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    À la Une: Castaner acculé mais pas isolé

    Christophe Castaner (image d'illustration). REUTERS/Charles Platiau

    Je n’aurais pas du employer le mot « attaque » a reconnu le ministre. « Une fuite en aveux » estime Libération, qui relève que ce mea culpa « ne passe pas à gauche » où une commission d’enquête est réclamée a minima quand il ne s’agit de la demande pure et simple de démission de Christophe Castaner.

    Le résultat d’un gouvernement jouant « la carte de la tension à outrance » selon Le Courrier Picard alors que La Marseillaise estime que ce ministre, « maillon faible » « a franchi une ligne rouge dans une démocratie ».

    Dure critique également dans La Voix du Nord pour qui « un bon ministre de l’Intérieur doit allier finesse et autorité », or, « Christophe Castaner ne déborde ni de l’une ni de l’autre », se prenant les pieds dans le tapis avec « ses grosses ficelles de communication ». « Il surjoue l’autorité pour endosser un costume qui lui sied décidément très mal » juge de son côté Mediapart, dans un article intitulé « Castaner, premier pyromane de France », se demandant « comment [le] prendre au sérieux lorsqu’il explique que le mouvement des "gilets jaunes" s’est radicalisé ».

    Les Gilets Jaunes qui se mobilisent pour un Acte 25 qui pourrait être de faible ampleur

    Et L’Union se demande ce qu’il reste du mouvement ? « Pas grand-chose » selon le quotidien régional : « un salmigondis de râleurs impénitents, de révoltés fantasmant une révolution et de petits malins ne voulant pas passer à côté de l’occasion de semer le foutoir [...] loin du vrai malaise de tous ceux qui se retrouvent hors-jeu soit qu'ils vivent loin des métropoles, soit qu'ils payent la casse industrielle ou la dislocation des liens sociaux, voire les trois en même temps. »

    « Tenir bon a-t-il encore une pertinence ? » se demande Le Midi Libre « après les 17 milliards d’euros de mesures diverses annoncées par Emmanuel Macron et censées apaiser les colères de notre pays ? » Le journal se satisferait en tout cas d’un samedi calme sans casse ni dérapage de Christophe Castaner « un bonheur collectif auquel nous ne dirions pas non. »

    Le nouveau visage de l’exploitation, les livreurs des grandes plateformes numériques

    « Ils savent pertinemment qu’ils se font exploiter, mais le principe de réalité l’emporte. Ils sont en galère de thunes depuis qu’ils sont petits et là ils peuvent faire 500 euros en une semaine. »

    Libération consacre un long dossier aux livreurs mineurs qui travaillent pour UberEats, Deliveroo ou Stuart. Des plateformes qui s’engagent pourtant à ne faire travailler que des entrepreneurs de 18 ans et plus. Mais le peu de vérification et un vaste trafic de comptes organisant de la sous-traitance permettent facilement de contourner ces restrictions.

    Résultat de nombreux adolescents parcourent la nuit les rues des grandes villes à vélo ou à scooter pour aider leurs parents à boucler leurs fins de mois explique le journal qui donne de nombreux exemples comme Abdel, en Terminale, qui explique avoir commencé vers 15/16 ans et qui reconnaît que ses notes sont depuis en chute libre.

    Résultat leurs enseignants sont inquiets forcément

    Des professeurs interrogés par Libération affirment voir de plus en plus d’élèves dormir en cours, quand ils sont là. « Uber fabrique de l’échec scolaire » affirme un conseiller principal d’éducation « ou du moins y participe ». Mais c’est une réalité sociale à laquelle l’éducation nationale doit s’adapter en raison de l’appauvrissement des familles dans les quartiers populaires, explique le journal.

    Du côté des plateformes, on botte en touche même si Uber affirme faire des efforts en la matière. Mais la situation pourrait vite s’éclaircir car le gouvernement et la majorité parlementaire envisagent de créer un statut spécifique pour les travailleurs des plateformes numériques indique Le Monde. Objectif, forcer les entreprises à garantir davantage de droits, temps de travail maximum, prix décent de la prestation, à ceux qui sont de fait leurs employés.

    Les plateformes annoncent pourtant avoir déjà avancé en la matière

    Stuart par exemple qui appartient au groupe La Poste, offre une assurance responsabilité civile professionnelle, une aide à l’accès au crédit ou la mutuelle des postiers. C’est ce qu’indique le patron de la Poste, Philippe Wahl, dans un entretien aux Echos. Il défend également le recours aux auto-entrepreneurs, « les conditions d’emploi étant selon lui déterminantes pour la viabilité des modèles économiques. »

    Stuart, qui appartient donc à une entreprise majoritairement détenue par l’Etat français, dont on apprend dans Libération qu’elle est actuellement la plateforme la plus prisée par les adolescents livreurs.

    Libération consacre également 4 pages aux délogés de Marseille, 6 mois après l’effondrement meurtrier de deux immeubles dans la cité phocéenne

    Le drame a poussé la mairie et les pouvoirs publics à agir contre les constructions présentant des risques d’écroulement. Ils sont ainsi près de 2 600 à avoir dû quitter leur logement ces derniers mois souvent sans solution de à long terme. Libération donnent la parole à plusieurs d’entre eux, qui avouent leur angoisse face à cet avenir pavé d’incertitudes.

    Il faut dire que la tâche est énorme à Marseille comme l’indique Mediapart dans un long article sur le sujet : 40 000 logements privés potentiellement indignes avaient été identifiés dès 2015 précise le site d’information… pour 100 000 personnes concernées sur les 860 000 habitants.

    Mais la ville ne parvient déjà pas à s’occuper des cas les plus urgents… ceux des 2 600 évacués. Certains, explique Médiapart, dorment encore dans des gymnases et pour les rares ayant pu revenir dans leur logement, les travaux effectués ne sont guère rassurants et les propriétaires marchands de sommeil n’hésitent pas être menaçants.

    Problème supplémentaire, les interlocuteurs officiels ont tendance à se renvoyer la balle. Et comme le résume l’une des sinistrées, « on dirait que nous sommes porteurs d’une épidémie ».

    C chiffre : 4. Ce sont les derniers survivants de l’ordre des Compagnons de la Libération, ces hommes et ces femmes ayant œuvré souvent héroïquement pour la France durant la Seconde Guerre Mondiale.

    Le Monde leur consacre une très belle double page à ces 4 survivants, mais pas à eux seulement car comme l’auteur de l’article l’explique, quand il a commencé ses interviews, ils étaient encore une vingtaine encore en vie.

    Ne restent aujourd’hui que Daniel Cordier, Hubert Germain, Pierre Simonet et Edgard Tupët-Thomé pour porter la parole de ceux qui « avaient dit non à la fatalité de la défaite ».

    Ceux-là et ceux qui s’en sont allés depuis racontent ce qui les a décidés, leurs batailles, leurs blessures. Et puis la suite, des engagements politiques pour certains, un Prix Nobel de médecine pour un autre, François Jacob, qui quand il entre à l’Académie Française célèbre ceux « pour qui la paix ne s’achète pas à n’importe quel prix, l’éternelle poignée de ceux qui pour témoigner sont prêts à se faire égorger ».

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