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    Pourquoi la durée du travail fait polémique

    Pole Emploi. REUTERS/Charles Platiau

    Le 1er-Mai en France se déroule cette année sur fond de polémique sur la durée du travail. Pendant sa conférence de presse le président Emmanuel Macron a estimé que les Français devaient travailler plus. Une injonction très controversée.

    D'abord parce que le président a utilisé un argument hautement inflammable dans l’opinion pour justifier sa proposition : les Français, a-t-il affirmé, travaillent moins que leurs voisins. Or ce fait est très contesté : si l’OCDE et l’institut Coe-Rexecode, proche du patronat français, ont publié des travaux prouvant que les Français sont effectivement parmi les Européens les moins ardents au travail, en revanche les services du ministère de l’Emploi tout comme Eurostat, l'organe de statistiques de la commission européenne, parviennent à la conclusion contraire.

    Et au final combien de temps travaillent les Français par rapport à leurs voisins ?

    Pour ne retenir que les chiffres des organismes supranationaux, les Français ont travaillé 37,8 heures par semaine en 2018, alors que la moyenne européenne est à 37,1. C'est ce qui ressort de l'enquête effectuée par Eurostat auprès de un million et demi d'Européens déclarés à temps partiel ou complet. L’OCDE de son côté calcule la durée annuelle du travail, quel que soit le profil du poste, salariat ou pas, temps partiel ou complet, dans ce cas les Français arrivent dans la deuxième partie du classement avec 1 526 heures (en 2017). C’est encore mieux que les Danois ou les Allemands.

    Pourquoi arrive-t-on à des conclusions aussi éloignées ?

    Comme le mentionnent les experts du ministère du Travail en préambule à leur étude comparative prenant en compte 8 pays, il est très difficile d’établir des comparaisons car les données ne sont pas compilées de la même façon d’un pays à l’autre, les lois diffèrent aussi et enfin parce que les choix politiques en matière d’emploi ont une forte incidence sur le temps réel passé au travail. Au Pays-Bas et en Allemagne, on a préféré développer le travail pour tous plutôt que de laisser grossir le chômage, il y a donc beaucoup de temps partiel qui font apparaitre ces pays comme travaillant peu ou moins que les autres alors que le travail est réparti différemment.

    Est-ce qu’il y a une nécessité économique à travailler plus en France ?

    En demandant aux Français de travailler plus tard dans leur vie, au-delà des 62 ans, on règle facilement le problème d’équilibre du régime des retraites, c'est le non-dit de la prose présidentielle relayée depuis quelques temps par les ténors de la macronie. C’est la solution la plus rapide. L'autre piste, la baisse du chômage qui ferait augmenter les cotisations est beaucoup plus hasardeuse, puisqu' Emmanuel Macron n’a pas de potion magique pour obtenir un résultat instantané dans la création de millions d'emplois. C’est donc d’abord pour répondre à une question de finances publiques que le président aimerait que les Français travaillent davantage. Mais les Français ne sont pas très motivés par cette injonction, 54% d'entre eux y sont opposés. Rappelons que la fête du premier mai a été instituée à la fin du 19ième siècle pour fêter un acquis social, la journée de 8 heures et que la tendance historique des sociétés occidentales est à la baisse du temps de travail. On ne passe plus que 14% de notre temps éveillé au travail, c'était 34% en 1936, 70% sous Napoléon.

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