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    A la Une: Macron droit dans ses bottes

    Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse du 25 avril 2019. REUTERS/Philippe Wojazer

    Après le grand débat national en réponse aux « gilets jaunes », le président français dit vouloir changer de méthode, tout en maintenant le cap de sa politique. Il faut dire que l’exercice était compliqué, Emmanuel Macron devait tout à la fois répondre à la « colère » des « gilets jaunes », ainsi qu’à « l'exaspération » de ces millions de Français « qui n'ont jamais rien cassé », résume Le Figaro. Il était « censé prendre en compte » l'avis des citoyens ayant participé au grand débat sans ignorer pour autant tous ceux que ce « palabre interminable » a laissés de marbre. Il lui fallait parler « à la gauche » le langage de la justice et « à la droite » celui de l'autorité, « distribuer » du pouvoir d'achat sans trop « creuser » les déficits, « se rabibocher » avec les journalistes sans tomber dans les « familiarités » du « hollandisme honni », complète ce quotidien.

    Mission impossible ? La Croix a trouvé l’intervention d’Emmanuel Macron « en deçà » des attentes. Le quotidien catholique souligne toutefois le « changement de tonalité » et prévient que la « réduction immédiate du malaise en France est tout sauf garantie ».

    Le journal Les Echos estime qu’Emmanuel Macron a su « dépasser la simple réponse à des « gilets jaunes » en furie pour proposer à tous les Français un projet commun ». Le  quotidien économique français pense que le président a su remettre « de l'humanité dans le libéralisme » même si, admet Les Echos, il « ne change pas d'orientation ».

    « Il ne lâche rien », confirme Roland Cayrol dans Le Parisien, rien de « ce qu’il a fait jusqu’à maintenant ». Selon ce politiste, il n’y a eu hier à l’Elysée ni « rupture », ni « effet waouh », du nom de cet effet de surprise ou d’admiration tant attendu par les conseillers du chef de l’Etat à l’énoncé de ses mesures d’après grand débat national.

    Justement. « Il est où le « waouh » », demande « en Une » le journal Libération, en dépit de quelques annonces « notables » (sur les retraites, la proportionnelle ou les services publics), le discours de Macron hier face à la presse « ne marque pas le tournant annoncé » à l’issue de trois mois de grand débat, regrette ce quotidien. Lequel compare Emmanuel Macron à « un Juppé sans calvitie ou un Raffarin maigre, au choix. Et sur le fond, une sorte de virage en ligne droite », formule d’un hardi oxymore Libération.

    La presse est quasi-unanime

    Et ce matin, les journaux français, sont dans l’ensemble plutôt déçus après la conférence de presse d’Emmanuel Macron hier soir à l’Elysée. La plupart, en effet, même si un journal comme L'Opinion trouve « étonnants » les instants durant lesquels, hier, le président de la République a avoué avoir changé, avoir « touché l'épaisseur des vies des Français », et compris « dans sa chair ce qu'ils vivent ». Après ces derniers mois de grand débat durant lesquels Emmanuel Macron a sillonné la France, L’Opinion se demande si « cet apprentissage du terrain lui donnera la clef de sa mandature. Et la force de convaincre les Français ».

    Mais, vous le disiez, les journaux français, dans leur ensemble, ne dissimulent pas leur scepticisme, voire leur prévisible déception

    Témoin L’Humanité. Le quotidien communiste, « en Une », met en exergue la déclaration d’Emmanuel Macron disant hier devant la presse qu’il n’a « pas fait fausse route ». Le président de la République « persiste et signe » en cherchant à « désamorcer les revendications », estime L'Huma, il a jugé hier que ses « bonnes orientations » devaient être « préservées, poursuivies et intensifiées ».

    Emmanuel Macron n'a « ni l'intention de se renier ni de mettre un terme aux réformes, confirme L'Est Eclair. Non seulement il considère que le gouvernement ne fait pas fausse route, mais au contraire il estime que les réformes ne sont pas assez rapides ni radicales. Est-ce de nature à calmer la grogne sociale ? Pas sûr », prévient ce quotidien de l’est de la France.

    Le doute de deux Français sur trois

    Mais les Français, eux, qu’en ont-ils pensé, de cette intervention télévisée du chef de l’Etat ? Selon  un sondage Harris Interactive pour Le Figaro, RTL et LCI, « 63% des Français n’ont pas trouvé le chef de l’État convaincant ». A l’inverse, « 30 % d’entre eux l’ont trouvé « convaincant » et 7 % « très convaincant ». Voilà donc pour le ressenti global à chaud, semblant donc indiquer que deux Français sur trois estiment qu’Emmanuel Macron n’a donc pas été « convaincant ».

    Maintenant, si on égrène les « mesures » annoncées ou évoquées hier par le président lors de sa conférence de presse, les estimations fournies par cette enquête sont aussi, disons.. en décalage avec les annonces du chef de l’Etat.
    Ainsi, « 65 % des Français sont contre l’augmentation du temps de travail. 58% sont contre l’allongement de la durée de cotisation pour avoir une retraite à taux plein ; 59% pensent que le non rétablissement de l’ISF est «une mauvaise chose» », rapporte encore Le Figaro.

    Toutefois, complète ce journal, « 52 % valident la suppression de l’ENA, 65% se félicitent de la possibilité de renoncer à la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires - contrairement à la promesse de campagne d’Emmanuel Macron - ; 65 % approuvent l’abaissement du seuil de signatures nécessaires pour un référendum d’initiative partagée ; 66 % sont d’accord avec le débat annuel au Parlement sur l’immigration; 69 % valident la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne au niveau local ; 72 % sont pour la création d’un conseil de défense écologique ».

    Et puis, bien sûr, je vous ai conservé le plus attendu pour la fin de cette revue de presse : selon ce sondage 80% des Français pensent que ces annonces « ne vont pas mettre fin au mouvement des « gilets jaunes ». Un chiffre choc, comme celui d’une photo… Non, il n’y a pas photo…

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