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    • Syrie: douze civils tués par des roquettes rebelles selon les médias d'Etat

    À la Une: des services secrets bien inquisiteurs

    En quelques jours, plusieurs journalistes enquêtant sur les agissements des autorités françaises ont été convoqués par la justice. REUTERS/Charles Platiau

    Après l’interrogatoire la semaine dernière de trois journalistes qui avaient enquêté sur l’utilisation d’armes françaises au Yémen, la Direction générale de la sécurité intérieure a convoqué hier mercredi une reporter du Monde, Ariane Chemin, pour ses articles en lien avec l’affaire Benalla.

    Une convocation qualifiée d’« inquiétante » par le quotidien du soir. En effet, affirme Le Monde, « l’intérêt public suppose de pouvoir enquêter sur les entourages et les liens entretenus par des collaborateurs de l’Élysée ou de Matignon, quels que soient leurs parcours antérieurs. »

    « Cela commence à faire beaucoup, s’exclame Libération. En quelques jours, plusieurs journalistes enquêtant sur les agissements des autorités françaises ont été convoqués par la justice. [...] N’y a-t-il pas, pour le moins, conflit, s’interroge le journal, entre une règle de secret et le droit du public à être informé des écarts ou des actions contestables de l’État ou de ses agents ? Surtout quand le gouvernement s’emploie à camoufler sous des déclarations lénifiantes la réalité des choses, c’est-à-dire, in fine, à tromper l’opinion. Au-delà de la discrétion nécessaire aux opérations de guerre, il faut craindre que les autorités cherchent surtout, estime Libération, à identifier les sources qui sont à l’origine de ces révélations, de manière à les sanctionner et à intimider, outre la presse, les agents de l’État qui seraient tentés de divulguer des informations politiquement gênantes. »

    Faire taire la vérité ?

    La Charente Libre s’indigne également : « le pouvoir, via ses services de renseignements ou le parquet de Paris, ne cache même plus son obsession de démasquer les sources des journalistes, quitte à essayer de contourner par tous les moyens la loi sur la liberté de la presse de 1881. [...] Les mensonges et les contrats russes d’Alexandre Benalla, les mensonges et les contrats saoudiens d’armes qui ne sont pas que défensives au Yémen, ébranlent certes les plus hauts sommets de l’État. Mais s’en prendre au secret des sources, s’exclame encore La Charente Libre, ébranle l’une des bases de notre démocratie : la liberté de savoir la vérité. Une vérité que “la presse ne veut plus rechercher” selon les accusations d’Emmanuel Macron au début de l’affaire Benalla. Mais qu’aujourd’hui, ses services cherchent à museler. »

    Européennes : sueurs froides…

    À la Une également, les Européennes, J-3… et la tension monte au sein des états-majors politiques…

    « Pourquoi autant de dramatisation et de fébrilité en amont du scrutin européen ?, s’interroge L’Union. Parce que les enjeux sont considérables, répond le journal, et que chacun s’efforce de faire revenir dans sa famille politique, celles et ceux qui ont fait le pari d’Emmanuel Macron lors de la dernière présidentielle. Pis, il y a aussi sur l’échiquier ceux qui s’appliquent à transformer cette élection en simple vote protestataire contre l’exécutif. Si bien que l’indécision étant encore forte dans l’électorat, tous les moyens sont bons pour capter un suffrage. Il ne suffit pas d’être convaincant sur le fond du discours, mais d’enthousiasmer par une mise en scène de séduction. »

    Et parmi ceux qui ont le plus de sueurs froides : les marcheurs de la majorité présidentielle…

    « En macronie, la hantise du chamboule-tout », titre Le Parisien. « Les Marcheurs espèrent sauver les meubles dimanche, mais ne croient guère à la victoire. Ils redoutent une nette défaite, suivie d’un big bang gouvernemental. [...] “Il y a trois quarts de chance qu’on soit derrière, un quart qu’on s’en sorte”, édicte un fidèle du président. Les macronistes situent la zone de danger à 3 ou 4 points derrière le RN et la barre psychologique à 20 %. “Si on était en dessous, ce serait le chamboule-tout”, redoute un stratège de la majorité. Comprendre : un vaste remaniement. »

    Alors, s’interroge Le Parisien, « y compris pour le Premier ministre Édouard Philippe ? Le président, répètent ses proches, entend tout faire pour le garder. Au moins jusqu’à l’automne, avant la bataille des municipales. » Mais, pointe le journal, « autour du chef de l’Etat, certains plaident pour son exfiltration. “Le PM est démonétisé. Il a avalé trop de couleuvres. Les 90 km/h sont la dernière goutte, les syndicats pourront le lui renvoyer. Il n’est plus crédible”, enterre l’un. Autre reproche, il n’aurait pas suffisamment porté les mesures annoncées en réponse aux Gilets jaunes. “Quand tu viens de larguer 17 milliards, tu veux un Premier ministre qui fasse le service après-vente !”, gronde le même. Plus grave, la défection de maires de droite macron-compatibles a fait l’effet d’un coup de tonnerre. »

    Messieurs les Anglais, tirez les premiers…

    Enfin, les Européennes, toujours avec ce paradoxe : les anglais vont ouvrir le bal ce jeudi…

    « Étrangement, souligne La République des Pyrénées, la Grande-Bretagne va être aujourd’hui, malgré le Brexit, le premier pays à voter pour ces Européennes. Les sondages, depuis des mois, disent qu’une majorité de Britanniques sont désormais favorables au maintien de leur pays au sein de l’Union européenne, même si c’est Nigel Farage, le chantre du Brexit, qui fait la course en tête. »

    En effet, pointe Le Figaro, « le dernier sondage publié hier a fait l’effet d’une bombe. Le parti du Brexit de Nigel Farage obtiendrait 37 % des voix, reléguant les conservateurs à une humiliante cinquième position avec 7 %. »

    Commentaire du Figaro : « la classe politique britannique était déjà chauffée à blanc. Cette campagne inattendue la porte au bord de l’explosion.   Signe de la folie qui s’est emparée de la scène politique, le Parti du Brexit de Nigel Farage   à peine créé   pulvérise (donc) dans les intentions de vote les deux grands partis traditionnels, tories et Labour. Au milieu du chaos, c’est le grand retour d’un homme qui n’a jamais lésiné sur l’outrance et les accommodements avec la réalité. Il ne boude pas son plaisir. Sur le continent, on peut s’amuser de cet imbroglio… sans toutefois trop se gausser, prévient Le Figaro. Car depuis trois ans, les Européens n’ont guère mieux fait avancer leurs affaires. Le vote du Brexit était un coup de semonce, une occasion en or pour relancer une Union européenne fatiguée. C’est plutôt raté, aussi. »

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