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    A la Une: un 1er-Mai mouvementé à Cotonou

    De la fumée a commencé à s'élever de cette artère de Cotonou (Bénin) en milieu d'après-midi mercredi 1er mai 2019. Carine Frenk/RFI

    Que s’est-il passé hier autour de la résidence de l’ancien chef de l’État béninois Boni Yayi ? Ce matin encore la presse s’interroge, tant la situation semble confuse.

    « Les populations, en protestation à une supposée tentative d’arrestation de l’ancien président, se sont révoltées à Cadjêhoun », explique La Nouvelle Tribune. Cadjêhoun, un quartier de la capitale où il était bien difficile de circuler hier raconte le journal, routes coupées, pneus incendiés. « Les forces de l’ordre ont été dépassées par les manifestants malgré les gaz lacrymogènes et les balles en caoutchouc. »

    Très vite, le ministre de l’Intérieur dément toute tentative d’arrestation de l’ancien président béninois, et dénonce une « fausse information ». Selon Sacca Lafia l’opération de police visait en réalité à empêcher une « manifestation non déclarée ».

    Les proches de Boni Yayi, eux, sont sceptiques et parlent d’une volonté manifeste de l’interpeller

    « Il n’y avait aucune marche prévue aujourd’hui. Le pouvoir panique », affirmait hier à Jeune Afrique un cadre de l’opposition présent au domicile de Boni Yayi.

    « Suite à la descente de la police républicaine, plusieurs personnalités se sont rendues au domicile de l’ancien président » rapporte Benin24televisions, parmi elles : Nicéphore Soglo et son épouse Rosine Soglo ou encore l’ancien ministre Candide Azannaï.

    Alors d’où vient cette situation relativement tendue ? « La dernière sortie médiatique de Boni Yayi et de Nicéphore Soglo dans le cadre des élections législatives a été fortement critiquée par certains acteurs politiques qui ont même souhaité qu’ils soient interpellés » explique le site Beninwebtv. Avant d’ajouter qu’« Il leur est reproché d’avoir tenu des propos incitatifs à la violence ».

    On rappelle que Boni Yayi avait appelé au Boycott des législatives du 28 avril et qu’il avait lancé en début de semaine avec toute l’opposition un ultimatum à Patrice Tallon pour arrêter le processus électoral.

    Sur le continent africain, la fête du Travail a tout de même, aussi, été l’occasion pour les syndicats de porter leurs revendications

    Par exemple en Côte d’Ivoire. Le traditionnel 1er mai a permis de « faire le point sur les conditions de travail dans le pays. Selon les syndicats, il y a des entraves à l’épanouissement des travailleurs » écrit ce matin Poleafrique.

    Les responsables syndicaux ont pu adresser leurs doléances directement à Amadou Gon Coulibaly, le chef du gouvernement ivoirien présent hier sur l’esplanade de la primature à Abidjan. Et ces doléances sont nombreuses poursuit le journal : « La cherté de la vie, les licenciements abusifs, la liberté syndicale, les difficultés à se loger... », la liste est longue. Et le Premier ministre ivoirien leur a répondu, rapporte Abidjan.net. Pour lui « la grève, quoique légale, ne doit pas mettre à mal la marche du pays. »

    Au Gabon également c’est avant tout contre les mesures d’austérité que les syndicats ont défilé. Avec un constat d’abord : « Les syndicats ont comme d’habitude brillé par leurs éternelles divisions, regrette Gabonactu, “mais dans le fonds, ils ont formulé les mêmes revendications” [...]. »

    Et puis en Guinée, la célébration de la fête du 1er mai aura eu une tonalité « pour le moins insolite » raconte Ledjely. « Elle se sera en effet surtout illustrée par ces violences intersyndicales ayant débouché sur des blessés ». Un léger incident qui s’est déroulé dans la capitale Conakry.

    Et puis a la Une il y aussi la visite au Sahel d’Angela Merkel

    La chancelière allemande est arrivée hier au Burkina Faso. Au menu des discussions avec les dirigeants du G5 Sahel, la situation sécuritaire dans la région, mais aussi la Libye. Deux sujets intimement liés selon le président burkinabè Roch March Christian Kaboré. Hier il a « mis en cause les grandes puissances dans la déstabilisation de la Libye, qui est aujourd’hui l’une des causes du terrorisme dans le Sahel » explique Wakat Sera.

    Autre sujet de discussion, la force conjointe G5 Sahel, en mal de financement. Berlin y a contribué à hauteur de 60 millions d’euros.

    Mais dans son édito, L’Observateur Paalga ne se montre pas très optimiste : « II faudra bien plus que le séjour de la femme la plus puissante d’Europe pour redonner espoir à des populations qui semblent livrées à elles-mêmes et qui se demandent si cette force censée les protéger existe réellement. »

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