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    L'heure de tous les dangers dans le Golfe?

    Le président américain Donald Trump arbore la signature du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le programme nucléaire en Iran et du rétablissement des sanctions américaines contre Téhéran, le 8 mai dernier à la Maison Blanche. © GETTY IMAGES

    Et comme chaque semaine nous retrouvons Bruno Daroux, pour Le Monde en Question.  Nous revenons cette semaine sur le regain de tension entre les Étas-Unis et l’Iran depuis une semaine. Et la question que vous posez Bruno est la suivante : doit-on craindre que cette escalade verbale dégénère en conflit ?

    Non, sans doute pas à court terme. Mais cette escalade verbale est porteuse de dangers. Côté américain, on se dit prêt à réagir à toute menace iranienne, menaces qui ont justifié l’évacuation des personnels non essentiels des représentations diplomatiques américaines à Bagdad et Erbil, en Irak. Mais en même temps, Donald Trump tweete en disant qu’il est prêt à parler avec Téhéran - sans succès pour l’instant. En fait, Trump veut forcer les Iraniens à discuter…d’un nouvel accord sur le nucléaire iranien, incluant les activités balistiques de l’Iran et son rôle régional en Irak, en Syrie ou au Liban. Inacceptable pour Téhéran, qui écarte pour l’instant tout dialogue avec l’administration américaine.

    C’est que, côté iranien, on accuse les États-Unis d’avoir provoqué une escalade inacceptable. Notamment en dépêchant vers le Golfe son porte-avions Lincoln. On dit garder ses nerfs, mais être déterminé s’il le faut à réagir avec fermeté. Un face à face tendu entre Washington et Téhéran qui déborde sur le conflit au Yémen : l’Arabie saoudite accuse les rebelles yéménites pro-iraniens, les Houthis, d’avoir tiré des drones sur deux stations de pompage pétrolier près de Riyad. Du coup, la coalition, emmenée par les Saoudiens au Yémen, a bombardé ce jeudi la capitale Sanaa, aux mains des Houthis.

    Alors, qui est responsable de ces tensions ?

    C’est bien sûr la grande question. Chacun s’accuse mutuellement.

    Côté iranien, les dirigeants estiment que Washington est en train d’essayer de les étrangler économiquement. Après avoir quitté l’accord sur le nucléaire, les USA ont renforcé les sanctions économiques contre Téhéran, notamment sur les exportations de pétrole. Situation qui va encore s’aggraver avec la fin des exemptions accordées par Washington à certains pays qui pouvaient continuer à importer du pétrole iranien.

    Donc, une des motivations iraniennes, ce pourrait être de s’en prendre au pétrole saoudien – d’où les attaques de drones par les Houthis contre un oléoduc saoudien le week-end dernier, et au trafic de pétrole dans le golfe Persique – d’où les attaques contre 4 cargos géants, dont deux saoudiens et un émirati. Objectif : déstabiliser le marché pétrolier pour faire grimper le prix du pétrole, ce qui ramènerait plus d’argent à l’Iran, qui peut vendre moins de quantité de pétrole à cause des sanctions américaines.

    Côté américain, on brandit des menaces contre les intérêts de Washington dans la région pour renforcer la présence militaire navale vers le Golfe. On accuse Téhéran. Et on continue à étouffer économiquement le régime en espérant qu’il finisse par être emporté par le mécontentement populaire. Veut-on un conflit ? À Téhéran comme à Washington, tout le monde jure que non. Mais tout le monde joue avec le feu - et à force de jouer, une étincelle serait susceptible de mettre vraiment le feu aux poudres.


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