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    A la Une: reconstruire

    Il faut maintenant reconstruire Notre-Dame de Paris. REUTERS/Benoit Tessier

    C’est le verbe qui revient le plus ce matin dans les journaux : il faut maintenant reconstruire Notre-Dame de Paris.

    « Toute l’histoire des cathédrales est faite de destructions surmontées, relève La Croix. À Reims, Coventry, Rouen, Dresde ou Turin, la foi et le courage des hommes ont fait renaître des édifices que l’on pouvait croire condamnés. C’est la tâche qui nous attend pour Notre-Dame de Paris. Elle est magnifique. Car il ne s’agira pas seulement de reconstruire une charpente et de restaurer des œuvres d’art, pointe encore le quotidien catholique. Les croyants auront aussi pour mission d’offrir demain une cathédrale encore plus largement ouverte, pour que chacun se souvienne de son émotion d’un soir et se sente accueilli comme dans sa propre maison. »

    Après la stupeur et la tristesse, il y a comme un élan d’optimisme ce matin dans la presse…

    Ainsi, pour Ouest-France, « la plus célèbre des cathédrales renaîtra parce que son rayonnement nous dépasse. Elle est comme immortelle. Ravagée par les flammes, elle a tenu. Les pompiers ont lutté vaillamment pour sauver ce qui pouvait l’être. Bâties et sauvées par les hommes, les tours de Notre-Dame sont debout ! Les dégâts sont considérables, mais Notre-Dame de Paris revivra, c’est une certitude, même si la peine est immense. Elle a franchi neuf siècles, elle en traversera d’autres. »

    Comment ?

    « Notre-Dame renaîtra » lance en écho Le Figaro en première page.

    Alors quand ? Comment ? Sous quelle forme ? « Dès lundi soir, devant le parvis de Notre-Dame et alors que le feu n’était pas encore éteint, Emmanuel Macron a promis que la France reconstruirait la cathédrale, avant d’être plus précis lors de son allocution d’hier : la reconstruction doit être achevée "dans les cinq années". Depuis l’incendie, relève le journal, les dons affluent à travers le monde, et l’argent ne sera sans doute pas le problème majeur dans ce qui devrait être le chantier du siècle. Il a fallu plusieurs siècles pour parachever Notre-Dame ; il faudra sans doute, selon le Groupement des entreprises de restauration de monuments historiques, "dix à quinze ans" pour lui redonner forme. [...] Mais que refaire ?, s’interroge Le Figaro. Comment ? Selon quel schéma ? De multiples questions techniques mais aussi philosophiques se posent, qui mettront des mois avant de trouver une réponse. »

    Exemple, pointe le journal : « la flèche de Notre-Dame, qui culminait à 96 mètres de hauteur, était un objet du XIXe siècle. Elle remplaçait celle du XIIIe siècle, démontée entre 1786 et 1792. Faudra-t-il refaire une copie de l’original du XIIIe siècle ? Refaire un pastiche de la flèche à deux étages due à l’architecte Viollet-le-Duc ? Ou, au contraire, imaginer à une œuvre contemporaine ? »

    Impossible de rebâtir à l’identique…

    Mêmes interrogations pour la charpente, poursuit Le Figaro : « Pourquoi ne pas s’engager dans une charpente en béton, comme à Reims ? Métallique, comme à Chartres ou à Saint-Denis ? Le sujet est sur la table du directeur du patrimoine et de la Direction des affaires culturelles. "Il sera impossible de la reconstruire à l’identique", préviennent déjà les experts. »

    Libération pour sa part estime que « pour donner au patrimoine une chance de durer, il faut lui offrir ce qu’on sait faire au moment où on le fait. Quand Chartres a brûlé, en 1836, sa charpente a été refaite en métal. Et à Reims, après les destructions de la Première Guerre mondiale, on a utilisé du béton. Alors, s’interroge Libération, sous prétexte que Paris était, miraculeusement, une des rares charpentes médiévales qui a échappé à l’incendie, faudrait-il pousser la fidélité jusqu’à la reconstruire en chêne à l’ancienne ? »

    « Tout est bon à prendre… »

    En tout cas, « pour reconstruire au plus vite, il faudra de la technologie, du savoir-faire et de l’inspiration certes mais aussi beaucoup d’argent, relève Le Républicain Lorrain.

    Et justement, les promesses de dons ont inondé le "jour d'après" : grosses fortunes, entreprises du CAC 40, mécènes divers et variés, tous ont promis de bourse délier. A côté de ces sommes spectaculaires, d’autres plus modestes, pointe le quotidien lorrain. Quelques poignées d’euros pour des cagnottes, un chèque à deux chiffres pour la souscription nationale : tout est bon à prendre. Tout est bon à donner. Les polémiques sur les niches fiscales et les ristournes d’impôts pourront bien attendre. Le grand débat et ses conclusions aussi. Le temps d’une trêve, d’une respiration, d’une inspiration peut-être ; l’espace de quelques jours seulement. »

    Un court-circuit dans un des ascenseurs de l’échafaudage ?

    Et puis la question qui taraude tous les esprits : comment le feu a-t-il pu prendre, malgré les mesures de sécurité sur le chantier de rénovation, malgré les capteurs et les alarmes ?

    Le Parisien avance une piste : « deux agents de la sécurité de la cathédrale affirment avoir aperçu les premières flammes, hautes de près de +trois mètres+. Ils ont même fourni une photo aux enquêteurs de la PJ. Et s’ils ont pu voir les premières flammes, ce n’est pas par hasard. Quelques minutes plus tôt, vers 18h15, une alarme incendie a en effet clignoté sur les écrans de contrôle. Sauf qu’un bug informatique aurait indiqué un mauvais endroit aux agents. Cela a-t-il entraîné un retard préjudiciable à l’intervention des pompiers ?, s’interroge Le Parisien. Ce sera à l’enquête de le déterminer. Une certitude : les agents de sécurité ont indiqué aux policiers que le foyer de l’incendie était localisé à l’angle, c’est-à-dire à la base de la flèche de Notre-Dame, du côté Seine. Quand ils arrivent sur place en empruntant l’ascenseur, le feu est déjà vif et ils ne peuvent plus rien faire. Reste désormais à savoir ce qui a pu provoquer ce violent incendie. Une des pistes envisagées par les enquêteurs de la Crim’ est celle d’un problème électrique, relève encore Le Parisien. "Il pourrait y avoir eu un court-circuit", souligne un proche du dossier. Les enquêteurs s’interrogent notamment sur les ascenseurs qui ont été posé pour les travaux. »

    En tout cas, « cette piste n’est pas la seule explorée par les enquêteurs, pointe Le Parisien. Dans les prochaines heures, "des drones de la direction opérationnelle des services techniques et logistiques vont survoler Notre Dame pour effectuer les constatations", confie un proche de l’enquête. Des photos et des vidéos des lieux vont être prises afin de "tenter de reconstituer les premiers instants de l’incendie". »

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