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    Alioune Ndiaye, PDG d'Orange pour l'Afrique

    Alioune Ndiaye a pris ses fonctions en mai 2018. REUTERS/Eric Gaillard/

    Il est le PDG d’Orange pour toute l’Afrique et pour le Moyen-Orient. Alioune Ndiaye a pris ses fonctions il y a tout juste un an, en mai 2018. Après une carrière essentiellement ouest-africaine, Alioune Ndiaye s’est fait sa place au sein du groupe français dont il a gravi les échelons au point d’en devenir l’un des principaux dirigeants. Alioune Ndiaye, PDG d’Orange pour l’Afrique, c’est le portrait de la semaine.

    Alioune Ndiaye est né il y a 59 ans à Mékhé, petit village de la région de Thiès. Son père dirige une usine de production d’algues, sa mère l’élève, lui et ses neuf frères et sœurs. Mais à mesure qu’il grandit, Alioune Ndiaye doit s’éloigner des siens : il part étudier à Thiès puis à Dakar pour passer son bac... à 18 ans, direction la France, pour une classe préparatoire « maths sups   maths spé » au terme de laquelle il intègre l’Institut national des télécoms. En parallèle, il obtient également un DESS (diplôme d’études supérieures spécialisées) de Finances à l’Université Paris Dauphine.

    Le plus important : la famille

    Un éloignement qui le marque durablement : alors que beaucoup de jeunes sénégalais rêvent d’hexagone, Alioune Ndiaye choisit de se construire au pays. « Je n’ai jamais pensé rester en France pour travailler, se souvient-il, j’étais vraiment venu pour faire des études et retourner au service de mon pays. C’est ma famille qui était le plus important, donc j’avais envie de retourner dans ma famille pour travailler au Sénégal, parmi les miens. En rendant service à mon pays, le Sénégal, je me sentais utile. » Sa carrière, Alioune Ndiaye la débute donc à la Sonatel, la société nationale sénégalaise, dont Orange est aujourd’hui actionnaire majoritaire. D’abord affecté au contrôle de gestion, il ne lui faut que deux années pour devenir directeur financier, puis directeur national, poste qu’il occupe pendant dix ans.

    Ses priorités sont claires   sa famille et son pays  , mais c’est pourtant en s’expatriant une nouvelle fois qu’Alioune Ndiaye réalise sa plus belle réussite professionnelle. Dans un pays voisin, le Mali, où il prend la direction de la filiale locale : Ikatel à l’époque, Orange Mali aujourd’hui. « Ce dont je suis le plus fier, confie Alioune Ndiaye avec une exceptionnelle pointe d’orgueil, c’est quand même d’avoir créé à partir de zéro notre filiale au Mali. C’est l’expérience la plus enrichissante de toutes celles que j’ai eues et, cerise sur le gâteau, ça a été un succès formidable. » Ce succès, le dirigeant le détaille avec délectation : « c’est d’arriver dans un pays où, à l’époque, il y avait 50 000 clients au téléphone, et de le porter à dix millions, en très peu d’années. Le fait d’apporter les services de connectivité, les services financiers mobiles et tout cela à dix millions de Maliens, c’est un motif de satisfaction et de fierté, c’est clair ! » La filiale malienne deviendra et restera la plus rentable du groupe Sonatel.

    Mali, pays d’adoption

    Alioune Ndiaye, ce Sénégalais qui voulait rester chez lui, passe finalement dix années au Mali. Pays voisin, pays frère... dont il devient l’un des fils. « Je ne connaissais pas avant d’y arriver, et j’avais quelques craintes au début... Finalement, c’est un pays auquel je suis profondément attaché aujourd’hui. J’ai d’ailleurs pris la nationalité malienne. C’est un pays que j’adore. » Si Alioune Ndiaye a choisi de prendre la double nationalité, c’est par affection pour ce pays d’adoption, mais surtout pour ses enfants : « Ils parlaient la langue locale, le bambara, et leurs amis étaient Maliens. J’avais envie qu’ils puissent, demain, s’ils le souhaitent, vivre entre le Sénégal et le Mali sans contrainte. »

    « Il y a des cadres africains compétents ! »

    Après dix années bamakoises, retour au Sénégal : Alioune Ndiaye dirige pendant six ans le groupe Sonatel, présent dans cinq pays de la sous-région (Sénégal, Mali, Guinée Conakry, Guinée Bissau et Sierra Leone). Il y a un an, la présidence parisienne d’Orange le propulse PDG pour l’Afrique et le Moyen-Orient. « Je suis heureux et fier de pouvoir servir l’Afrique à ce niveau de responsabilités chez Orange, pose Alioune Ndiaye. Je pense qu’Orange a compris, probablement avant beaucoup d’autres entreprises, qu’il faut faire de la place aux cadres africains qui sont compétents. Il y en a ! Le fait que le président d’Orange ait décidé de me nommer à ce poste a été perçu par les cadres africains comme un signal, comme un plafond de verre qui a été brisé. »

    Alioune Ndiaye, qui confie lire Mandela et Gandhi, ne s’envisage pas en combattant, mais il espère que son cas fera école. Et que les grands groupes occidentaux n’hésiteront plus à nommer des cadres africains pour diriger leurs activités sur le continent... en attendant que ces grands groupes soient eux-mêmes majoritairement des groupes africains.


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