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    Le milliardaire américain Warren Buffet

    Warren Buffett prenant la parole lors de son défi «Développez votre entreprise» du Club Secret de Millionaires à Omaha, Nebraska, États-Unis, le 18 mai 2015. REUTERS/Lane Hickenbottom

    A quatre-vingt-huit ans, Warren Buffet, troisième fortune mondiale, est à la tête de la holding Berkshire Hathaway, l'un des conglomérats les plus puissants du monde. Ce milliardaire emblématique a tenu au début du mois sa traditionnelle assemblée générale des actionnaires dans sa ville natale d'Omaha dans le Nebraska. Cette grande messe annuelle rebaptisée le « Woodstock des capitalistes », par les festivaliers, a encore attiré cette année plus de 20 000 personnes. Des investisseurs et des chefs d'entreprises qui lui doivent leur réussite financière. C'est le portrait Aujourd'hui l'Economie de ce vendredi 10 mai.

    Avant de devenir l’un des milliardaires les plus célèbres au monde,  lorsqu'il avait 13 ans Warren Buffett distribuait des journaux. Enfant précoce, il a très tôt le sens des affaires. L'histoire raconte qu'à l’âge de 11 ans  il achète ses premières actions. Trois pour lui, trois pour sa sœur. Prix d'achat unitaire : 38 dollars, revendues quelques jours plus tard 40 euros... mais hélas trop tôt ! Car quelques jours plus tard, les actions s'envolent. Il rate un bénéfice de 200 euros... et retient la leçon...  A 13 ans il déclare qu'il sera millionnaire avant ses 30 ans, et il le deviendra.

     

    Déjà à 16 ans il se passionne pour la Bourse. De ses études en finance à la Columbia Business School, il retient un grand principe qui vaudra pour tous ses investissements. Selon Patrick Bolton, professeur d'économie et de finance à l'université de Columbia à New York, Warren Buffet ne déroge jamais de sa règle : « Investir dans la valeur "Value Investing"... c'est une idée toute bête : on regarde les entreprises qui ont une cote très faible en bourse, on étudie la valeur comptable de l'entreprise et lorsque cette valeur comptable est beaucoup plus élevée que la valeur boursière, on investit avec l'idée que au bout de cinq six ans on obtient un rendement très élevé. Ça c'est vraiment la base de Warren Buffet ».

     

    Warren Buffet prodigue facilement ses conseils et rappelle que : « Dans l’investissement, tout n’est qu’affaire de choix : choisir les bonnes actions au bon moment et les garder aussi longtemps que les entreprises restent de bonne qualité. »Une philosophie des affaires qu’il tire de ses professeurs, David Dodd et Benjamin Graham, des sommités de l'analyse financière. C'est d’ailleurs Benjamin Graham qui lui offre son premier travail dans sa société new-yorkaise. Warren Buffet devient gestionnaire d'un portefeuille. L'expérience le conforte dans son choix. Deux ans plus tard, en 1956, il revient chez lui à Omaha et monte son premier fonds d'investissements grâce à de l’argent prêté par des relations. Quelques années plus tard, il prend le contrôle du groupe textile Berkshire Hathaway et le transforme en un fonds d'investissements. Ses premières acquisitions sont des  compagnies d'assurances, principales ressources de liquidités qui lui permettent d'investir dans les secteurs du transport, de l’énergie mais aussi Coca Cola, Gillette ou encore Duracell. Que des valeurs sûres...

     

    Celui qui a tout réussi a quand même un regret, celui d'avoir raté le coche de l'industrie  du numérique. Malgré une participation dans Apple il y a quelques années, Warren Buffet a toujours gardé ses distances avec les nouvelles technologies, les considérant suspectes tant elles grossissent vite. Récemment il a déclaré : je me sens comme un crétin de ne pas avoir identifié Google plus tôt (..) on s'est planté ». Aujourd'hui il se rattrape en prenant des participations dans Amazon, le géant du e-commerce, dont le patron Jeff Bezos est le premier milliardaire au monde. Mais Pour Patrick Bolton, c'est un peu tard : « si il avait investi il y a dix ans dans les Gafa, (Google, Amazon, Facebook et Apple), sa fortune représenterait encore beaucoup plus ».

     

    Elevé au rang d'icône, son seul nom permet de surévaluer son groupe de 10 à 15% en bourse et les firmes lui déroulent le tapis rouge pour le compter parmi ses investisseurs. Selon Patrick Bolton, le nom de Warren Buffet crédibilise les entreprises « Souvent les entreprises se tournent vers Warren Buffet et lui offrent des prix plus attractifs qu’à d’autres investisseurs pour qu’il vienne investir. Son nom compte pour beaucoup. Le fait que lui-même investisse valorise l'entreprise dans laquelle il investit ». Ce n’est pas pour rien qu’on le nomme « l’oracle d’Omaha ».

     

    Bien qu'il ait perdu 1 milliard et demi de dollars l'an passé, sa fortune est estimée à 83 milliards. Classé troisième homme le plus riche du monde, Warren Buffet est réputé économe et son train de vie n'a rien d'exceptionnel. Tous les midis il déjeune au même endroit d'un hamburger avec un Coca Cola à la cerise, roule dans sa vieille voiture Lincoln, et vit dans la même maison achetée il y a soixante ans. Seule entorse : son jet privé qu'il a nommé « l'injustifiable », mais nécessaire à ses déplacements.

     

    Iconoclaste, Warren Buffet a été le premier milliardaire à réclamer de payer plus d'impôt. Il estime que « les riches sont clairement sous-taxés par rapport au reste de la population » et déplore que sa secrétaire soit proportionnellement plus taxée que lui. Soucieux des plus démunis, il récolte des fonds pour une fondation caritative de San Francisco. Pour ce, il met aux enchères sur le site Ebay un déjeuner avec lui. Les plus fortunés sont prêts à payer cher. En 2007 un homme d’affaires américain a déboursé  650 000 dollars pour déjeuner avec « l’oracle d’Omaha ».

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