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    Le Bénin, nouveau champion du coton africain

    Le 9 janvier 2018, un travailleur plonge dans un tas de coton à Bakou, dans le district de Wewe, au Bénin. © Stefan HEUNIS/AFP

    Cette année le Bénin est devenu le premier producteur africain de coton, devant le Mali et devant le Burkina Faso, dont la production s’est effondrée.

    La capitale économique du Bénin, Cotonou, n’a jamais aussi bien porté son nom. Le Bénin est le nouveau champion du coton en Afrique. Sur la campagne 2018-2019, la production béninoise dépasse largement les 700 000 tonnes de coton graine. Le petit pays ouest-africain fait mieux que l’ancien géant, le Mali ( 660 000 tonnes ). Les producteurs maliens, pour des raisons climatiques, n’ont pas eu les rendements du passé malgré des semis prometteurs.

    Quant au Burkina Faso, il a vu s’effondrer sa récolte de 30 %. Avec moins 440 000 tonnes, il est même dépassé par la Côte d’Ivoire ( près de 460 000 tonnes ). Le coton burkinabé a subi les conséquences de la sécheresse et des problèmes sécuritaires dans l’est du pays, qui ont poussé les cotonculteurs à abandonner leur récolte. Les rendements sont les plus faibles depuis que l’on met des engrais sur les cultures… Ce qui ravive au Burkina le débat sur le retour ou non au coton génétiquement modifié…

    Le Bénin n’est cependant pas uniquement le champion par défaut. Depuis l’arrivée de Patrice Talon à la présidence, observe l’expert du coton Gérald Estur, les autorités ont œuvré à la relance de la filière.

    « Pour ce qui est du Bénin, c’est la reprise en main de la filière depuis trois ans qui a permis, a contrario de ce qui se faisait avant, de payer rapidement les producteurs, de mettre en place de façon efficace des intrants très rapidement et d’avoir une filière verticale intégrée, gérée depuis le plus haut sommet de l’État, qui a créé un choc de confiance. La production, qui plafonnait  autour de 350 000 tonnes, a plus que doublé en trois-quatre ans, depuis l’arrivée du nouveau régime. On sait bien que le chef de l’État est le premier opérateur de la filière du pays, un professionnel du coton. »

    Le Bénin a de plus toujours été le pays dans lequel l’importance du coton était la plus grande en termes de recettes d’exportation. Des exportations de coton qui jusqu’à présent bénéficiaient d’un bon niveau de prix, ce qui devrait changer. Les cours mondiaux plongent depuis la semaine dernière, avec de bien meilleures conditions de récolte aux États-Unis, leader du marché mondial. Selon Gérald Estur, on devrait bientôt passer en dessous de la barre symbolique des 1 000 FCFA le kilo de coton ouest-africain, à l’embarquement, pour la première fois depuis longtemps.

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