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    A la Une : sauver la biodiversité, « Il n’est pas trop tard pour agir »

    L'aventure de la biodiversité. Formiche

    Les journaux ce matin nous racontent une très vieille histoire. Une histoire qui s’est déroulée il y a 65 millions d’années. C’était la dernière fois que le monde vivant faisait face à une extinction de masse des espèces animales. On parle ici des dinosaures, mais aussi des trois quart des espèces alors présentes sur terre. Aujourd’hui, en 2019, l’histoire risque de se répéter, mais à un rythme 100 fois plus rapide. « Non plus à l’échelle des temps géologiques, nous dit Le Monde, mais en quelques décennies. Avec un unique responsable : l’homme ».

    Voilà le bilan que dressent les scientifiques et les experts du monde entier dans un rapport grave et inédit sur la biodiversité. Le constat est sans appel : un million d’espèces sont menacées. Concrètement, c’est 19% des reptiles, 25% des mammifères, 33% des coraux...la liste est longue, et elle donne le tournis. Quelque 8 milliards d'euros par an sont affectés à la restauration de la biodiversité au niveau mondial. « Les experts estiment qu'il en faudrait entre 200 et 300 milliards chaque année. A combien évaluons-nous le prix du vivant ? » interroge le journal du soir.

    Plus de questions que de réponses dans la presse ce matin

    Comme celle-ci : « Comment renchaîner Prométhée ? » demande Le Figaro, qui convoque la mythologie et qui nous montre en une, un lynx boréal, une sterne arctique, une tortue d’Herman, une anguille européenne et une grenouille des champs. Des espèces que l’homme est en passe de condamner. « La croissance mondiale a pour effet de sortir une partie de l'humanité du sous-développement, reconnait le journal conservateur. À quel prix pour l'environnement ? De l'homme ou de la nature, qui sauver ? Surtout quand celui- là a impérativement besoin de celle-ci... Moderne dilemme que nous n'avons pas fini de méditer...»

    On nous rappelle donc notre capacité à agir. « Il n’est pas trop tard », nous dit Robert Watson, le président du groupe d’experts de l’ONU repris dans Ouest France. « Mais seulement si nous le faisons dès maintenant ». Et en effet, chacun peut agir, en tant que citoyen, en tant qu’électeur, en tant que consommateur aussi.

    Et pour agir il n’y pas d’âge...

    C’est le cas de Victor Noel. 14 ans. Des yeux immenses derrière ses lunettes carrées. C’est France info qui brosse ce matin le portrait de ce jeune ado, « un drôle d’oiseau qui ferait tout pour sauver la biodiversité ». Et les oiseaux, lui, il les connait par cœur, il faut dire qu’il passe le plus clair de son temps à les observer à la jumelle pendant de longues balades en forêt. Victor est devenu célèbre en organisant, du haut de sa petite taille, la marche pour le climat à Metz l’année dernière. Célèbre aussi, pour cet échange télévisé avec Nicolas Hulot. Le ministre de l’écologie de l’époque lui demande ce qu’il ferait s’il était à sa place. « Quand j'aurai l'âge d'être ministre de l'Ecologie, disait-il, ce ne sera plus le temps d'agir (...). Il sera trop tard ». La vérité sort de la bouche des ados.

    Eux étaient justement réunis pour agir, mais le G7 de l’environnement à Metz a surtout fait des déçus...

    Les ministres de l’Ecologie des sept pays les plus riches de la planète et d’autres pays invités ont pourtant planché sur une charte de la biodiversité, la charte de Metz. Problème, une fois de plus, le texte « n’est pas contraignant, et n’a pas d’objectif chiffré » explique Le Monde, qui cite aussi Green Peace. L'ONG enrage : c’est « le grand écart entre les beaux discours diplomatiques et l’inaction nationale ».

    « On s'en doutait un peu », souffle la République des Pyrénées. « On sait bien que ce genre de sommet aboutit sur des communiqués peu conciliables avec ce que le commun des mortels appelle « concret ». Mais on avait envie d'y croire, on trépignait. Une fois le texte sous les yeux, patatras. Déception.

    Même constat pour La Nouvelle République : « Aussi ambitieux soient-ils, ces grands rassemblements interétatiques sont loin d'avoir réussi leur entreprise. A vrai dire, on a l'impression que les États sont à la traîne. Ce sont surtout les villes, les collectivités locales, les instances infra-étatiques qui font avancer concrètement les choses sur le terrain »

    Face à l’urgence d’agir, Emmanuel Macron a fait hier toute une série d’annonces

    Le chef de l’Etat a promis « un changement profond » des modes de production, et rappelé quelques engagements phares : « la lutte contre le gaspillage alimentaire ou la production de déchets plastiques, la réduction des produits phytosanitaires », rappelle 20 minutes. Outre-mer première retient pour sa part les mots du président concernant le projet de mine d’or en Guyane. Emmanuel Macron ne le « juge pas compatible avec une ambition écologique ». Signe d’une victoire à venir peut être pour les associations de défense de l’environnement.

    Pour Libération il y a toutefois là encore un « écart affligeant entre le discours et les actes. que fait l’exécutif ? Il parle, un peu, il était temps, nous dit Libé. Mais il agit à contresens. Après avoir omis de prononcer le mot « biodiversité » lors de sa conférence de presse du 25 avril, Emmanuel Macron n’a pas daigné assister à l’ouverture ou à la clôture de la réunion d’experts, pourtant organisée à quelques encablures de l’Elysée. » Les symboles peuvent être aussi importants que les beaux discours.

    Emmanuel Macron qui fête aujourd'hui ses 2 ans à la tête du pays

    Comme à chaque anniversaire, l'heure du bilan a sonné. Avec encore son lot de questions ouvertes : « Mais où sont passées l'espérance portée en lui et l'audace du commencement ? On est loin de l'enthousiasme du Louvre au premier soir. », estime l’Union qui parle d'un « anniversaire sans gâteau ». Face à la déception des écologistes, face à la colère des «gilets jaunes» aussi, « Emmanuel Macron reste seul » estime La Croix. Alors la campagne des européennes, qui a pourtant bien du mal à passionner les foules, pourrait presque apparaitre comme une planche de salut.

    « Le président tente de conjurer les sondages décevants en durcissant l'affrontement « progressistes contre nationalistes » pour remobiliser ses troupes », analyse Les Echos. Hier il a envoyé son Premier ministre à la rescousse de sa candidate Nathalie Loiseau, raconte le journal. Edouard Philippe a tenu un meeting à Caen, pour tenter de faire décoller la campagne. Car à trois semaines de ce premier scrutin du quinquennat, pour l’exécutif, là aussi, il est grand temps d’agir.

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