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    À la Une: l’hommage de la France au courage de ses soldats

    Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des opérations spéciales, membres du prestigieux commando Hubert de la Marine nationale, ont été tués lors de l'opération de libération des otages. Sirpa Marine/Handout via REUTERS

    C’est le grand titre du Figaro : « Une cérémonie présidée par Emmanuel Macron honorera donc ce matin aux Invalides les deux commandos marine tués en libérant des otages au Burkina Faso. »

    « Que nous dit l’immense émotion suscitée par la mort de ces deux combattants ?, s’interroge Le Figaro. Loin des ego et des invectives du monde virtuel, ces hommes sont dans l’ordre de l’action, répond le journal. Ils pratiquent des vertus désuètes, l’humilité, la discrétion, le sens du devoir, l’acceptation du risque. Pour autant, ils ne se voient pas comme des héros. Juste des hommes qui vont au bout de leur engagement, inconditionnel et total. Leur courage est celui du colonel Beltrame, du sapeur-pompier de Paris, du sauveteur en mer ou de haute montagne. Il y a la fraternité, aussi. Celle de ces soldats entre eux, celle qu’ils manifestent pour l’Autre, pour celui que le danger menace, pour nous. Oui, conclut Le Figaro, tous ces hommes de combat nous envoient un salut fraternel. Sachons le recevoir. »

    « Aujourd’hui, l’hommage de la Nation à ses soldats morts au combat en libérant des otages au Burkina Faso mériterait d’être regardé partout en Europe, pointe L’Union. Par respect envers ces commandos français, braves parmi les braves, et pour prendre mieux conscience des enjeux de défense et de sécurité extérieure que la situation, au Levant et en Afrique, interdit de ne pas voir. Or, le sujet est à peine effleuré, déplore L’Union, tandis que la campagne des élections européennes se disperse sur des thèmes qui négligent les questions de souveraineté et de sécurité. »

    « Ce matin à 11 h, dans la cour des Invalides, renchérit Ouest France, la sonnerie aux morts retentira pour la mémoire de deux soldats d’exception. Appartenant à un corps parmi les plus prestigieux des forces armées, ces soldats étaient formés aux duretés et aux risques de leur action. Leur courage n’en est pas moins exceptionnel, à la mesure des quatre vies qu’ils ont sauvées. Et les polémiques sur les raisons de cette intervention doivent à présent laisser la place à l’hommage mérité pour ces troupes d’élite. »

    Une polémique aux relents électoralistes…

    Polémique qui s’est en effet poursuivie hier…

    « Alors que la dignité reste le maître mot des familles des victimes, toute la classe politique étale ses divisions, soupire Le Midi Libre, y va de son courroux à l’égard des deux touristes, critique le Président Macron au pied du Falcon. Tout cela est un peu pitoyable. Nous autres Français, c’est comme si nous nous nourrissions du sang versé pour la patrie. Depuis quand devons-nous trier les bons ou les mauvais otages ? »

    Le Républicain Lorrain fulmine également : « Marine Le Pen en tête, beaucoup d’observateurs ont déploré qu’Emmanuel Macron reçoive les ex-otages "comme des héros" à leur retour. Alors non, toutes les polémiques ne sont pas bonnes, s’exclame le journal. Certaines sentent l’électoralisme à plein nez. Oui, le sacrifice de deux militaires est tragique. Mais ces mêmes observateurs qui critiquent les risques pris par deux touristes et leur accueil par le chef de l’État auraient été les premiers à déplorer l’inaction de l’armée française si leur rapt avait duré et si tous les moyens de la République n’avaient pas été engagés pour les sauver. »

    « Fermez le ban ! »

    Libération dénonce également ce qu’il appelle une « polémique douteuse » : « les deux Français arrachés à un enfer promis ont déclaré leur chagrin devant la mort de leurs sauveteurs et fait amende honorable pour avoir pris - peut-être à leur insu - un risque excessif. Pourtant une fraction de l’opinion, vengeresse à bon compte, encouragée par certains politiques, continue de les harceler. Malsaine vindicte. D’autant qu’on décèle derrière ces indignations sans gloire protégées par l’anonymat de Twitter, une attaque oblique contre leur mode de vie. "Ils étaient en voyage de noce", dit-on d’un air entendu. Ainsi, certains mariés seraient, moins que d’autres, dignes d’être secourus. »

    En tout cas, pointe Paris-Normandie, « dans des témoignages bouleversants, qui méritent le plus grand des respects, les compagnes des deux militaires tranchent la question : "Si on commence à penser comme ça, on ne s’en sort plus", déclare la première. "Il a fait son job. C’est ce qu’il m’aurait dit, qu’il a fait le job", dit la seconde. "Je sais que si c’était à refaire il y retournerait". Alors, conclut Paris-Normandie, (plus de polémique) fermez le ban ! »

    Et « ajoutons, complète Le Parisien, que les terroristes se repaissent de nos divisions. Et n’oublions jamais que le silence et le recueillement peuvent aussi être des signes de grandeur. »

    Cannes 2019 : un grand cru !

    A la Une également, la 72e édition du Festival de Cannes qui s’ouvre ce mardi…  

    Un Festival de Cannes qui s’annonce « exceptionnel » pour Libération. « Cette édition 2019, loin de sentir le sapin, arbore au contraire tous les signes de la pleine santé. En annonçant mi-avril les films de la sélection officielle, le délégué général Thierry Frémaux, qui attaque sa 13e année en poste, fait déjà carton plein à l’excitomètre avec une compétition au savant mélange d’habitués et de coups de volant en direction de signatures plus fraîches. En y adjoignant, quelques semaines plus tard, les nouveaux Tarantino et Kechiche, Frémaux a placé la barre suffisamment haut pour que les champions comparatistes jugent déjà ce cru 2019 aux portes de la légende (non loin de la glorieuse édition 2001). »

    « Cannes remet le turbo », renchérit Le Parisien. « Qui a dit que les cinéastes américains délaissaient Cannes au profit du Festival de Venise, où sont projetés la plupart des films qui triomphent ensuite aux Oscars ? Qui a prédit qu’en refusant de sélectionner des productions Netflix la Croisette allait devenir ringarde et se couper des castings les plus prestigieux ? »

    Enfin à la question posée par Le Figaro « le cinéma est-il sur le déclin ? », Thierry Frémaux répond : « le cinéma va beaucoup mieux que la télévision ou la presse écrite, pour parler d’autres grands géants du XXe siècle. Mais si Bong Joon-ho ou les frères Coen, qui ont travaillé pour Netflix, reviennent faire des films pour les salles, c’est une preuve, parmi d’autres, que le cinéma a toujours un bel avenir. »

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