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    A la Une: la polémique de la fausse attaque de l'hôpital

    L'hôpital de la Pitié-Salpêtriere, théâtre d'une polémique qui gêne le gouvernement. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

    « La fake news venait de l’intérieur » titre Libération, qui revient en détail sur cette affaire. Minute par minute, le quotidien explique sur ce qu’il s’est passé et réfute la version du gouvernement qui évoquait « une attaque dans l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, menée par des dizaines de militants anticapitalistes d’ultragauche black blocs. »

    « Un vent de panique plutôt qu’une intrusion » explique Le Figaro dans un reportage mené auprès du personnel hospitalier. Des manifestants auraient simplement tenté d’échapper aux gaz lacrymogènes avant d’être interpellés par la police dans l’enceinte de l’établissement.

    Bref, « tel Donald Trump, Castaner a tweeté plus vite que son ombre » ironise Libération pour qui le fait « qu’un ministre de l’Intérieur se permette de tweeter une information aussi grave sans prendre la peine de la vérifier décrédibilise la fonction. »

    Le Républicain Lorrain estime que « dans la guerre de l'image à laquelle se livrent "gilets jaunes" et gouvernement, l'incident a pris des proportions peu en rapport avec les faits réels. Plus qu'une anecdote, cette double lecture est le symptôme de l'immense fossé séparant désormais la rue et l'État. »

    Enfin pour L’Union, « la morale de cette histoire, c'est que, soit Christophe Castaner est mal informé, ce qui n'est pas très glorieux pour un ministre de l'Intérieur, soit il est un menteur patenté, auquel cas sa parole est durablement discréditée. Et, dans tous les cas, si la loi antifake news qu'il appelle de ses voeux avait cours, il serait déjà [dans la prison de] Fleury-Mérogis. » Pas de pitié pour Castaner dans la presse française ce matin.

    Guère de mansuétude non plus pour Emmanuel Macron, une semaine après sa conclusion du grand débat national

    Le Monde revient par exemple sur l’une des mesures annoncées par le président français : la mise en place dans chaque canton du pays d’une maison France Service, regroupant par exemple, Pôle emploi, la Poste ou encore les allocations familiales. Et bien c’est « quelque peu survendu » selon le quotidien. Outre le fait que des Maisons du Service au Public existent déjà depuis presque 20 ans… l’objectif affiché d’en ouvrir 2000 au total est très modeste, puisque 1676 sont déjà en service ou en voie d’ouverture. Et le fonds censé les financer est quant à lui en déficit. Le Monde note également que le risque est de voir l’État se délester de ses obligations au détriment des collectivités locales… « La vigilance s’impose » conclue le journal du soir.

    Bonne nouvelle cependant pour le gouvernement français, la reprise de l’aciérie Ascoval dans le Nord du pays, qui il y a encore quelques semaines semblait promise à la fermeture

    « Les ouvriers sur un petit nuage », titre Libération après que la proposition de la compagnie anglaise British Steel a été acceptée par le tribunal chargé de superviser les offres de reprise de la société. Le quotidien évoque l’implication importante de l’État français et des collectivités locales depuis 18 mois pour trouver une solution viable.

    Le Parisien modère lui cet optimisme dans un reportage auprès des employés d’Ascoval, qui restent prudents : « à force de jouer avec nos émotions depuis toutes ces années, nous avons du mal à nous enthousiasmer, nous avons souffert » explique au journal un délégué syndical.

    À charge donc pour la nouvelle direction de garnir les carnets de commande, mais selon Le Journal de la Haute Marne, « au moins les pages du livre sont-elles désormais vierges. Elles restent à écrire. On n'avait que trop l'habitude de ces drames sociaux dont on connaissait l'issue avant la fin de l'histoire. »

    Les journaux français s’intéressent également ce matin à la stratégie des États-Unis pour faire pression sur l’Iran

    « Donald Trump étrangle l’Iran » annonce Mediapart, qui explique comment Washington est en train d’assécher l’économie iranienne en la privant de la manne pétrolière. « Un nœud coulant passé au cou » du régime iranien selon Le Monde, qui explique que les États-Unis ont mis fin aux dispenses de sanctions dont bénéficiaient 8 pays qui continuaient d’importer le pétrole iranien. Le risque, expliquent Mediapart et Le Monde, c’est d’affaiblir la frange modérée des dirigeants iraniens et d’aboutir par exemple à la relance du programme nucléaire mené par Téhéran. Mais à la Maison-Blanche, pas question de renoncer à la doctrine de la « pression maximale » sur l’Iran, portée notamment par le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, qui milite depuis des années pour une intervention armée.

    Libération de son côté illustre l’impact des sanctions avec un reportage sur un cimetière d’avions dans l’aéroport de Mehrabad à Téhéran. Des dizaines d’avions de ligne y sont immobilisés, trop vétustes pour voler et sans moyen de les réparer. L’Iran manque de pièces et de main-d’œuvre pour les entretenir en raison des restrictions. Résultat, un avion d’une compagnie norvégienne qui avait dû se poser en urgence à Shiraz dans le sud du pays, y est resté bloqué pendant 2 mois. Des exceptions sont toutefois possibles, car comme l’explique Libération, « personne n’a intérêt à ce que les sanctions provoquent des crashs à répétition ».

    Retour en France, Emmanuel Macron l’a annoncé, la cathédrale Notre Dame de Paris devra être rebâtie d’ici 2024, mais encore faut-il se mettre d’accord sur la manière de le faire

    Et la bataille des projets fait rage : c’est même la guerre des Anciens contre les Modernes explique Le Parisien. Car il y a ceux pour qui il faut reconstruire à l’identique ou quasiment et d’autres qui défendent l’idée d’une adaptation aux techniques actuelles, voire celle de repenser totalement la toiture de l’édifice.

    Le Parisien propose ainsi en images 10 projets fous pour Notre Dame… alors cela va de toitures en verre ou en vitraux couplés à différents matériaux… jusqu’au côté nature avec une jardinière sous un toit transparent voire une forêt avec des arbres bien vivants pour remplacer la charpente dont c’était le surnom. Mais certains architectes vont plus loin avec par exemple cette idée de ne pas rebâtir la flèche installée au 19e siècle par Violet Leduc et qui est tombée lors de l’incendie, mais la remplacer par un faisceau lumineux. Je vous épargne le projet qui remplacerait cette flèche par une structure en forme de flamme… pas de très bon goût.

    Cela fait en tout cas beaucoup rire des internautes cités par Le Parisien qui imaginent par exemple un toit en panneaux solaires pour alimenter de fausses bougies en électricité. Mais nettement moins le ministre de la Culture Franck Riester qui estime que les Français n’accepteraient pas quelque chose d’ultramoderne.

    Alors qui des Modernes ou des Anciens vont triompher… ce n’est plus la bataille d’Hernani, mais celle de Notre Dame de Paris.

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