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    A la Une: Katumbi le retour

    Moïse Katumbi à Lubumbashi, le 28 mai 2015. © AFP PHOTO / FEDERICO SCOPPA

    Après trois ans d’exil forcé, l’opposant congolais Moïse Katumbi rentre au pays ce lundi. « Plus que quelques heures avant son retour à Lubumbashi dans son Katanga natal, s’exclame le site d’information congolais 7 sur 7. Selon des sources proches de l’organisation de son retour, l’ex-gouverneur du Katanga était déjà hier à Johannesburg en Afrique du Sud, dernière escale avant Lubumbashi. (…) Du côté de son staff l’on se veut rassurant et l’on affirme que tout est prêt sur le plan logistique comme sécuritaire pour que ce retour soit une réussite. »

    D’après Actualités CD, autre site d’information congolais, une cinquantaine de députés de la plateforme Ensemble pour le changement de Katumbi sont d’ores et déjà arrivés à Lubumbashi pour accueillir leur leader.

    « Que de voyages, de combats, de bras de fer… »

    Alors, « c’est l’événement politique du jour en RDC, s’exclame Cas-Info. Empêché de se présenter à l’élection présidentielle de décembre dernier, rappelle le site, l’ex-gouverneur du Katanga entend ouvrir une nouvelle page de sa carrière politique. Il aura remué ciel et terre pour faire barrage à Joseph Kabila. 'En 3 ans, que de voyages, de combats, de bras de fer sur le chemin de l’honneur', s’est exclamé hier son porte-parole, Olivier Kamitatu. Une manière de prévenir que ce retour est aussi celui de la victoire pour l’opposant le plus pourchassé de la RDC. Lui qui aura joué un rôle de premier plan dans le dénouement de la crise politique provoquée par les manœuvres de maintien au pouvoir de l’ancien président. Avant de s’attirer les foudres de l’ancien régime. »

    Un symbole de la victoire des forces politiques et sociales de changement

    « Moïse Katumbi : le grand retour », titre pour sa part Le Potentiel à Kinshasa. « Les dossiers montés en justice contre Moïse Katumbi ont tous été démontés les uns après les autres, pointe Le Potentiel - preuve que ces accusations étaient commanditées par les sbires de l’ancien régime. Le patron du TP Mazembe rentre en homme libre dans son pays. Plus rien ne pourrait donc l’empêcher de participer à la construction du géant Congo, de l’intérieur du pays. Le retour de l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga est en lui-même un symbole de la victoire des forces politiques et sociales de changement sur les velléités dictatoriales de l’ancien pouvoir. Ce retour est un des résultats palpables que le leadership national actuel veut imprimer un changement en garantissant à tous les Congolais les droits et libertés fondamentaux. »

    Tshisekedi et Katumbi ont chacun besoin l’un de l’autre…

    « Katumbi en route… pour 2023 », lance pour sa part Afrikarabia.

    Pour le site spécialisé sur la RDC, il ne faut pas s’y tromper : « si Katumbi peut enfin revenir dans l’arène politique congolaise… au premier plan, (…) c’est pour prétendre au poste de chef de l’Etat qu’il convoite depuis 2015, date du 'divorce' avec Joseph Kabila. (…) Mais il devra attendre un peu avant de sortir du bois. Aujourd’hui, Tshisekedi et Katumbi ont chacun besoin l’un de l’autre, estime Afrikarabia. Le nouveau président doit affirmer une alternance politique et un changement de régime, mais il doit aussi se trouver de nouveaux alliés pour isoler le camp Kabila. Et Katumbi en est le partenaire idéal. L’homme d’affaires peut en effet aider le nouveau président à élargir sa base politique, mais il peut aussi convaincre les acteurs économiques et internationaux de soutenir le nouveau régime. »

    Qui comme Premier ministre ?

    Parallèlement, le nom du Premier ministre devrait être connu cette semaine…

    C’est le président Félix Tshisekedi qui l’a annoncé lui-même, souligne Le Nouvel Observateur à Kinshasa. « 'Cette fois la fumée blanche va sortir', a-t-il affirmé. Jusqu’ici plusieurs noms ont été cités : Albert Yuma Mulimbi, le patron de la Gécamines, Henri Yav Mulang, ministre des Finances, Jean Mbuyu, dernier conseiller sécurité de Joseph Kabila ou, plus récemment Sylvestre Ilunga. Actuellement les tractations semblent se poursuivre pour mettre le point sur le dernier réglage. Mais on n’est pas à l’abri d’une surprise, telle qu’on en a vécu dans le rocambolesque paysage politique congolais. Le problème aujourd’hui, souligne Le Nouvel Observateur, porterait surtout sur la formation d’un gouvernement issu à la fois de la coalition présidentielle, Cach, Cap pour le Changement, et de la nouvelle majorité parlementaire, le FCC, le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Plus précisément, sur la répartition des postes entre les deux forces politiques. Il y a quelques jours, on évoquait 70% pour le FCC et 30% pour Cach. »

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