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    La France a du chêne à revendre

    Un chêne sessile en forêt domaniale de Tronçais (Allier), le 25 octobre. THIERRY ZOCCOLAN / AFP

    A peine l'incendie de Notre-Dame était-il éteint que la filière bois française se mobilisait. Les professionnels multiplient les gestes de soutien. Les 3000 mètres cubes de chênes nécessaires à la reconstruction de la charpente de la cathédrale parisienne devraient être trouvés sans problèmes. Il est vrai que la filière chêne se porte plutôt bien en France ces dernières années, malgré l'appetit croissant des chinois.

    Les forêts françaises ont du chêne à revendre. Chaque année, près d’1,7 million de mètres cubes de chênes sont mis sur le marché. La plus recherchée et la plus chère des essences françaises fait l’objet d’une gestion rigoureuse, et les professionnels estiment que l’on pourrait extraire le double de ce volume sans mettre en péril les massifs.

    Depuis quelques années, le prix du chêne est tiré par la demande chinoise. Il a grimpé en trois ans de près de 30 %. La Chine qui a surexploité ses forêts interdit désormais la coupe du chêne sur son sol et les entreprises se tournent vers le marché mondial, notamment la France. En dix ans, les exportations de grumes vers la Chine sont passées de cinquante mille à cinq cent mille mètres cubes. Ce qui ne va pas sans poser de problème.

    Difficultés d’adaptation des scieries françaises

    En effet certaines scieries se plaignent de ne plus pouvoir répondre à la demande de parquet et de bois d’ameublement à cause des exportations de bois brut vers l’Asie. Mais dans les faits l’impact chinois n’est pas si évident. L’ONF, l’Office public des forêts qui alimente 40 % de la filière chêne a imposé un label exigeant une transformation de ses grumes en Europe. Les acheteurs chinois se tournent donc davantage vers les exploitants privés, majoritaires dans la filière bois.

    Une étude publiée dans Reporterre, site d’informations sur l’écologie, loin de diaboliser les exportations vers la Chine, pointe plutôt le doigt vers les scieries françaises qui auraient du mal à s’adapter à la nouvelle donne mondiale et à s’aligner sur les tarifs mondiaux. Reste que l’année 2019 pourrait connaitre un retournement. Le ralentissement de l’économie chinoise et la perspective d’un Brexit vont peser sur les exportations de chêne. Quoi qu’il arrive, selon la Fédération nationale du bois, la France a dans ses forêts largement de quoi reconstruire la charpente de Notre-Dame.

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