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    À la Une: dialogue de sourds au Bénin

    Cotonou, le 1er mai 2019. Un blindé de la police est positionné dans une rue du quartier de Cadjéhoun où réside l'ancien président Boni Yayi. AFP/Yanick Folly

    D’un côté, un président qui appelle l’opposition au dialogue après avoir verrouillé les législatives au profit d’un parti à sa botte…

    De l’autre, une opposition meurtrie qui conteste la bonne foi du président Talon et refuse sa main tendue…

    La situation politique est bloquée au Bénin

    « Peu de satisfaction » après le discours postélectoral du chef de l’Etat, pointe le site béninois Matin Libre. « Patrice Talon est resté dans sa logique, celle de mener à bout ses réformes, quelles que soient les controverses. “Ces réformes paraissent parfois impossibles, inopportunes, mais sont nécessaires au progrès. [...] Notre pays n’a, en réalité, pas d’autre choix”, a laissé entendre Patrice Talon. Peu importe donc, dénonce Matin Libre, que l’opposition soit exclue, peu importe les appels à faire marche arrière [...], Patrice Talon n’est pas prêt à fléchir. C’est d’ailleurs son mode de fonctionnement depuis trois ans, relève encore le site d’information. Cela a été le cas avec l’opération dite de libération des espaces publics, le retrait du droit de grève aux travailleurs, la restriction des libertés publiques, les réformes au Port, et la réforme du système partisan… grâce à cette dernière, le Bénin a fait la Une des médias étrangers, pointé du doigt comme le pays où la démocratie, vieille de trente ans, a connu un profond recul. Mais tout ça n’émeut pas outre mesure le chef de l’État. Il l’a encore démontré dans le message d’avant-hier. »

    Talon « au médecin après la mort »

    D’ailleurs, la réaction de l’opposition ne s’est pas fait attendre…

    « Dans cette adresse à la nation, rapporte La Nouvelle Tribune à Cotonou, l’opposition voit l’expression d’un président qui “continue à jouer de la ruse”. Elle parle d’“un président sans paroles” et se demande “comment discuter avec un homme qui n’écoute personne d’autre que lui-même, en se jouant de l’institution qu’il incarne, de la classe politique, des leaders religieux, de la société civile, de la CEDEAO, de l’Union africaine, de l’OIF, et de la communauté internationale en général”. »

    Pour Le Pays au Burkina, c’est clair, « Talon joue au médecin après la mort » : « on peut douter de sa bonne foi, car non seulement son offre de dialogue n’est assortie ni de calendrier ni d’aucune modalité pratique, mais aussi l’on comprend difficilement cette logique qui consiste à maintenir la nouvelle Assemblée nationale tout en admettant la nécessité d’une relecture des textes organisationnels. “Quand on ne mange pas le crapaud, on n’en boit pas la soupe”, dit le proverbe. On est donc tenté tout simplement de croire que Talon veut se donner bonne conscience après son forfait. [...] Et étant exclus des cadres constitutionnels, les opposants béninois n’ont d’autre choix que de déplacer le débat dans la rue, avec toutes les conséquences qui vont avec. »

    Psychose généralisée

    En effet, un climat de violence s’est installé au Bénin, constate Le Monde Afrique. « Dans un communiqué publié mardi dernier, Amnesty International, l’une des rares voix audibles actuellement au Bénin pour la défense des libertés fondamentales, a dénoncé une répression aux “proportions inquiétantes”, rapporte Le Monde Afrique. L’ONG a ainsi documenté la mort de quatre personnes. Aucun bilan officiel n’a été fourni par les autorités béninoises, ni les décès, ni les blessés.

    Le nombre de victimes, selon plusieurs sources, est probablement plus lourd que celui argumenté par Amnesty. La constitution des dossiers se heurte en effet aux réticences des familles. “Il y a une psychose généralisée”, explique Renaud Agbodjo, avocat de l’ancien président Boni Yayi devenu opposant acharné à Patrice Talon. “Les gens se disent que si l’un de leurs parents est mort ou blessé, alors ils sont complices et qu’ils risquent des ennuis judiciaires ou, par exemple, de perdre leur emploi s’ils sont fonctionnaires”. [...] Quant à l’opposition, poursuit Le Monde Afrique, prompte à dénoncer bruyamment l’illégalité de son éviction du nouveau Parlement, elle n’est pas montée au créneau sur ce sujet. À l’exception d’un appel lancé vendredi dernier pour aller prier dans les églises, mosquées ou temples du pays pour les victimes. Celles-ci se retrouvent donc seules et souvent désemparées face à leur drame et face à la puissance publique. »

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