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    RCA : les localités d'Obo et Zemio sont difficilement approvisionnées

    Distribution de biscuits énergétiques à Zemio. ©RFI/Charlotte Cosset

    En Centrafrique, le Sud-Est du pays vit une crise économique importante. Les deux principaux axes de ravitaillement des villes de Zemio et de Obo sont coupés. La frontière avec le Soudan du Sud est fermée, bloquant la route de ravitaillement de Kampala en Ouganda et la route de Bangui est aussi bloquée à cause d’un bac cassé. Dans ces conditions, Obo et Zemio ne sont pas ravitaillées depuis deux mois. Elles vivent sur leurs réserves et le peu qui est amené par avion. Cela a de graves conséquences sur les prix et le pouvoir d’achat des populations.

    A Obo, la plupart des boutiques sont fermées. Les chèvres sautillent entre les étales vides, Abdel est un boutiquier. Il ne sait plus quoi faire. « Nous étions ravitaillés par Bangui, mais la route est fermée, il nous restait donc seulement la voie du Soudan du Sud et de l’Ouganda. Malheureusement, elle est aussi fermée maintenant. C’est vraiment pénible de payer le sel 1 500 francs au lieu de 250 francs auparavant et aussi 1 500 francs aujourd’hui pour le savon, qui coûtait hier 500 francs. Ici, la population on ne sait plus à quel Saint se vouer. »

    Ici les commerçants musulmans envisagent de quitter la ville. « Nous sommes des commerçants et qui dit commerce dit recherche de bénéfices, explique Djamal Ayoub. On entend dire que les frontières pourraient ne pas rouvrir avant le 1er juin. Si c’est le cas, on sera obligé de fermer boutique. On ne va pas rester ici à perdre nos économies. On a quitté Bangui pour venir chercher de l’argent ici. Donc on ne va pas tout dépenser ici au risque de s’appauvrir. Nous devrons aller ailleurs. »

    C’est la même situation dans la ville de Zemio. Issa vend tout à l’unité même les gousses d’ail. « C’est le savon ougandais. Son prix a déjà été augmenté. On le vend 2 500 francs. il coûtait auparavant 1 500. Quant à l’huile, elle se vend 4 000 francs le litre, contre 1 000 francs auparavant ». Et l’huile il vous reste combien de litres ? « C’est déjà terminé, il me reste vraiment un litre et demi. »

    Les vêtements qu’il a en stock, eux, ne partent pas. Face à cette situation, le sous-préfet Aroun Bi-Ndjobdi est désemparé. « Les petites boîtes de tomates, on divise la boîte par deux et une partie se vend à 100 francs. Auparavant c’était à 25 francs. »

    Les effets se font déjà ressentir.  Abdoulaye Awat est agriculteur dans la ville de Zemio. Cela fait deux ans qu’il n’y a pas eu de récoltes à cause du conflit. « C’est très difficile en ce moment de trouver à manger. Imaginez-vous, les produits de première nécessité, comme le sel et le savon, on n’en a pas. La situation que nous vivons en ce moment est vraiment difficile. Il arrive que nous passions une journée sans manger. »

    L’aide alimentaire peine à arriver. À l’hôpital local, on note déjà un nombre de cas de malnutritions en augmentation.

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