'est-ce qu'une chronique ? ».

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