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    En Autriche, le parti d’extrême droite embarrassé par plusieurs scandales

    Armin Wolf en 2011. Wikimedia/CC0/Manfred Werner/Tsui

    Le FPÖ, le parti d’extrême droite, au pouvoir au sein d’une coalition avec les conservateurs, est embarrassé par plusieurs scandales ces derniers jours. Le parti est notamment critiqué pour avoir vivement attaqué un journaliste autrichien après une interview qui n’a pas plu au FPÖ.

    La semaine dernière, Armin Wolf, journaliste star de la télévision publique autrichienne, l’ORF, recevait Harald Vilimsky, tête de liste FPÖ pour les élections européennes. Il interroge alors ce dernier sur une affiche anti-migrants diffusée par une organisation de jeunesse du FPÖ. L’affiche dépeint un couple en tenue traditionnelle autrichienne, entouré de silhouettes grisâtres et menaçantes, avec ce slogan : « la tradition bat la migration ». À côté de cette affiche, apparaît à l’écran la caricature d’un juif publiée dans un journal nazi. Et Armin Wolf demande au candidat en quoi les deux représentations diffèrent.

    La question ne plaît pas du tout à Harald Vilimsky qui menace le journaliste de « conséquences ». Après cet entretien, Armin Wolf essuie de nombreuses critiques de la part de responsables du FPÖ, ce qui provoque un tollé en Autriche, mais aussi à l’international. En Allemagne notamment, où de nombreux journalistes apportent leur soutien à Armin Wolf. Tout comme Reporter sans Frontières qui dénonce « de nouvelles attaques [...] qui surviennent alors que l’Autriche perd cinq places au classement de la liberté de la presse en raison notamment de ce genre de comportement ». L’Autriche est en effet passé de la 11e à la 16e place dans le classement établi par RSF, publié en avril dernier.

    Des critiques sans effets sur le FPÖ

    Le chef du parti, le vice-chancelier Heinz-Christian Strache, a certes regretté la violence de certaines attaques contre Armin Wolf, mais il maintient ses critiques contre ce dernier. Tout comme il persiste et signe sur le concept de « remplacement de population ». Heinz-Christian Strache a utilisé cette expression lors d’une interview, affirmant que c’était une réalité. Là encore, ces propos ont provoqué l’indignation, car cette formule fait clairement référence à la thèse raciste du « grand remplacement », selon laquelle les populations blanches européennes seraient, à terme, remplacées par des immigrés de couleurs et majoritairement musulmans. Une expression utilisée par les identitaires, un groupuscule dont le FPÖ tente de se distancier depuis plusieurs semaines. On voit pourtant aujourd’hui qu’il utilise leur rhétorique.

    Un début de campagne très à droite

    Tous les partis d’opposition ont appelé à la fin de la coalition, estimant que les conservateurs ne peuvent plus gouverner avec un parti miné par les scandales. Mais malgré ces critiques, le FPÖ défend vigoureusement ses positions. Une stratégie selon certains observateurs, une manière de se distancier de son partenaire conservateur et de rassurer le cœur de son électorat. Car le FPÖ espère un bon score aux Européennes, au-delà des 20%, mais pour l’instant, à en croire les sondages, il n’est que 3e derrière le parti conservateur et le parti social-démocrate.


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