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    A la Une : l’un part, l’autre reste…

    Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le 10 février 2019 au Sommet de l'UA. SIMON MAINA / AFP

    Contraste saisissant entre deux présidents de deux pays voisins : Omar el-Béchir, le Soudanais, qui est désormais en prison et l’autre Al-Sissi, l’Égyptien, qui pourrait bien rester au pouvoir jusqu’en 2030 !

    Comme l’annonce le Sudan Tribune, en effet, « le président déchu du Soudan, Omar el-Béchir, a été transféré mardi à la prison de Kober, dans la capitale, Khartoum. Un transfert qui met fin aux rumeurs sur son départ du pays. Omar el-Béchir est détenu à l'isolement sous surveillance étroite. L’armée soudanaise qui l’a renversé jeudi dernier a toutefois refusé de le livrer à la Cour pénale internationale, indiquant ainsi sa préférence pour un tribunal soudanais. »

    Béchir en prison : une diversion de l’armée ?

    Commentaire du Pays au Burkina : « quelle chute aussi brutale que vertigineuse, que celle de l’ancien raïs soudanais ! Les tuiles qui continuent de lui tomber sur son crâne dégarni de roi déchu et nu, risquent de l’abattre davantage. Il faut dire que les événements ont évolué à un rythme inouï au Soudan !, pointe le quotidien burkinabé. Hier, seulement placé en résidence surveillée, le voilà à présent contraint de subir les rigueurs de la prison et, ce faisant, d’abandonner ses grands boubous amidonnés, pour enfiler le costume du déshonneur. Quelle triste et pitoyable fin ! Mais qui pourrait plaindre cet homme aux mains dégoulinantes de sang, qui aura régné sans partage sur son pays trois décennies durant ? »

    Et Le Pays de s’interroger : « cet emprisonnement procède-t-il d’une grande diversion de l’Armée destinée à calmer la rue toujours gonflée à bloc et déterminée à balayer le système ? On peut, par ailleurs, se demander, maintenant que le vieux lion est en cage, édenté et sans crinière, si l’on s’achemine vers un procès, comme le réclame du reste une bonne partie du peuple soudanais ? »

    Al-Sissi au pouvoir jusqu’en 2030 ?

    En Égypte, donc, le maréchal Al-Sissi resserre encore son emprise sur le pays… « Sans surprise, rapporte Le Monde Afrique, le Parlement égyptien a approuvé à une écrasante majorité, mardi, un projet de réforme constitutionnelle qui ouvre la voie au maintien du président Abdel Fattah al-Sissi au pouvoir jusqu’en 2030. (…) Cette réforme doit être soumise à l’approbation populaire, lors d’un référendum. Ses détracteurs, qui y voient un nouveau pas vers la consolidation de l’autoritarisme, huit ans après la révolution du 25 janvier 2011, se font peu d’illusions sur l’issue du scrutin. »

    Les militaires vont-ils s’éterniser au Soudan et en Algérie ?

    Alors, rappelle Aujourd’hui à Ouagadougou, « Al-Sissi est parvenu au pouvoir grâce une révolution qui éjecta son maître d’alors Hosni Mubarak, laquelle révolution qu’il confisqua manu militari. Eu égard au cas égyptien et avec ce charcutage à la hache de la Loi fondamentale, on comprend l’aversion des Algériens et des Soudanais pour la transition militaire, qu’elle soit ouverte ou voilée. En Algérie, bien que le général Gaïd Salah soit d’une urbanité à toute épreuve et montre un caractère républicain, il est le produit du système voué aux gémonies par ses compatriotes. Bien qu’il ait mis au pouvoir intérimaire 3 civils, contestés d’ailleurs, les Algériens restent circonspects sur l’avenir de la transition et l’issue de la révolution qu’ils savent 'confiscable', par la seule force toujours homogène : l’armée. »

    Finalement, conclut Aujourd’hui, « l’Égyptien donne raison aux Soudanais et Algériens et apporte de l’eau à leur moulin, car qui a bu boira. Qui nous dit que si les militaires s’imposent au-devant de ces révolutions joyeuses, ils ne s’y éterniseront pas ? »

    Destin commun ?

    « Algérie et Soudan : deux pays, un destin ? », s’interroge pour sa part Le Point Afrique. « De la forte contestation populaire au questionnement sur la transition en passant par la destitution sous pression de l’armée, l’Algérie et le Soudan sont-ils en train d'écrire une histoire commune ? » Il y a beaucoup de points communs entre les deux pays, relève Le Point Afrique : des décennies de pouvoir fort, un système clanique, un environnement économique morose, une mobilisation populaire avec la même volonté de dégager tous les hommes du pouvoir. Mais à la différence de l’Algérie, il y a au Soudan, une société civile très active et une classe politique très dynamique. Une classe politique prête à prendre la relève…

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