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    À la Une: l'incarcération du frère d'Abdelaziz Bouteflika

    Abdelaziz Bouteflika avec, à gauche au premier plan, son jeune frère et principal conseiller, Saïd. AFP PHOTO / FAROUK BATICHE

    Le tribunal militaire a ordonné hier le placement en détention provisoire de deux généraux algériens et de Said Bouteflika pour « atteinte à l’autorité de l’Armée » et « complot contre l’autorité de l’État ». C’est la télévision nationale qui l’a annoncé. Les trois hommes avaient été arrêtés la veille samedi. Il s’agit là de 3 figures proches de l’ancien régime. « Le frère et conseiller de l’ex-président, le général de corps d’armée Mohamed Mediene dit Toufik ainsi que le général major Bachir Tartag » précise ALG24.

    Tous ont été auditionnés par les services de la Direction générale de la Sécurité intérieure dans le cadre de l’enquête sur leurs activités. Des activités « dénoncées par le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire Ahmed Gaïd Salah », rappelle Observalgerie. Pour le site d’information, il faut donc y voir « le passage à l’acte du général Salah, qui avait déjà accusé l’ex-patron des renseignements de préparer un complot contre l’armée et le mouvement populaire. Il avait également accusé, sans le nommer, Said Bouteflika d’avoir confisqué le pouvoir présidentiel durant la maladie de son frère ».

    « On s’y attendait depuis quelques jours, reprend aussi le 360, les menaces du général Ahmed Gaid Salah à l’encontre de ceux qu’il a dernièrement qualifiés de “bandes” montrent très clairement que son objectif était de faire le vide dans l’appareil politique, sécuritaire, et économique des soutiens proches du “bouteflikisme”. Soutiens qui constituent des “bombes à retardement”, instillées, selon lui, dans toutes les structures de l’État. »

    La presse algérienne s’interroge donc aujourd’hui sur les peines qu’ils encourent si le motif de complot est retenu. « Jusqu’à 10 ans de prison selon le code de justice militaire et le Code pénal » indique Tout sur l’Algérie.

    « Le maximum de la peine est appliqué aux militaires les plus élevés en grade et aux instigateurs dudit complot. » Explique pour sa part Algérie-éco.

    Alors dans ce contexte, hier soir la prise de parole du chef de l’État par intérim a été suivie de près par les médias algériens. Abdelkader Bensalah a appelé une nouvelle fois au dialogue, et affirmé « qu’une élection présidentielle dans les délais convenus était désormais l’unique solution à la crise ». Pour TSA, « les Algériens attendaient un discours “décisif”. Ils ont eu le droit à un nouveau discours qui ne propose rien de nouveau ».

    À la une aussi le début du ramadan aujourd’hui

    Des millions de musulmans ont appris hier soir le début officiel du ramadan, une date qui évolue tous les ans. Ce qui vaut bien un petit rappel. « Le ramadan est le neuvième mois de l’année, selon le calendrier musulman. À l’instar du calendrier grégorien, il compte 12 mois, mais seulement 354 ou 355 jours, ce qui explique pourquoi la date est décalée chaque année », explique beninwebtv. Le site souligne aussi que « le calendrier islamique est un calendrier lunaire : le mois commence lorsque la lune a effectué un cycle complet. »

    Alors pour connaitre la date exacte du ramadan, il faut scruter le ciel, à la recherche du croissant lunaire. C’est ce que de nombreux fidèles ont fait hier soir en Côte d’Ivoire par exemple rapporte Newsabidjan. Dans la tradition islamique, on appelle cela « la nuit du doute ». Si le croissant apparait, alors le lendemain marque le début du jeun. C’était donc le cas hier soir.

    Désormais « les musulmans resteront à jeun de l’aube jusqu’au coucher du soleil tous les jours de même qu’ils s’abstiendront d’avoir des rapports sexuels avec leur époux ou épouse dans la journée » nous dit le journal.

    « Ce mois “béni” de l’Islam est également accueilli en tant que période de grande générosité, de solidarité et de partage. »

    C’est aussi un mois d’intense consommation. Alors en Algérie par exemple, un dispositif de contrôle des prix a été mis en place par le ministre du Commerce. Dans le journal El Moudjahid, Said Djellab explique que « les prix de référence élaborés en vue de mettre une limite à la spéculation sur les prix des aliments durant le mois de Ramadhan, seront affichés, dès ce matin au niveau de tous les marchés sur tout le territoire national ». Une initiative censée protéger à la fois les producteurs, les commerçants, et les consommateurs, pendant ce mois de ramadan.

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