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    Ernest Mpararo attend de Tshisekedi «des actes concrets contre la corruption»

    Le président congolais, Felix Tshisekedi. AFP/John Wessels

    C’est officiellement une des priorités du nouveau président congolais Felix Tshisekedi. 100 jours après son investiture, où en est-on dans la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo ? Pour en parler, Sonia Rolley reçoit Ernest Mpararo, président de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption.

    Quel bilan faites-vous des 100 premiers jours au pouvoir de Félix Tshisekedi sur le plan de la lutte contre la corruption ?

    Ernest Mpararo: Effectivement, jusqu’à présent, le président Félix a déclaré qu’il va lutter contre la corruption mais depuis 100 jours, nous n’avons pas encore vu un acte concret. Des personnes sont poursuivies, des dossiers sont en investigation mais on ne fait que nous dire qu’on veut lutter contre la corruption. Or, nous attendons effectivement qu’il y ait des actes concrets pour matérialiser ce qu’il dit.

    Quelles sont les priorités que vous faites au nouveau gouvernement ?

    Nous voudrions qu’il y ait des investigations, des contrôles et des audits de certains projets. Nous aimerions qu’il y ait par exemple des audits de la gestion de certaines institutions comme l’Onatra [Office national des transports] pour voir comment la redevance logistique et terrestre est utilisée, ou encore la SNCC [Société nationale des chemins de fer du Congo] pour savoir comment les 450 millions de dollars que la Banque mondiale a alloués à la SNCC ont été utilisés. C’est à travers les audits que le gouvernement peut prendre des sanctions contre les gens qui ont été impliqués dans des cas de détournements de deniers publics.

    Vous avez treize dossiers que vous comptez mettre en avant et sur lesquels vous comptez régulièrement interpeller le gouvernement. Quelles sont ces treize priorités ?

    Nous avons choisi treize projets. Il y a par exemple la SNCC où le gouvernement Matata a débloqué 50 millions pour acheter des locomotives mais elles n’ont jamais fonctionné. Il y a aussi les contrats chinois où on a réhabilité des kilomètres et où on a utilisé 25 millions de dollars. Il y a par exemple la fibre optique ou encore la campagne agricole… Ce sont des projets pour lesquels le gouvernement avait débloqué beaucoup de moyens mais jusqu’à présent, les impacts ne sont pas visibles.

    Ce sont donc des projets que nous voulons effectivement soumettre au gouvernement et au chef de l’État pour qu’il y ait des investigations et que ceux qui sont impliqués soient traduits devant les tribunaux.

    Pensez-vous que cela va être possible parce que quand même, dans la coalition au pouvoir, il y a aussi, parmi ses membres, et notamment au sein du FCC qui était au pouvoir auparavant, des gens qui ont participé à cette gestion ?

    Effectivement et c’est ce qui va nous montrer que le chef de l’État est engagé dans la lutte contre la corruption. En effet, je ne vois pas les gens du FCC défendre quelqu’un qui a volé. Je pense aussi que le FCC serait content d’améliorer son image en dénonçant tous ceux qui sont impliqués dans des pratiques de corruption.

    Pensez-vous que ce sera possible, finalement, de séparer les bons des mauvais éléments ?

    Oui et c’est même le souhait des membres du FCC car les mauvais gestionnaires ternissent l’image des bons gestionnaires. Nous pensons aussi que  le chef de l’État pourrait améliorer ou matérialiser les déclarations qu’il est en train de faire par-ci, par-là car à ce moment-là,  je suis sûr et certain que les gouvernements mais aussi le peuple congolais pourraient appuyer les autorités en voyant des actes concrets de lutte contre la corruption.

    Pour vous, c’est ce qui va être déterminant finalement pour établir la confiance entre la population et le nouveau gouvernement ?

    Effectivement parce que nous savons que s’il y a des gens qui sont traduits devant les tribunaux et que les procès sont publics, les populations peuvent encore donner confiance aux politiques en se disant que les choses sont en train de changer. Dans le cas contraire, le pouvoir actuel sera beaucoup plus critiqué que le pouvoir de Kabila.

    Vous n’allez pas prendre les déclarations pour argent comptant ?

    Non. Nous voulons des actes concrets, qu’il y ait des investigations, des procès et qu’il y ait des jugements qui vont à l’encontre de tous ceux qui ont trempé dans la mauvaise gestion et que ces gens-là soient condamnés par les cours des tribunaux.

    La communauté internationale est-elle suffisamment présente sur ce dossier ? On sait que les États-Unis font beaucoup de déclarations.

    Effectivement, il n’y a pas que les États-Unis qui soutiennent cette lutte contre la corruption. L’Union européenne à Kinshasa est très prudente. Elle est en train d’analyser si Tshisekedi pourra avoir les mains libres pour justement faire arrêter tous ceux qui ont trempé dans la mauvaise gestion. Les Belges et les Français, c’est la même chose. Ils suivent la position de l’Union européenne.

    Pour l’instant, tout le monde est dans l’attente de gestes concrets ?

    Effectivement, tout le monde est dans l’attente de gestes concrets. Même les Américains. Ils poussent mais ils attendent aussi qu’il y ait des actes concrets venant de l’État. Ce n’est que par ces actes concrets, je pense, que les partenaires du Congo pourraient appuyer les nouvelles institutions, les nouvelles autorités.

    Pourtant, on ne vous sent pas désespéré. On sent quand même que vous gardez vraiment espoir qu’il y ait un vrai changement. Cela faisait longtemps qu’on ne vous entendait pas avoir ce type de déclarations un peu optimistes.

    Effectivement. Vous savez, durant les dix dernières années de Kabila, il ne faisait que des discours mais sur le terrain, c’était autre chose. Avec l’avènement des nouvelles autorités, nous avons espoir et nous ne pouvons pas baisser les bras.

    Nous devons toujours continuer à faire pression sur les nouvelles autorités et nous demandons aux citoyens congolais de faire également pression pour qu’il y ait de vrais changements et les changements passent par la lutte contre la corruption, la lutte contre le détournement des deniers publics et la lutte contre la fraude.

    Ce sont ces changements-là qui viendront parce que, lorsqu’il y a cette lutte-là, il y a beaucoup d’argent qu’on peut récupérer et c’est cet argent que l’on peut investir dans des projets qui ont un impact sur la lutte contre la pauvreté.


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