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    Portugal: le double langage du ministre de l'Économie

    Mario Centeno, le ministre de l'Économie portugais. REUTERS/Yves Herman

    Au Portugal, le ministre de l’Économie, Mario Centeno, est sous les feux de la critique pour avoir tenu à l’étranger, des propos sur l’austérité différents de ceux qu’il tient dans son pays. Une situation pour le moins curieuse.

    Le ministre de l’Économie a déclaré au Financial Times que la fin de l’austérité au Portugal n’avait pas été radicale. « Dramatique », c’est le mot qu’a employé Mario Centeno. Aussitôt, l’affaire a fait grand bruit. « Comment ça, il n’y a pas eu de virage à 100 degrés par rapport aux années antérieures du plan de sauvetage international, comme vous le répétez sans relâche depuis 2015 ? », s’insurge l’opposition.

    Les médias et les commentateurs renchérissent, et signalent le malaise avec les grèves à répétition, les services administratifs engorgés ou défaillants faute d’investissement et une pression fiscale qui est loin de diminuer. Mario Centeno tiendrait un double langage. L’un, sereinement enthousiaste destiné au pays et à ses habitants qui met en avant les mesures de relance anti austérité. L’autre, discours réservé à l’extérieur et qui viserait à rassurer les investisseurs, les Européens et l’Eurogroupe, dont Mario Centeno est le dirigeant. Centeno en tout cas sait adapter son discours.

    Pas d’erreur de traduction

    Les socialistes ont voulu faire croire qu’il y avait eu erreur de traduction pour calmer le jeu. Mais Centeno a bien dit ce qu’il a dit, à savoir laisser entendre que l’anti austérité n’a pas été totale. Néanmoins, cette déclaration ne représente pas une surprise tant les socialistes ont toujours nuancé leur discours : satisfaire Bruxelles et relancer l’économie. Une acrobatie qui réussit plutôt bien à Centeno qu’en son temps son ancien collègue, l’Allemand Wolfgang Schäuble, avait qualifié de « Ronaldo de la finance ».

    Mais ce discours rassurant à l’étranger tranche avec une situation mitigée au Portugal. S’il est vrai que les résultats économiques sont là avec un déficit en dessous des 1% et une croissance aux alentours de 2%, la situation demeure fragile. L’opposition accuse d’ailleurs le gouvernement du socialiste Antonio Costa d’avoir mis la barre trop haut, de trop promettre aux Portugais. Le spectre de l’austérité qui fut imposée entre 2011 et 2014 par le plan de sauvetage de l’économie reste une épée de Damoclès suspendue au-dessus des têtes lusitaniennes.

    Des échéances électorales en approche

    Avec d’une part les Européennes du 26 mai, suivies en octobre prochain des législatives, le Portugal rentre dans un tunnel électoral. Le Premier ministre est candidat à un second mandat. Il a renoncé à une majorité absolue, mais n’a pas tempéré ses ambitions, en appelant même à un vote de confiance. Les affaires récentes, comme le Familygate sur les liens de parenté entre les différents membres du gouvernement, ont révélé un niveau de népotisme inégalé. Et cette austérité relative contrariant le discours sur un vrai changement de politique ternit un peu les bons résultats du gouvernement en place. Tout nouveau faux pas risque bien d’éroder le capital confiance jusque-là déposé dans le pouvoir.


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