GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 15 Octobre
Mercredi 16 Octobre
Jeudi 17 Octobre
Vendredi 18 Octobre
Aujourd'hui
Dimanche 20 Octobre
Lundi 21 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    Le double visage de Julian Assange

    Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, spécialisé dans la révolution de documents secrets, dans une voiture de police, après son arrestation dans l'ambassade d'Équateur à Londres, le 11 avril 2019. REUTERS/Henry Nicholls

    Cette semaine dans la Chronique des médias, il est question de la bataille qui s’engage avec l’arrestation de Julian Assange, au Royaume-Uni. C’est par nature la question de sa position de lanceur d’alerte qui est posée.

    C’est sans doute une coïncidence, mais Julian Assange a été arrêté à Londres, au moment où le Royaume-Uni s’apprête à quitter l’Union européenne. Or, la Commission européenne vient de présenter un projet de directive sur les lanceurs d’alerte pour pouvoir signaler des infractions sans craindre des représailles. C’est un peu ce que Julian Assange a fait en 2010, lorsqu’il a donné accès à des millions de documents piratés par celui qui est alors le soldat Manning. Les pertes civiles de la guerre en Afghanistan, les bavures en Irak, les photos de prisonniers humiliés à la prison d’Abou Ghraib, tout cela, c’est WikiLeaks.

    Ce n’est pas pour rien que le suffixe -leaks, qui signifie fuites, va faire école et inspirer les journalistes à travers les LuxLeaks ou autres SwissLeaks. On doit à cette plateforme et Julian Assange la révélation d’informations sensibles, depuis les comptes offshore de chefs d’État africains jusqu’aux télégrammes diplomatiques de l’ambassade américaine à Tunis, en 2011, qui ont lancé le « printemps arabe ». Tout le monde s’est alors rendu compte que les États-Unis avaient bien perçu la nature corrompue du régime de Ben Ali.

    La part d’ombre de WikiLeaks

    Et puis voilà que WikiLeaks est devenu plus trouble. Pas seulement à cause des accusations de viol visant en Suède son fondateur. Aussi parce que Julian Assange, qui veut s’attaquer à l’asymétrie de l’information entre les États et les citoyens, va finir par jouer un jeu singulier avec la Russie. En 2012, il accepte ainsi de devenir chroniqueur pour Russia Today, puis il se réfugie à l’ambassade d’Équateur, par peur d’une extradition en Suède puis aux États-Unis et joue un rôle dans la venue à Moscou d’Edward Snowden, l’autre grand lanceur d’alerte.

    Là, l’ombre de WikiLeaks plane toujours notamment pendant la campagne américaine de 2016. C’est cette plateforme qui a rendu publics les mails d’Hillary Clinton, ce qui a laissé longtemps croire à une collusion de Donald Trump avec la Russie qui les aurait piratés. Souvenez-vous du « j’adore WikiLeaks » du candidat Trump.

    Mais l’enquête russe du procureur Robert Mueller n’incrimine pas pour autant WikiLeaks. Et le Guardian, qui avait déclaré que Julian Assange avait rencontré en secret Paul Manafort, l’ancien chef de campagne de Trump, n’a pas pu apporter de preuves. Au fond, le président américain ne doit pas se frotter les mains de ce grand retour d’une affaire qui lui a valu un pilonnage permanent des médias. Mais ce n’est pas le cas de Mike Pompeo, son secrétaire d’État qui, en tant qu’ancien directeur de la CIA, veut faire payer Assange d’avoir mis en danger des agents américains.


    Sur le même sujet

    • Etats-Unis

      La justice américaine réclame Julian Assange

      En savoir plus

    • Équateur

      Affaire Assange: l’Équateur se justifie et accuse WikiLeaks d’espionnage

      En savoir plus

    • Russie / WikiLeaks

      A Moscou, soutien «total» à Julian Assange

      En savoir plus

    • WikiLeaks

      L'Équateur dénonce «l'ingratitude et l'irrespect» d'Assange

      En savoir plus

    • XDDL ou la logique du pyromane pompier

      XDDL ou la logique du pyromane pompier

      Retour sur le ratage médiatique autour de la pseudo-arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès. Une méprise qui pourrait s’expliquer par la volonté d’allumer un feu au …

    • Apple se censure en Chine

      Apple se censure en Chine

      Où il est question de l’influence de la Chine sur les géants américains du numérique. Cette semaine, Apple a été contraint de retirer une application de localisation …

    • L'ambigu Éric Zemmour

      L'ambigu Éric Zemmour

      Le polémiste Éric Zemmour a suscité un véritable tollé, après ses propos anti-islam et anti-immigration tenus samedi dernier à une tribune politique et retransmis en …

    • Ce projet de loi qui veut réaménager l’audiovisuel public français

      Ce projet de loi qui veut réaménager l’audiovisuel public français

      Le projet de loi sur l’audiovisuel sera présenté au plus tard début novembre au Conseil des ministres, et sera débattu au Parlement en janvier 2020. Un projet qui aura …

    • Netflix et Canal+ sur le même bateau

      Netflix et Canal+ sur le même bateau

      Netflix a signé un accord de distribution avec Canal+ en début de semaine et se prépare à affronter la concurrence des grandes plateformes concurrentes d’Apple ou de …

    • «Le Monde» bataille pour son indépendance

      «Le Monde» bataille pour son indépendance

      Le quotidien Le Monde s’est mobilisé cette semaine dans une tribune signée par 460 journalistes pour obtenir un droit d’agrément en cas de changement de contrôle dans …

    • Facebook sur l’agenda des médias

      Facebook sur l’agenda des médias

      Lors des rencontres professionnelles de la publicité, Udecam, est apparue cette semaine toute l’ambivalence des médias français vis-à-vis de Facebook. Entre recherche …

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.