GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 13 Juillet
Dimanche 14 Juillet
Lundi 15 Juillet
Mardi 16 Juillet
Aujourd'hui
Jeudi 18 Juillet
Vendredi 19 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • La Chambre des représentants américains condamne les «commentaires racistes» de Trump
    • France: la ministre des Transports Élisabeth Borne nommée ministre de la Transition écologique et solidaire
    • Washington sanctionne le chef de l'armée birmane pour le «nettoyage ethnique» des Rohingyas

    Les impacts de la PAC sur les paysanneries d’Afrique

    Certains États africains ont la possibilité de se protéger des importations qui mettent en péril les producteurs locaux. ©Facebook/Mon lait est local

    Comment lutter contre le dumping des produits alimentaires qui bénéficient de la PAC, la Politique agricole commune en Europe et qui sont exportés vers l’Afrique à des prix défiant toute concurrence des produits locaux ? Le cas emblématique est celui des produits laitiers. Une campagne ouest-africaine dénommée « Mon lait est local » a commencé l’année dernière. Depuis, sa coordonnatrice mène le plaidoyer dans les capitales européennes. Après Bruxelles, elle était la semaine dernière à Paris lors d’une journée organisée par Coordination SUD (Solidarité Urgence Développement), qui posait la question de la cohérence de la PAC avec le développement des agricultures paysannes du Sud.

    Coordinatrice de la campagne « Mon lait est local » en Afrique de l’Ouest, Hindatou Amadou s’inquiète plus globalement des APE, les Accords de partenariat économique, que l’Union européenne veut imposer aux pays africains.

    « Il y a des mesures qui contraignent nos États à signer ces accords-là. Mais nous avons foi que nos décideurs ouvriront les yeux et qu’ils choisiront de promouvoir la filière lait local, que de mener des politiques qui vont beaucoup plus enrichir les industriels. Nous voulons que nos États incitent les multinationales à collecter le lait local et si elles ne coopèrent pas, il faut les contraindre. »

    Les transformateurs laitiers ont la possibilité de s’approvisionner, soit avec du lait local, soit avec de la poudre importée, dont les prix sont inférieurs de 30% à ceux du lait local, explique Laurent Levard, responsable de programmes au GRET, une ONG internationale de développement.

    « Il y a une responsabilité des pays d’Afrique de l’Ouest parce que le marché intérieur est très peu protégé : il n’y a que 5% de droits de douane ; mais également une responsabilité de l’Union européenne, parce que ces produits ne pourraient pas être exportés à un prix aussi faible s’il n’y avait pas les aides de la PAC. »

    Laurent Levard est aussi en charge actuellement de la réalisation d’une étude pour Coordination SUD (Solidarités Urgence Développement), sur les impacts de la politique agricole commune européenne sur les paysanneries des pays du Sud. Il précise qu’en réalité, les poudres qui concurrencent le lait en Afrique de l’Ouest ne sont pas des produits laitiers.

    « C’est en fait la protéine du lait mélangée avec de l’huile de palme, c’est-à-dire de la matière grasse d’origine végétale. D’ailleurs, officiellement, dans le Codex alimentarius, ce n’est pas un produit laitier, c’est une préparation alimentaire. Donc, c’est tout à fait incorrect d’appeler ça du lait ! »

    Il y a quelques années, l’Union européenne inondait l’Afrique de l’Ouest en découpes de poulets, des sous-produits subventionnés et bon marché. C’est moins le cas aujourd’hui, sans que ce soit le résultat des seules campagnes de la société civile, explique Philippe Collin, administrateur d’Agronomes et vétérinaires sans frontières.

    « L’Afrique a été protégée depuis 3-4 ans par l’épidémie de grippe aviaire qui a frappé tous les élevages occidentaux, ce qui a permis aux États de protéger leurs éleveurs de volaille en interdisant pour des raisons sanitaires, l’importation qui provenait de l’Europe, principalement. » 

    C’est une illustration que les États africains ont la possibilité de se protéger des importations qui mettent en péril les producteurs locaux. Mais il s’agit pour l’instant d’un cas isolé. 

    Prochaine émission

    Guinée: de l'huile de palme bio pour consommateurs avisés

    Guinée: de l'huile de palme bio pour consommateurs avisés
    En Guinée, la start up Eleis veut produire une huile de palme durable à destination des diasporas africaines. Depuis des siècles, on retrouve la fameuse « huile rouge » (l’huile de palme fermentée et non raffinée) dans toutes presque toutes les sauces (…)
    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.