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    Jihadistes: la question du retour en Europe

    La jihadiste française de 29 ans, lors de son procès à la Cour pénale de Bagdad, le 17 avril 2018. © AFP/Ammar Karim

    C’est un dilemme auquel tous les pays européens sont confrontés. Que faire de leurs ressortissants partis combattre auprès de Daech en Syrie  ? Avec le retrait des troupes américaines, et la fin du fief territorial du groupe État islamique, la question devient de plus en plus urgente.
    Tous ces jihadistes ne risquent-ils pas de se retrouver dans la nature, alors que les forces démocratiques syriennes ont perdu leur puissant allié américain.

    Une seule chose est sûre, il n’y aura pas une seule réponse coordonnée européenne. A chaque État de choisir sa politique.

    A commencer par l’Allemagne, dont le gouvernement a adopté au début du mois un projet de loi qui fait couler beaucoup d’encre. À l’avenir, car la loi ne peut être rétroactive, les binationaux qui rejoignent le groupe terroriste EI pourront être déchus de leur nationalité. Le débat est lancé, et beaucoup de juristes doutent de l’efficacité d’une telle mesure. Reportage à Berlin de Déborah Berlioz.

    En France, on le sait, le gouvernement privilégie un retour au cas par cas, et une judiciarisation en priorité en Syrie et en Irak. On estime en revanche que les enfants en bas âge doivent pouvoir être rapatriés. Ce qui a été le cas, le mois dernier (mars 2019) pour cinq orphelins qui étaient en Syrie.

    En Scandinavie, on cherche à tout prix à éviter le retour et le jugement en Europe de ces jihadistes. L’idée d’un Tribunal Pénal International a même été lancée. En Suède, les explications d’Anne-Françoise Hivert.

    Au Royaume-Uni, l’essentiel du débat s’est concentré sur la figure de Shamima Begum. Cette Britannique de 19 ans d’origine bangladaise, avait rejoint les rangs de l’EI à l’âge de 15 ans. Aujourd’hui, réfugiée dans un camp et jeune maman, elle demande le droit au retour. Mais, le ministre britannique de l’Intérieur l’a déchue de sa nationalité britannique et le Bangladesh refuse de l’accueillir.

    Et en Turquie, on pourrait croire que le débat fait rage. Le pays accueille en effet 3,7 millions de réfugiés syriens. Mais, le gouvernement refuse d’évoquer cette question tout comme celle de ses ressortissants partis rejoindre les combattants islamistes. Un tabou bien utile, comme l’a constaté sur place Anne Andlauer.

    Et on terminera par les Balkans, dont sont originaires plus d’une centaine de combattants en Syrie. Là encore, grande prudence des différents gouvernements qui craignent plus que tout le risque d’attentat. Laurent Geslin.

    La chronique d’Eve Minault
    Hasard du calendrier : le Parlement européen a voté hier (16 avril 2019) la version finale du texte visant à protéger les lanceurs d’alerte – quelques jours à peine l’arrestation à Londres de Julian Assange, initiateur et protagoniste incontournable des leaks, des fuites en anglais en l’occurrence des Wikileaks.

     


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