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    À la Une: la question des discriminations

    L'un des actes racistes récurrents est le jet de peau de banane sur les joueurs dans les stades. AFP/Ian Kington

    C’est la presse sportive qui s’empare de ce sujet. So Foot donne la parole à 25 footballeurs professionnels ou amateurs qui racontent leurs expériences du racisme. Des insultes qui fusent dans les travées des stades, « des balles de kalachnikov en plein cœur » raconte Abdeslam Ouaddou, l’ancien international marocain et joueur de Nancy, Valenciennes, Rennes ou Fulham. Mais aussi des agressions physiques, comme dans le cas de Kerfalla Sissoko, passé à deux doigts de la mort lors d’un match amateur en Alsace l’an passé, quand il est frappé par des supporters adverses. L’ancien joueur de Monaco Luc Sonor explique quant à lui se débattre encore aujourd’hui avec le traumatisme provoqué par le lynchage qu’il a subi lorsqu’il était écolier.

    Un racisme tenace, que des anciens joueurs se désespèrent de voir perdurer. Le double vainqueur de la CAN avec le Cameroun, Joseph Antoine Bell se rappelle la remarque d’un de ses coéquipiers à Marseille dans les années 80, devenu depuis entraîneur, qui lui dit qu’il pensait que sa couleur allait partir sous la douche, des kilos de bananes stockés dans les gradins du stade Vélodrome pour lui jeter dessus quand il revient avec le maillot de Bordeaux.

    La France, mais aussi l’Espagne, la Russie, la Moldavie, la Grèce, la Turquie, l’Argentine également où le milieu de terrain Felix Orode essuie des insultes à chaque match et explique qu’il a envie « de faire boire à ces supporters le poison qui sort de leur bouche ».

    Un point commun : tous déplorent l’immobilisme du milieu du football à ce sujet

    L’ancien joueur du PSG et de l’Atletico Madrid Peter Luccin estime ainsi qu’à « une certaine époque on a trop laissé passer les actes racistes si bien qu’aujourd’hui c’est devenu banal ».

    Plusieurs d’entre eux reviennent ainsi sur les insultes qu’a reçues récemment Moise Kean auxquelles l’international italien a répondu en allant célébrer son but devant les supporters adverses qui les avait proférées. Avant d’être rabroué par son coéquipier de la Juventus Turin Leonardo Bonucci. « Il faut arrêter les campagnes antiracistes qui ne servent à rien », juge l’international sénégalais Ricardo Faty, qui privilégie la grève, évoquant les Gilets jaunes. Mais « est-ce qu’on est assez solides pour ça ? » se demande-t-il.

    Est-ce que surtout les instances du football sont prêtes à réellement prendre des mesures ? Abdeslam Ouaddou regrette ainsi l’absence de réaction de l’arbitre lorsqu’il est victime d’actes racistes lors d’un match Metz Valenciennes en 2007… mais aussi la simple opération de com gouvernementale qui a suivi… le secrétaire d’État aux sports vient lui rendre visite chez lui accompagné d’une équipe de télévision… puis plus rien.

    Le sport confronté au racisme, mais aussi à l’homophobie

    « Embrassez qui vous voudrez », titre L’Équipe magazine qui consacre la quasi-intégralité de ses pages à la question de l’homosexualité dans le sport. Mais l’injonction est loin d’être évidente.

    Un long article revient ainsi sur le destin tragique de l’attaquant anglo-nigérian Justin Fashanu, premier footballeur professionnel à avoir révélé son attirance pour les hommes en 1990. Il se suicidera 8 ans plus tard après une carrière erratique. Depuis, aucun footballeur de premier plan n’a osé faire son coming out et les insultes homophobes continuent de se déverser sur les réseaux sociaux et dans les stades. L’Equipe donne la parole à des supporters LGBT qui font part de leur malaise face à ce phénomène. « Le sujet n’est pas encore assez pris au sérieux » estime Mélanie, fan du PSG, alors que Yohann, qui soutient Marseille, pense que les joueurs devraient clamer « haut et fort que cette forme d’encouragement ne leur plait pas ». Dave, supporter d’Arsenal, explique que son club et son kop sont désormais attentifs à ce sujet et révèle que les stadiers du club interviennent quand des insultes homophobes sont lancées.

    Mais pour les amateurs, se pose la question de la pratique au quotidien : aller dans un club classique ou privilégier les associations sportives LGBT qui éclosent un peu partout ? Les points de vue sont contrastés, plusieurs témoins affirmant que les choses évoluent positivement en tout cas dans des sports moins exposés que le football.

    Certains ont toutefois pris le parti de revendiquer leur appartenance sexuelle par le sport. C’est le cas de l’équipe de water-polo des Crevettes Pailletées. Une histoire de potes dont l’un des fondateurs du club, le réalisateur Cédric le Gallo a tiré un film qui sort ce mercredi dans les salles.

    L’ascension de François Xavier Bellamy

    « La droite est de retour », titre Le Figaro Magazine, grâce à la tête de liste des Républicains aux élections européennes. Ils sont en réalité trois à occuper ce poste, mais la presse n’a d’yeux que pour le jeune professeur de philosophie, idole de la frange conservatrice du parti. Le Figaro évoque les salles combles quand le candidat tient meeting… Un engouement dont se fait également écho M Le Monde dans son « voyage en terre de droite ».

    L’hebdomadaire raconte son périple de Bordeaux à Versailles en passant par la Touraine, mais pas par la Lorraine. Et « à force de croiser des gaullistes décoiffés par trop de modernisme, des fillonistes ulcérés par tant d’injustice, des sarkozystes irréductibles ou des lepénistes qui s’ignoreraient presque », le journal se dit que la droite n’est « pas prête à se jeter dans les bras du macronisme, mais que si Wauquiez ne représente pas forcément le renouveau, Bellamy bénéficie lui d’une sacrée cote ».

    Laurent Wauquiez, « pas antipathique, mais presque » explique un militant vendéen, alors que Bellamy plait beaucoup « sa façon de parler. Il donne du sens ». Mais pour d’autres, le parti va mal, les décisions ne sont pas prises… bref « on minaude » selon un retraité bordelais.

    Et ça, c’est grave pour François Xavier Bellamy pour qui la civilisation européenne est en danger. Dans l’entretien qu’il accorde au Figaro, il défend une Europe dopée aux valeurs des civilisations antiques et à celles de la « tradition chrétienne ». Le candidat LR défend un durcissement des politiques migratoires en Europe et appelle à davantage de protectionnisme pour l’économie de l’Union. Bref, « il parle au cœur de la droite » résume le dossier réalisé en partie par un journaliste que François Xavier Bellamy a la courtoisie de citer parmi ses références. Et l’on s’étonne en terminant notre lecture qu’un autre Bel Ami, celui de Maupassant, ne soit pas cité : « ah qu’il est difficile de trouver un homme qui ait ainsi de l’espace dans la pensée ».

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