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    La construction d'infrastructures s'accélère dans la bauxite en Guinée

    Une mine de bauxite en Guinée. RFI/Coralie Perret

    Les investissements se multiplient dans le secteur de la bauxite en Guinée. Le groupe asiatique SMB-Winning vient de signer un contrat pour la construction d'un nouveau chemin de fer minéralier.

    Une nouvelle ligne ferroviaire acheminera bientôt la bauxite guinéenne de SMB-Winning de Santou, vers le port fluvial de Dapilon. Le contrat vient d'être signé entre le groupe sino-singapourien et l'entreprise chinoise China Railway, pour une mise en exploitation prévue avant la mi-juin 2021.

    Les chemins de fer minéraliers se multiplient en Guinée. Cela permet de désenclaver les régions minières et d'éviter le transport de la bauxite par camion, à la fois dangereux pour les populations riveraines et très polluant. La tendance est à la mutualisation de ces lignes ferroviaires entre les différents projets miniers, sur les encouragements de la Banque mondiale. Une mutualisation en cours entre le chemin de fer de la Compagnie des bauxites de Guinée, l'entreprise historique, et le groupe émirien Alumina, pour acheminer le minerai de Sangarédi jusqu'au port minéralier de Kamsar.

    Production multipliée par 2,5 en deux ans

    L'essor de ces infrastructures reflète le véritable boom de la bauxite guinéenne. Le pays ouest-africain a plus d'un quart des réserves mondiales, mais sa production était encore faible en 2013 : 18 millions de tonnes. C'était avant le retrait de l'Indonésie et de la Malaisie du marché mondial de la bauxite non transformée. Les investissements se sont alors multipliés en Guinée pour prendre le relais des deux champions asiatiques.

    Depuis deux ans, la production guinéenne a été multipliée par deux et demi pour atteindre 50 millions de tonnes. En 2018, la Guinée a même doublé le Brésil, pour devenir le numéro trois mondial, derrière l'Australie et la Chine. La Chine, qui est le premier producteur, est aussi le premier importateur de bauxite, qu'elle transforme en alumine, puis en acier.

    Aujourd'hui, 44 % de ses importations proviennent de Guinée. Ce qui explique le poids des investissements chinois dans le pays, ceux de Chinalco et surtout de SMB-Winning, principal contributeur de l'essor de la bauxite guinéenne - aux côtés des Russes de Rusal, des Émiriens d'Alumina Corp et des Britanniques d'Alufer.

    Transformation timide

    Quant à la transformation de la bauxite guinéenne, les projets d'usine d'alumine tardent à se concrétiser. Seule l'ancienne usine du Français Péchiney aujourd'hui entre les mains du Russe Rusal a redémarré timidement. La transformation de l'alumine en aluminium n'est pour l'heure pas envisagée.

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