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    Allemagne: les loups, espèce protégée, inquiètent

    La forme la plus commune du loup gris. Wikimedia/Karen Abeyasekere, U.S. Air Force

    Le loup, éradiqué pendant 150 ans, est réapparu au début des années 2000 en Allemagne. La cohabitation avec éleveurs et chasseurs est néanmoins de plus en plus difficile alors que l’espèce est strictement protégée au sein de l’Union européenne.

    On compte environ 800 loups dans le pays, mais ils ne sont pas également répartis sur le territoire. On trouve des loups dans huit des seize Länder. Mais l’essentiel de la population se concentre dans le Land du Brandebourg, la région qui entoure Berlin. Le Brandebourg compte 37 meutes de 6 à 10 individus, et quantité de loups solitaires. Des individus adultes qui ont dû quitter leur meute puisqu’on ne compte qu’on ne compte qu’un mâle et qu’une femelle à même de se reproduire au sein d’une meute.

    Les loups d’Allemagne viennent d’Italie, pour ceux qui vivent dans le sud du pays, ou des Pays-Baltes et de Pologne en ce qui concerne les loups des environs de Berlin. La population double tous les 3 ou 4 ans. Une particularité du loup allemand : il semble se plaire davantage sur les zones d’entraînement de la Bundeswehr, l’armée allemande, plutôt que dans les parcs naturels. On a repéré des loups dans 13 des 21 zones militaires de plus de 30 km2 que compte le pays. Mais on ne trouve ce mammifère que dans 8 des 55 parcs naturels de même taille, où il est victime de braconnage.

    Des éleveurs en colère

    Le loup a besoin de 3 kg de viande par jour et par individu. Et c’est un animal extrêmement opportuniste, comme l’explique le chargé de la question au sein du Land de Brandebourg. En clair, il préfèrera agneaux et veaux aux cerfs ou aux marcassins qu’il lui faut chasser. Plus de 1 000 têtes de bétail ont été tuées par le loup en 2017, quatre fois plus qu’en 2014. Les éleveurs sont indemnisés, mais les indemnités ne suffisent pas. Ils réclament l’abattage des animaux problématiques. Mais l’espèce est très strictement protégée.

    Une loi stricte, mais permissive

    En fonction des régions, la loi varie. Dans le Brandebourg, un loup est considéré comme problématique s’il a, à deux reprises, franchi les barrières électrifiées qui sont sensées protéger le bétail. Aucun loup ne fait partie de cette catégorie. La région mise sur un programme de subventions pour équiper les éleveurs en barrières efficaces et en chiens de berger, la meilleure protection contre le loup, selon les autorités régionales.

    Mais en Basse-Saxe et dans le Mecklenbourg, deux chefs de meute sont à abattre. Les deux mâles sont accusés d’avoir appris à leurs petits à franchir les barrières électrifiées. Des chasseurs mandatés par les autorités sont à leurs trousses. Le débat autour du loup est tellement tendu dans le pays que les chasseurs sont contraints à l’anonymat, de peur de répression de la part des défenseurs du loup.


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