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    Corruption: l’affaire Novartis continue de faire parler d'elle en Grèce

    Le laboratoire Novartis avait déjà été accusé, quelques jours plus tôt, de corruption de pharmaciens. REUTERS/Vivek Prakash

    L’affaire Novartis continue de défrayer la chronique en Grèce. Le Parlement grec a levé l’immunité de l’ancien ministre socialiste de la Santé, Andreas Loverdos. Le point sur ce dossier de corruption qui empoisonne la classe politique grecque.

    de notre correspondante à Athènes,

    Le vote a eu lieu la semaine dernière. Il devra permettre au procureur d’interroger Andreas Loverdos, mais aussi un autre ancien ministre Marios Salma dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Novartis. Ils font tous deux partie des dix anciens ministres et Premiers ministres soupçonnés d’avoir accepté des pots de vin offerts par le géant pharmaceutique suisse à des fonctionnaires et à des médecins. Des pratiques qui aurait permis à Novartis d’acquérir une position dominante sur le marché grec et de faire gonfler les prix, alors même que la Grèce était en crise.

    L’opposition estime qu’il s’agit d’une cabale

    Comme ses collègues, Andreas Loverdos, ancien membre du parti socialiste (PASOK) dit être victime d’un « complot » du gouvernement d’Alexis Tsipras à l’approche des élections européennes en mai et législatives en octobre. Aujourd’hui membre du Mouvement pour le changement, le Kinal, héritier du parti socialiste, il s’est déclaré lui-même en faveur de la levée de son immunité. Devant le Parlement, il a estimé qu’il ne voulait pas qu’il « reste de doute chez un seul citoyen » sur son innocence.

    L’affaire avait débuté il y a deux ans

    Tout a commencé aux États-Unis, par une enquête de la police fédérale américaine, le FBI. Des témoins protégés auraient cité ces dix hommes politiques socialistes et conservateurs haut placés comme l’ancien Premier ministre conservateur Antonis Samaras ou encore Dimitris Avramopoulos, l’actuel commissaire européen aux Affaires migratoires. Début 2017, une première Commission parlementaire a été créée pour enquêter sur les actes de mauvaise gestion dans le secteur de la santé entre 1997 et 2014. L’affaire a ensuite été renvoyée devant la justice l’année dernière

    Pour Novartis, ce type d’affaire n’est pas une première

    Selon la presse grecque, la justice n’aurait trouvé jusqu’ici d’élément incriminant concernant quatre de ces dix hommes politiques. Le doute persiste donc pour les six autres. Et parmi eux, seuls les anciens ministres Andreas Loverdos et Marios Salma, auraient donc vu leur immunité levée.

    Ces dernières années cette entreprise pharmaceutique a déjà dû payer des millions de dollars aux Etats-Unis, en Chine et en Corée du Sud après avoir été condamnée dans des affaires de corruption. Depuis deux ans, elle assure coopérer avec les autorités grecques sur ces questions.


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