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    La chute de production du Ghana va-t-elle réveiller le marché du cacao?

    Graines de cacao. Flickr/Giulian Frisoni

    Les prix du cacao sont stables depuis deux ans. Mais la recrudescence du « swollen shoot », le virus des cacaoyers, au Ghana, numéro deux mondial, pourrait réveiller les marchés.

    Le « sida du cacao » refait des siennes au Ghana. Depuis le début de la récolte intermédiaire, lancée le mois dernier, la progression du « swollen shoot », ce virus fatal pour les cacaoyers, pousse la filière ghanéenne à revoir à la baisse sa production 2018/2019. De 900 000 tonnes, elle a d’abord été révisée à 850 000 tonnes, et pourrait n’être à l’arrivée que de 800 000 tonnes. Une source du négoce interrogée par RFI confirme les estimations avancées par Bloomberg.

    D'un excédent à un léger déficit de fèves

    La première révision n’avait pas trop changé les bilans mondiaux dressés par l’Organisation internationale du cacao (ICCO), puisque la Côte d’Ivoire, le numéro un mondial, prévoit au contraire une récolte record, à 2,2 millions de tonnes.
    Mais étant donné la forte reprise mondiale de la consommation de fèves - les broyages sont en hausse dans toutes les régions du monde, au premier trimestre, et c’est leur plus haut niveau depuis 2011 en Europe, rapportent les industriels de l'European Cocoa Association -, la nouvelle baisse de récolte ghanéenne pourrait transformer le léger excédent mondial prévu (39 000 tonnes) en léger déficit (-11 000 tonnes).

    Stabilité des cours

    De quoi inverser la tendance du marché. Il reste tout de même des stocks de cacao dans les pays consommateurs, mais en proportion de la consommation, ces réserves diminuent plus vite qu’avant. Si les prix devaient repartir violemment à la hausse, ce serait une rupture avec le calme des deux années précédentes, deux ans de relative stabilité des cours, comme le souligne Bénédicte Châtel, co-fondatrice de CommodAfrica et auteure dans CyclOpe 2019. Après les montagnes russes de 2015 et 2016, les prix de la tonne de fèves étaient grosso modo restés confinés entre 2000 et 2500 dollars à Londres. En fin de semaine dernière, ils étaient sur le point de sortir par le haut de cette fourchette.


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