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    A la Une: ces deux héros morts pour la France

    Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des opérations spéciales, membres du prestigieux commando Hubert de la Marine nationale, ont été tués lors de l'opération de libération des otages. Sirpa Marine/Handout via REUTERS

    Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Pour sauver des vies dans le nord du Burkina-Faso, ils sont tombés au champ d’honneur.

    Et ce matin, ces deux maîtres dans l’armée française sont notamment à « la Une » des quotidiens Le Figaro et Le Parisien. « Ces soldats d’élites morts pour la France en libérant quatre otages », lance ce dernier, qui salue en eux « deux militaires d’exception ». Le Figaro, de son côté, signale sur leur photo « la mort au combats de deux commandos marine français pour libérer des otages au Sahel ».

    « Ils avaient signé pour servir dans les plus périlleuses des missions, souligne Sud-Ouest, celles où sont engagés les quelques rares hommes à pouvoir intégrer les commandos de marine. L'objectif qui leur était fixé, jeudi dernier, n'était pas de conquérir une position, ni de débarquer sur une plage. Il s'agissait d'intercepter les ravisseurs de deux Français enlevés lors d'une visite dans un parc animalier du nord du Bénin ». Ces deux militaires français sont « morts en héros, énonce ce quotidien du sud-ouest de la France, non parce qu'ils avaient choisi ce métier de soldats, mais parce qu'ils savaient le prix de leur engagement dès le début ».

    L’émotion était palpable, hier, lors de la conférence presse de la ministre des Armées Florence Parly et du Chef d’état-major, le général François Lecointre. « Le menton d'un 5 étoiles qui tremble et c'est la France qui perd deux de ses fils. Et deux de ses frères pour l'armée, résume Le Midi Libre. Quatre otages vont redécouvrir la vraie vie mais au prix d'une opération sanglante : notre armée tricolore paie au prix fort la liberté de penser et de circuler », soupire ce quotidien du sud du pays.

    « L'Armée est en deuil. La France aussi, lance La Presse de la Manche. Mais elle est fière et reconnaissante à ces deux héros et à leurs frères d'armes ». Comme le souligne ce quotidien de l’ouest de la France, c’est « dans des conditions inconfortables, dangereuses, en terre inconnue, face à des adversaires qui se fondent dans les sables, sur des espaces immenses, (que) l'armée française mène au plus près la guerre au terrorisme qu'il soit celui d'Al Qaida ou de Daesh. Il s'agit de protéger les populations et d'empêcher l'accès au pouvoir de la barbarie la plus cruelle dont on a pu mesurer les ravages par ailleurs ».

    Questions qui fâchent

    Car pourquoi ne pas le souligner, l’opération des forces spéciales françaises a en effet eu lieu dans le nord du Burkina, une zone de plus en plus sous influence des djihadistes. Il est probablement trop tôt pour poser les questions qui fâchent, mais dans de telles circonstances, n’est-il pas toujours trop tôt puis trop tard ? Alors ?

    Alors, ce matin, Le Journal de La Haute Marne n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat. « On ne peut que se réjouir de la libération, au Burkina Faso, de deux otages français ainsi que de celle d'une Américaine et d'une Sud-coréenne. Mais notre joie doit être contenue : dans l'opération, deux de nos soldats sont tombés. C'est dire qu'un certain tourisme exotique n'est pas sans danger pour les intéressés, mais aussi pour ceux qui ont pour mission de les libérer le cas échéant », regrette ce journal du nord-est du pays, en soulignant que la zone frontalière du parc de la Pendjari, au Bénin, où s'est produit l'enlèvement de nos deux compatriotes était « formellement déconseillée » par le Quai d'Orsay ».

    Péril au Sahel

    Le nord du Burkina ? Les terroristes s’y « imposent de plus en plus », souligne Mediapart, au sujet des « mouvements djihadistes armés affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) ou à l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) ». Comme le souligne ce journal en ligne, « le nord du Burkina est lui aussi en partie occupé, depuis plus de trois ans, par un de ces groupes armés. Apparu en 2016 dans la province du Soum, Ansaroul Islam opère à cheval sur la frontière entre le Burkina et le Mali, et cultive des liens étroits avec la katiba Macina, implantée dans la région de Mopti, au centre du Mali », rappelle Mediapart, qui évoque un « nouveau front djihadiste », une zone où règne un « régime de terreur » et dans laquelle ces groupes armés ne sont pas venus « par hasard, en pointant le doigt sur une carte les yeux fermés. Comme souvent, ils ont ciblé une région où la colère et la frustration vis-à-vis de l’État sont latentes », explique Mediapart.

    Même chose dans l’est du Burkina, voire pire. « Depuis le début des années 2000, la zone est l’une des plus dangereuses du pays, énonce encore Mediapart. Profitant de la faiblesse de l’État, des bandes criminelles s’y sont implantées pour y braconner, y extraire de l’or ou pour détrousser les nombreux voyageurs qui se rendent dans les pays voisins ». La région est une « zone connue de trafics d’armes, d’or et de drogue notamment, pointe encore ce journal en ligne. L’hypothèse selon laquelle les deux Français auraient été enlevés par un groupe de bandits puis vendus à un groupe djihadiste est avancée par plusieurs sources. ».

    Cédric et Alain, RIP

    En tout cas, ce matin, l’hommage de la presse française à nos deux héros est bien sûr unanime. On pourrait y consacrer plus d’une revue de presse. Laissons donc le mot de la fin au journal L'Union, qui salue ce matin, avec tout à la fois gravité et dignité, les soldats français. « D'une guerre à l'autre, ils ont toujours eu cette ardeur au cœur qui donne la force de se sacrifier si nécessaire pour que d'autres vivent, énonce donc L’Union. Lorsqu'ils partent en mission, ils ne s'appartiennent plus. Ils sont à la France. Ils portent ses valeurs. Ils assurent son engagement, ils font respecter sa parole même si leur sang doit couler dans les plis du drapeau. En allant délivrer des otages aux mains de terroristes au Burkina Faso, les maîtres Cédric de Pierrepont, Alain Bertoncello et leurs camarades, dans la même communion d'action, étaient prêts à tout donner pour rendre la liberté à ceux qui en avaient été privés et sans qu'ils soient exposés à la rage de leurs ravisseurs », complète L’Union.

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.