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    A la Une: le fantôme au colis piégé de Lyon

    Un officier de police regarde vers l'endroit où un attentat à la bombe a eu lieu à Lyon, le 24 mai 2019. REUTERS/Emmanuel Foudrot

    « Lyon attaquée », clame la Une du journal local Le Progrès après l’explosion d’un colis piégé hier à Lyon. Comme tous les titres du groupe de presse auquel il appartient, avec Le Journal de Saône-et-Loire et Le Bien public, ce quotidien lyonnais signale qu’un suspect est « activement recherché ».

    Justement. Capturée sur une image filmée par une caméra de surveillance, la photo - des plus floues - du suspect en question est ce matin à la Une du journal Le Parisien.

    Le parquet antiterroriste est chargé de l’enquête. Alors, attentat ? Pas attentat ? La question se pose, car l’engin explosif contenait des projectiles métalliques. Libération rappelle que cela fait « 12 ans que la France n’avait pas connu d’explosion au colis piégé ». C’était donc en 2007. « Mais ce mode opératoire, très anxiogène, ravive évidemment le souvenir de la vague d’attentats de 1995 », signale encore Libé.

    Bien sûr, certains journaux français, ce matin, font le lien entre cette attaque au colis piégé hier à Lyon et le scrutin européen de demain. « Un attentat en fin de campagne électorale, ce n'est jamais bon pour une démocratie, fait observer Le Journal de la Haute-Marne. Celui qui s'est produit hier à Lyon (…) - deux jours avant le scrutin européen - n'est certainement pas dû au hasard. De fait, il assombrit un climat politique déjà passablement ennuagé », regrette ce quotidien du nord-est de la France.

    Le journal Le Midi libre pose, lui, carrément la devinette : « À qui profite le crime ? À deux jours des élections européennes, la question est naturellement dans toutes les têtes depuis hier. Pas assez meurtrière pour faire basculer le résultat du scrutin, l'attaque au colis piégé de Lyon peut toutefois avoir un impact sur l'opinion, comme l'assaut de la grotte d'Ouvéa en 1988, la tuerie de Nanterre de 2002 ou encore des attaques de Mohammed Merah en mars 2012, rappelle ce quotidien du Midi. Des actions violentes perpétrées juste avant le premier tour de la présidentielle ». Poussant son analyse, Le Midi libre souligne qu’afin d'éviter un « vote extrême », le gouvernement s'emploie à « rassurer les électeurs. À s'inquiéter des victimes. À montrer qu'il conduit l'enquête avec détermination. Il affirme que tout sera mis en œuvre pour interpeller l'auteur des faits dans les plus brefs délais. Si possible avant dimanche soir. Histoire de profiter quand même un peu de ce contre-la-montre », énonce donc Le Midi libre.

    Exit Theresa May, victime du Brexit

    Fin de partie pour Theresa May. La Première ministre britannique a jeté l’éponge hier. Non sans émotion, elle a présenté sa démission. En trois ans, « rien n'aura été épargné à Theresa May, pointe le journal Le Républicain Lorrain. Moquée par la presse de son pays, humiliée par son propre camp, défiée par Bruxelles, la première ministre britannique se sera donc fracassée sur le mur du Brexit ».

    « Elle savait que ses jours étaient comptés. Elle espérait encore. Jour après jour, souligne Sud-Ouest. Tenir au moins jusqu'au prochain stratagème qu'elle avait imaginé ».

    Oui mais… « C'était intenable ! », s’exclame La Presse de la Manche.

    Pour elle, « le chemin de croix se termine, formule très bibliquement le quotidien Le Courrier de l'Ouest. Mais cette histoire de fous (…) est loin d'être finie ». Comme dirait Obélix, « ils sont fous ces (grands) Bretons » !

    « Exit sans accord pour Theresa May », lance Libération, hier, devant le 10, Downing Street à Londres, la Première ministre britannique a « reconnu son échec ». Il faut dire, rappelle Libé, que cette « fille de vicaire, sans grand charisme, bosseuse et prudente » avait accumulé les bévues, comme par exemple ces « phrases malheureuses qui en ont choqué certains et ont encouragé les plus intolérants à se lâcher ». Dressant le bilan des trois années passées par Theresa May à Downing Street, et qui lui ont valu « le surnom de «Maybot», contraction de May et robot, pour illustrer sa réserve, son débit mécanique et son incapacité à faire preuve d’empathie », souligne ce quotidien. « Les yeux pleins de larmes et la voix brisée », c’est l’émotion qui, hier, l’a finalement « submergée », lorsqu’elle a évoqué son pays, « qu’elle laisse pourtant profondément déchiré et sans cap pour l’avenir », relève encore ce journal.

    Bombardement de Bouaké : le secret de la Licorne

    L’avocat des familles des victimes du bombardement de Bouaké en 2004 en Côte d’Ivoire est indigné par la décision de la Cour de justice de la République. Trois ministres chiraquiens échappent aux poursuites. Dominique de Villepin, Michelle Alliot-Marie et Michel Barnier ne seront pas poursuivis dans cette affaire qui avait coûté la vie à neuf soldats français (sans omettre trente-huit blessés, tous de la force « Licorne », plus un civil américain, tué lui aussi par le bombardement de la base française au lycée Descartes de Bouaké, le 6 novembre 2004.

    Ainsi en a décidé la commission des requêtes de la Cour de justice de la République. « L’enquête sur le bombardement de Bouaké se termine comme elle avait commencé il y a quinze ans : sous le joug écrasant de la raison d’État », énonce Mediapart. Selon ce journal en ligne, cette décision est « en contradiction manifeste avec la saisine de la juge d’instruction ». Réagissant dans Mediapart à cette décision sans recours possible, l’avocat de plusieurs familles de victimes françaises du bombardement de Bouaké, maître Jean Balan dénonce « une honte ! Un scandale d’État ! La conclusion d'une enquête sabotée dès le départ. J'éprouve une colère absolue et un mépris profond pour les magistrats ayant pris cette décision ». Maître Balan a écrit début mai à la ministre de la Justice Nicole Belloubet. « La garde des Sceaux ne lui a jamais répondu », signale Mediapart.

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