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    A la Une : Fayez el-Sarraj en quête de soutiens

    Fayez el-Sarraj, le chef du gouvernement d'union nationale en Libye, le 20 septembre 2017 à New York. Drew Angerer/Getty Images/AFP

    « Emmanuel Macron a 'réaffirmé' hier le 'soutien' de la France au chef du gouvernement libyen d’union nationale Fayez al-Sarraj, pointe Jeune Afrique. C’est ce qu’a fait savoir l’Élysée après une rencontre entre les deux dirigeants à Paris. Le président français a 'encouragé' un cessez-le-feu 'sans conditions' après l’offensive lancée début avril par le maréchal Haftar, l’homme fort de l’est du pays. Il a également proposé une 'délimitation de la ligne de cessez-le-feu, sous supervision internationale, pour en définir le cadre précis'. »

    Paris était la troisième étape du Premier ministre libyen après Rome et Berlin. Il doit se rendre ce jeudi à Londres.

    « Chef du gouvernement d’entente nationale – seule autorité reconnue par la communauté internationale, qui l’a créée en 2015 –, Faïez al-Sarraj tente avec cette offensive diplomatique, relève Le Monde Afrique, de remobiliser les Occidentaux et 'de réunir des soutiens contre l’agression', alors que son rival, le maréchal Khalifa Haftar, continue l’opération lancée le 4 avril sur la capitale libyenne. »

    Haftar incontournable…

    Ces derniers temps, poursuit Le Monde Afrique, « le dirigeant libyen n’a pas caché son irritation vis-à-vis de la France, qu’il accuse de soutenir encore aujourd’hui politiquement le maréchal Haftar, après l’avoir appuyé par le passé y compris militairement. (…) Le tête-à-tête de plus d’une heure entre les deux dirigeants, avec juste les interprètes, aurait donc permis de dissiper quelques malentendus. »

    Toutefois, « le maréchal Haftar reste un élément incontournable, pointe Le Monde Afrique. 'Il est une partie de la solution, même s’il ne peut pas être toute la solution', rappelle un haut diplomate français. Le problème, c’est qu’il croit encore pouvoir gagner, malgré l’enlisement de son offensive. Outre le soutien de l’Egypte et des Emirats arabes unis, il a celui de la Russie. Et en bonne part, celui de l’administration Trump. Au point qu’à l’ONU, il y a dix jours, rappelle Le Monde Afrique, un projet de résolution porté par Londres et appuyé par Paris a été bloqué à la fois par Washington et Moscou, parce que jugé trop dur contre le maréchal Haftar. »

    Enlisement ?

    « Le jeu en valait la chandelle », affirme pour sa part Le Pays au Burkina. « La tournée européenne du Premier ministre libyen s’imposait d’autant qu’après l’offensive sur Tripoli, certaines puissances avaient été accusées de rouler pour Haftar. (…) Cette tournée a au moins permis de décrisper l’atmosphère entre Paris et Tripoli. (…) Et des initiatives pourraient être prises pour décanter la situation 'figée sur le terrain' avec des combats qui continuent de faire rage. »

    Mais pour Le Pays, on est bien loin d’une solution à l’imbroglio libyen : « les Occidentaux, du fait de leurs intérêts, sont tellement divisés sur le dossier libyen que l’on ne voit pas poindre la moindre lueur d’espoir de sortie de crise. Bien au contraire ! »

    Les Occidentaux veulent un homme fort !

    Pas très optimiste non plus, Aujourd’hui, toujours à Ouagadougou : « les grands de ce monde auront-ils une oreille attentive à celui qui tient la Libye 'officielle ?'. Diplomatiquement oui ! Sur le terrain non ! », répond le quotidien burkinabé. « Sarraj doit comprendre que face à son incapacité à pacifier le pays, pris en tenaille entre les différentes milices, Occidentaux, Américains et même Africains ont besoin d’un homme fort capable de fédérer, à tout le moins d’apporter un semblant de paix en Libye, mais aussi pour circonscrire la menace djihadiste et le péril migratoire. Car de la Tripolitaine à la Cyrénaïque en passant par le Fezzan, Sarraj n’en mène pas large. »

    C’est surtout le cas des Etats européens, poursuit Aujourd’hui, qui veulent « un dirigeant fiable, qui pourra vite leur assurer un minimum de sécurité. Quitte à fermer les yeux contre les agressions du Maréchal Khalifa contre Tripoli. Quitte à ne pas voir le presque millier de morts sous les décombres de Tripoli en moins d’un mois d’affrontements. Quitte à raccompagner Fayez Al-Sarraj à l’aéroport pour un exil avec des formules poliment diplomatiques. Mais sans réelle portée. Ainsi va la realpolitik, fille de la diplomatie. »

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