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    Gazprom vient de reprendre les achats de gaz au Turkménistan

    Un ouvrier actioe une vanne à l'usine de traitement du gaz Yuzhno-Priobsky, appartenant à la société Gazpromneft, dans la ville de Khanty-Mansiysk, en Sibérie occidentale, le 28 janvier 2016. REUTERS/Sergei Karpukhin

    Gazprom vient de reprendre les achats de gaz au Turkménistan, dix ans après une réduction drastique de ceux-ci, et trois ans après leur arrêt complet. C’est un évènement pour le marché et la géopolitique du gaz, entre autres parce que l’ancienne république soviétique détient les 4èmes réserves de gaz naturel de la planète. Pourquoi le géant gazier russe reprend-il ses achats de gaz turkmène ?
     

    de notre correspondant régional,

    Gazprom ayant plus qu’il ne faut de gaz pour approvisionner ses clients, cette réactivation des achats est donc du ressort de la stratégie, de la politique… et pas du pur commerce. La décision a été prise l’an passée, alors que la dictature centrasiatique éprouve d’énormes difficultés budgétaires, du fait de la baisse des cours du pétrole.

    Pour Moscou, il s’agit d’abord de neutraliser un concurrent potentiel, gazier

    Le Kremlin semble dire au président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov : vous éprouvez de grosses difficultés budgétaires et nous, l’ex-puissance coloniale russe, nous vous donnons un coup de main financier, en vous achetant quelques milliards de mètres cubes de gaz… et comme ce gaz passe par nos pipelines, vous restez donc sous notre contrôle.

    Une décision subséquente à l’accord de l’été dernier sur le statut de la mer Caspienne

    On est là au cœur de la grande géopolitique actuelle du gaz. Les cinq pays riverains de la mer Caspienne ont trouvé en effet une esquisse d’accord sur son statut, lequel est incertain depuis la chute de l’URSS en 1991. Cet accord permettrait, formellement du moins, de contruire des pipelines au fond de la Caspienne. Et donc, potentiellement de faire que le Turkménistan ou le Kazakhstan concurrencent la Russie sur le si juteux marché européen. Moscou a sans doute, pour des raisons géopolitiques, dû faire une concession à ses voisins caspiens… Mais en reprenant ses achats de gaz du Turkménistan, en lui en rendant un service financier, elle neutralise les velléités turkmènes de construire un gazoduc sous la Caspienne.

    C’est très important au moment où tout l’effort du Kremlin se porte sur le Nord Stream 2, ce gazoduc qui lui permettrait d’approvisionner directement l’Allemagne, en contournant l’Ukraine, et ainsi s’assurer pour le futur de confortables rentrées d’argent.

    Quid de la Chine ?

    Elle était depuis près de deux ans le seul client pour le gaz turkmène. Autant dire qu’elle pouvait dicter ses prix à Achgabad. Pour la Russie, qui aujourd’hui veut vendre son gaz aux Chinois, c’est aussi une façon de neutraliser un concurrent… mais sur le marché chinois cette fois.

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