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    À la Une: un débat qui dérape

    François Lambert se tient devant l'hôpital Sébastopol, où son oncle Vincent Lambert est maintenu en vie depuis 2008, à Reims le 9 avril 2018. FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

    Il s’agit du débat sur la fin de la vie induit par l’affaire Vincent Lambert. Un débat important, nécessaire, mais qui prend des proportions inquiétantes que dénoncent ce matin nombre d’éditorialistes.

    Ainsi pour Le Midi Libre, « cette affaire n’aurait jamais dû sortir de la chambre 222 d’un hôpital. Et pourtant. Tout le monde connaît chaque page du dossier médical. Les larmes de Vincent circulent en boucle, images à l’appui. Déchirant. Le cas Vincent Lambert nous donne une vraie leçon de vie : la mort appartient au domaine privé, certainement à l’intime. Il ne doit pas transpirer. Faire émerger une telle situation sur la place publique, c’est l’assurance d’un débat émotionnel qui ne relève pas de la raison. »

    « Vincent Lambert, c’est regrettable, est devenu l’otage du débat sur la fin de vie, déplore également La Marseillaise. Au-delà du malaise provoqué par la vue des images d’exultation des avocats et des soutiens de ses parents lorsqu’ils ont accueilli la décision de la Cour d’appel de Paris aux cris de "on a gagné", elles démontrent qu’il s’agit d’un combat de société plutôt que d’une affaire familiale. »

    Oui, complètent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « passons sur l’indécence des avocats de ses parents, fers de lance de cette mouvance, lançant lundi des "On a gagné", "C’est la remontada" ou sur les inqualifiables propos de sa mère traitant les médecins de "nazis", qui ne s’expliquent pas que par l’émotion. Car ce qui se déroule sous nos yeux est aussi une bataille politique. »

    « Qu’avons-nous vu ?, déplore Sud-ouest. Des scènes de liesse déplacées. Des avocats, commentant une décision de justice qui concernait la vie d’un homme, portés en triomphe et utilisant des termes réservés au champ habituel du sport. Des hurlements de joie qui oubliaient jusqu’au souffrant sur son lit. Une obscénité en somme. La vie d’un homme, parce qu’elle est sacrée ne saurait être le prétexte à des luttes idéologiques. »

    Les parents Lambert : « membres d’une secte illuminée d’intégristes catholiques »

    Appelons un chat un chat, pointe Libération : « l’usage de ce vocabulaire outrancier, agressif et vulgaire confirme ce qu’on sait depuis le début : les parents Lambert, membres d’une secte illuminée d’intégristes catholiques, la Fraternité Saint-Pie-X, avec laquelle Vincent Lambert avait rompu, ont instrumentalisé la souffrance de leur fils, estime Libération, dans le but d’imposer leurs principes obscurantistes et de porter haut les dogmes dont ils sont les croisés enfiévrés. La volonté de Vincent Lambert ? Son épouse Rachel, qui vit depuis dix ans un double calvaire, personnel et médiatique, en est l’interprète légitime, pointe encore le journal : Vincent, dit-elle - sans que les beaux-parents puissent la contredire - ne souhaitait en rien qu’un jour, en cas de malheur, on fasse preuve d’acharnement à son endroit. C’est l’obstination des parents qui a bloqué le processus légal. Cette obstination aboutit à clouer au pilori le docteur Sanchez, honnête médecin. La décision de la cour d’appel, surprenante, prolonge cette situation absurde. Ainsi, déplore Libération, le chemin de croix de son épouse et de ses proches pourra continuer pendant des mois, sous l’œil impudique des caméras, au milieu des cris discordants de zélotes fanatisés. »

    Car l’affaire n’est pas terminée, loin de là, avec la récente décision de la Cour d’appel de Paris. En effet, précise L’Alsace, « drame familial privé devenu affaire nationale, le sort de Vincent Lambert est désormais un dossier relevant de l’Organisation des Nations Unies ! En ordonnant à l’État de "faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées" de l’ONU, la Cour d’appel de Paris a pris une décision dont personne ne peut aujourd’hui imaginer la portée. En quelques lignes, trois juges ont désavoué l’ensemble de l’institution judiciaire française mais aussi la majorité des experts médicaux qui ont eu à examiner le dossier depuis maintenant dix ans. »

    Européennes : le duel LREM-RN…

    A la Une également, J-4 pour les élections européennes… et les sondages ne bougent pas…

    C’est ce que constate Le Parisien : « les sondages pour les européennes dessinent un relief horizontal avec des courbes d’intentions de vote depuis février particulièrement stables. Contrairement à la présidentielle de 2017, pas de dynamique vertigineuse à la Mélenchon ni d’effondrement spectaculaire à la Hamon. Le Rassemblement national et la République en marche trustent les deux premières places, loin devant les Républicains et la France insoumise. »

    Alors, s’interroge Le Parisien, « une campagne sans suspense, donc ? Pas du tout ! "Il y a une incertitude comme jamais depuis 1979 pour savoir quelle liste arrivera en tête. Les courbes de LREM et du RN se sont déjà croisées trois fois", met en garde Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. L’entrée en campagne d’Emmanuel Macron le 8 mars n’a d’ailleurs pas été sans impact et a permis de remobiliser l’électorat… du RN. "La liste conduite par Jordan Bardella a gagné 2,5 points depuis", précise le sondeur. "Il y a une vraie dynamique du RN, mais il faudra la suivre jusqu’au dernier jour pour voir s’il n’y a pas un effet vote utile au profit de LREM dans l’ultime phase de la campagne", estime Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos. »

    Question centrale : l’immigration

    En tout cas, le débat se poursuit dans les quotidiens… Le Figaro fait sa Une sur la protection des frontières, « au cœur », affirme-t-il du débat européen. Le Figaro qui estime que l’immigration clandestine de masse va s’intensifier dans les prochaines années avec l’explosion démographique en Afrique et que les accords de Schengen sont « obsolètes, condamnés à disparaître. »

    Enfin Libération fait sa Une sur les droits des femmes, cibles des extrêmes-droites.

    « En Italie comme dans d’autres pays, l’extrême droite s’en prend à l’avortement, mère de toutes les batailles contre la condition féminine. Ces mesures de défense de la famille traditionnelle se veulent aussi une réponse à la question migratoire », pointe Libération. Exemple aussi, en Allemagne. « L’un des arguments favoris de l’AfD, parti d’extrême-droite, consiste à jouer sur la différence entre le faible taux de natalité et l’arrivée de migrants. "Davantage d’enfants au lieu de l’immigration de masse", défend ce parti. Un peu comme quand, en France, pointe Libération, certains responsables d’extrême droite jouent avec les peurs de la "submersion migratoire" ou du "grand remplacement", cette théorie chère aux identitaires évoquant la substitution de la population "de souche" par les immigrés extra-européens. »

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