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    Nickel calédonien: la décision de la SLN d'exporter du minerai brut fait polémique

    Une photo prise le 23 juillet 2016 montre le site de l'usine KNS (Koniambo Nickel SAS) en Nouvelle-Calédonie. Théo Rouby / AFP

    Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie a autorisé la Société Le Nickel (SLN), filiale d'Eramet, à exporter du minerai non transformé en Asie pour se renflouer. La décision fait polémique sur le territoire français du Pacifique, à quelques jours des élections provinciales.

    La Société Le Nickel (SLN) va exporter du minerai non transformé vers le Japon et la Chine. Jusqu'à 4 millions de tonnes par an de minerais pauvres, les moins rentables à transformer sur le sol calédonien. C'est un revirement. La SLN, filiale du groupe français Eramet, s'était toujours opposée à vendre du minerai brut.

    Revirement de la SLN

    Mais elle doit se renflouer rapidement après voir accumulé 830 millions d'euros de pertes en six ans. Son usine métallurgique sur son site historique, près de Nouméa, au sud de l'île, n'est plus rentable, notamment à cause du coût de l'énergie. Une baisse de la facture d'électricité de l'usine et l'augmentation du temps de travail sont au programme du plan de sauvetage, mais ils seront longs et difficiles à négocier.

    Opposition des indépendantistes

    Le gouvernement calédonien a donc donné son feu vert aux exportations de minerai brut par 6  voix contre 5. Les cinq représentants des indépendantistes kanaks ont voté contre. Non pas qu'ils soient opposés à l'exportation de minerais bruts. Ils exportent eux-mêmes par l'intermédiaire de la société contrôlée par la province Nord, la SMSP (Société Minière du Sud Pacifique). Mais uniquement à destination des usines asiatiques où la province kanak a pris des parts du capital, en Corée du Sud, aux côtés du Suisse Glencore, et en Chine.

    De la trésorerie, pas de profit

    « La province nord-calédonienne récupère des dividendes, en plus du produit de la vente du minerai, alors que la SLN en exportant du minerai brut fera juste de la trésorerie, mais pas de profit », résume Didier Julienne, expert des métaux. « Le Nord et le Sud avaient l'opportunité d'être complémentaires, ajoute-t-il, puisque la province Nord était prête à acheter le minerai de la SLN au prix du marché. Mais cela ne se fera pas ou dans une proportion très faible ».

    « Politique de la terre brûlée »

    Le débat prend une tournure politique à quelques jours des élections provinciales prévues le 12 mai. Le président de la province Nord accusant la SLN de mener une « politique coloniale de la terre brûlée », de brader en quelque sorte le minerai calédonien. Pas sûr cependant que la SLN réussisse à sortir de terre les 4 millions de tonnes de minerai en question, étant donné les manifestations régulières qui bloquent l'activité minière sur plusieurs de ses gisements.

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