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    Le Royaume-Uni se prépare aux premières élections après le Brexit raté

    Drapeaux britanniques plantés devant la Chambre des Communes à Londres par des partisans du Brexit. REUTERS/Hannah McKay

    Alors que la tenue d’élections européennes au Royaume-Uni est toujours incertaine, les électeurs britanniques sont appelés aux urnes pour des élections locales ce jeudi. Près de 9 000 sièges de conseillers municipaux sont en jeu lors de ce scrutin, le premier depuis que le Brexit n’a pas eu lieu le 29 mars.

    Les conservateurs serrent les dents et se préparent à un résultat calamiteux ; leurs candidats ont eu beau expliquer qu’il s’agissait de gérer des problèmes locaux, loin du Brexit, ils se sont heurtés à l’hostilité et au ressentiment des électeurs face à la gestion catastrophique de la sortie de l’UE par leur gouvernement. Actuellement, les conservateurs détiennent le plus grand nombre de sièges avec près de 5 000 conseillers municipaux grâce à une très bonne performance lors des dernières élections locales en 2015 qui avaient lieu en même temps que le scrutin national législatif.

    C’est notamment cette année-là que l’ancien Premier David Cameron avait remporté la majorité au Parlement, lui permettant de se débarrasser des libéraux démocrates jusqu’alors en coalition avec lui. Mais cette fois les conservateurs pourraient perdre jusqu’à 800 sièges, au profit des libéraux-démocrates et des travaillistes et Theresa May pourraient subir la pire défaite pour un gouvernement conservateur en plus de vingt ans.

    Des conséquences encore floues

    Un large et humiliant revers électoral accentuerait la pression sur la dirigeante Theresa May en fragilisant un peu plus encore son autorité déjà bien diminuée et elle serait peut-être obligée d’annoncer la date de son départ ou en tout cas un calendrier précis. Mais elle devra aussi sortir de son relatif silence sur le devenir du Brexit qui a été mis en sourdine depuis le report à fin octobre d’une date limite pour la sortie du Royaume-Uni. Il lui faudra notamment expliquer aux Britanniques comment elle compte sortir de l’impasse au Parlement de Westminster alors que les négociations avec le parti Labour ne donnent absolument rien.

    Une élection déterminante

    Les conservateurs espèrent sauver les meubles et que les pires prédictions des sondages ne se réaliseront pas, notamment grâce au fait que le nouveau parti de Nigel Farage, ancien leader du Ukip qui vient de lancer le Brexit Party ne présente pas de candidats à ces élections et donc ne leur fera pas d’ombre. Le Labour de Jeremy Corbyn, lui, espère enfin obtenir un bon résultat lors d’élections locales pour la première fois depuis 2012 et montrer ainsi qu’ils feraient un bon score pour des élections législatives qu’ils essaient de provoquer depuis des mois dans le contexte de l’impasse sur le Brexit.

    Les libéraux-démocrates et le Ukip europhobe espèrent eux aussi progresser. Mais surtout, tous se préparent avec fébrilité aux élections européennes mêmes encore hypothétiques puisque leur tenue dépend d’un accord trouvé ou pas entre Theresa May et Jeremy Corbyn. Et tous redoutent une percée du parti du Brexit de Nigel Farage.


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