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    Une nouvelle loi sur la langue ukrainienne adoptée à Kiev

    La Rada, le parlement ukrainien, en séance, le 13 mars 2014. AFP PHOTO / YURY KIRNICHNY

    Quelques jours après la défaite du président sortant Petro Porochenko à la présidentielle, sa majorité parlementaire a fait passer une loi renforçant le statut de la langue ukrainienne. C’était un projet discuté depuis plus d’un an, et Petro Porochenko voulait l’inscrire à son bilan avant de quitter le pouvoir. C’est aussi un pied-de-nez au gagnant de l’élection, Volodymyr Zelenskiy, dont la langue natale est le russe. On parle souvent de la question linguistique en Ukraine. En quoi consiste cette nouvelle loi ?

    de notre correspondant à Kiev,

    La loi s’inscrit dans la continuité des textes précédents, pour renforcer le statut de l’ukrainien comme unique langue d’État. Cette fois, c’est écrit noir sur blanc: les élus, les fonctionnaires, les magistrats, les professeurs, les docteurs, doivent maîtriser l’ukrainien, tests à l’appui.

    Les quotas linguistiques dans les médias sont bien sûr élevés. Le pourcentage obligatoire de programmes en ukrainien passera ainsi de 75 % à 90 % pour les télévisions nationales et de 60 % à 80 % pour les chaînes régionales. Mais la loi va plus loin, en touchant la vie publique au sens large. Un serveur devra accueillir les consommateurs d’un bar d’abord en ukrainien, et un médecin mener ses consultations en ukrainien. Et après trois ans d’une période de transition, les infractions seront punies par des amendes.

    Pourquoi cette loi, et pourquoi cette nécessité de sanctions?

    On sait que l’Ukraine est un pays bilingue et la pratique du multilinguisme ne pose pas de problème au jour le jour.Mais les promoteurs de la loi veulent s’inscrire dans l’Histoire avec un grand H. Ils considèrent que la langue ukrainienne a été malmenée à travers l’histoire et qu’il faut la défendre, notamment face au russe. Dans le contexte de guerre, le débat est exacerbé. Les législateurs affirment se placer dans une logique positive de promotion de l’ukrainien. Pendant trois ans, il n’y aura aucune sanction, mais des cours de langue gratuits. Et La loi n’est pas restrictive: il y a des exceptions pour des langues minoritaires, et les langues de l’Union européenne. Donc on pourra continuer à parler français ou anglais avec des serveurs de restaurant, le cas échéant, mais pour le russe, ça pose problème.

    La loi a donc rencontré une certaine opposition au Parlement, de la part de députés qui dénoncent le risque de division du pays. On n’en est pas là. Les sondages d’opinion montrent que la plupart des Ukrainiens soutiennent le renforcement de la langue nationale dans l’espace public.

    Mais la loi peut créer un malaise: un soldat russophone, mobilisé pour défendre son pays sur le front de l’Est, serait doublé en ukrainien à la télévision…? Cela pourrait en froisser plus d’un.

    A commencer par Volodymyr Zelenskiy, le nouveau président, qui est avant tout russophone…

    Volodymyr Zelenskiy est bilingue comme la plupart des Ukrainiens. Il a mené sa carrière de comédien en russe, et il défend une pratique plus flexible. Il a réagi à la loi en défendant le statut de l’ukrainien comme langue d’État. Mais la loi, selon lui, a été adoptée dans un contexte électoral tendu: elle est « otage de la rhétorique politique » des députés du perdant, Petro Porochenko.

    Donc pour le nouveau président, le texte mériterait révision après son arrivée au pouvoir. Volodymyr Zelenskiy défend un développement de la langue ukrainienne par « l’incitation et des exemples positifs plutôt que des interdictions et des sanctions ». On ne sait pourtant pas encore ce qu’il pourrait proposer, ni de quelle marge de manœuvre il va disposer au Parlement pour amender cette loi.


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