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    A la Une: les Européennes, décomposition-recomposition…

    Manfred Weber, candidat du Parti populaire européen(PPE) à la prochaine présidence de la Commission européenne, prend la parole devant la salle plénière pendant la nuit électorale pour les européennes au Parlement européen à Bruxelles, le 27 mai 2019 REUTERS/Francois Lenoir

    « Faut-il encore parler de surprise ?, s’exclame Le Parisien. La 'dynamique' Bellamy se solde par un naufrage des Républicains et les écologistes de Yannick Jadot deviennent la troisième force politique de cette élection, bénéficiant du vote d’une jeunesse préoccupée par l’urgence climatique. Finalement, le principal point de stabilité reste le duel Macron-Le Pen engagé lors de l’élection présidentielle. Derrière eux, le grand chamboule-tout continue. La recomposition de notre paysage politique est loin d’être achevée. »

    Les Echos parlent de bipolarisation : « l’effondrement de LR et la faiblesse de la gauche ce dimanche aux européennes confirment la bipolarisation de la vie politique française autour du RN et de LREM. (…) Macron-Le Pen, ainsi va donc s’organiser le débat politique pour les trois années restantes du quinquennat. Violent à n’en pas douter, estime le quotidien économique. (…) Six mois après le blocage de la rue, le RN se pose en bloqueur politique du président et des réformes.Quel sera son pouvoir d’empêcher ? C’est toute la question. »

    Macron s’en sort bien ?

    Pour Le Figaro, Emmanuel Macron « remporte (presque) son pari. Alors que depuis des mois les difficultés politiques et sociales qui n’ont pas manqué ont durement éprouvé sa popularité, il apporte la preuve de la solidité et de la cohérence politique de son socle électoral. (…) La recomposition politique qu’il a prophétisée, voulue, organisée, a marqué hier soir un point décisif. Quel que soit le nom que les uns ou les autres lui donnent, 'progressistes' contre 'populistes', 'européens' contre 'nationalistes', 'mondialistes' contre 'patriotes', ce nouveau clivage structure désormais le jeu politique. Entre Macron et Marine Le Pen, il n’y a plus rien, pointe encore Le Figaro : c’est pour les batailles futures, et notamment la prochaine élection présidentielle, la meilleure des garanties pour Emmanuel Macron. »

    « A bien y regarder, renchérit L’Opinion, c’est lui, le chef de l’Etat, qui sort vainqueur des élections. La progression du Rassemblement national par rapport aux précédentes élections est contenue, et La République en marche a plutôt correctement résisté à l’usure du pouvoir, au désenchantement qui s’est installé autour du macronisme et surtout, à la déferlante des Gilets jaunes qui avaient failli mettre à bas le pouvoir. Le rétablissement de la majorité gouvernementale est de ce point de vue spectaculaire. Mais le véritable succès du chef de l’Etat est ailleurs, pointe le quotidien libéral : la stratégie du vote utile a fonctionné au-delà de ses espérances. Elle a ravagé la droite républicaine dont l’offre politique a été désavouée et le positionnement rejeté ; elle a atomisé la gauche et humilié le parti de Jean-Luc Mélenchon. »

    Ou pas ?

    Non, s’exclame La Croix, « ces résultats sont un sérieux revers pour Emmanuel Macron. Le chef de l’État, excluant tout changement de cap, va devoir éclairer d’une lumière nouvelle les grands chantiers annoncés (assurance-chômage et retraites). Il aura aussi à revoir sa méthode en entrant - bien plus que pendant les deux ans passés - dans une pratique du dialogue et de compromis. D’autant que le score inattendu de la liste Europe Écologie-Les Verts sonne comme une ferme invitation à verdir son action. »

    En effet, c’est la grosse surprise de ce scrutin, pointe Le Midi Libre : l’excellent score de liste d’EELV menée par Yannick Jadot : « belle performance heureuse et encourageante. Dimanche soir, les voix écolos, les siennes et toutes les autres réunies approchaient les 20 %. Le chef de file d’Europe écologie a gagné en jouant la croissance. Elle est verte, elle est nouvelle et elle fédère. C’est peut-être le principal enseignement de ce scrutin : l’engagement autour d’une cause n’est pas une supercherie, relève Le Midi Libre. C’est ce qu’ont compris les jeunes marchant pour le climat, c’est ce qu’ont indiqué les électeurs allant aux urnes et optant pour le sursaut environnemental. Preuve que rien n’est désespéré. Preuve qu’à l’illusionnisme, les citoyens préfèrent le réel. Ouf ! »

    Une Europe qui verdit

    Et cette percée des Verts est très nette sur le plan européen…

    C’est ce que constate Libération : « un peu partout dans l’Union européenne, en France, mais aussi en Allemagne, en Belgique et dans d’autres pays, la percée écologiste donne sa couleur à ce scrutin. La poussée de la participation partout sur le continent – on ne pourra plus dire que l’Europe n’intéresse pas – a bouleversé les pronostics. Il arrive toujours un moment en démocratie où les réalités sont plus fortes que les artifices de la communication, pointe Libération. Evidence du dérèglement climatique, crise de la biodiversité, scandale du glyphosate, mobilisation spectaculaire des jeunes : l’opinion finit par reconnaître la réalité que la plupart des savants de la planète clament depuis des lustres. »

    Les vieux partis en perte de vitesse…

    C’est un « coup de semonce pour les grands partis traditionnels », note pour sa part Le Figaro : « les démocrates-chrétiens et les sociaux-démocrates ont en effet perdu la majorité absolue qu’ils détenaient ensemble au sein de l’hémicycle depuis 1979. Il leur fallait au moins 376 sièges pour la conserver. Ils n’ont pas atteint ce seuil. Ce résultat était attendu, pointe Le Figaro. Il est la conséquence de l’émiettement des forces politiques observé dans de nombreux États membres depuis dix ans. Un peu partout, les dirigeants sont contraints à des coalitions de plus en plus exigeantes pour construire leur majorité. De l’Allemagne aux Pays-Bas, de l’Estonie à la Suède en passant par l’Italie, l’Autriche ou la Finlande, on ne compte plus les attelages hétéroclites. Sous l’effet conjugué de la montée des populismes et de l’apparition de nouvelles formations politiques. »

    Résultat, constate encore Le Figaro, « cette recomposition compliquera singulièrement le fonctionnement de la nouvelle assemblée, et rendra plus difficiles ses relations avec la Commission et le Conseil, à un moment où il faudrait au contraire accélérer pour relever les nombreux défis : climatiques, commerciaux, sécuritaires, migratoires, etc. Sans majorité, le PPE et les sociaux-démocrates vont être contraints de négocier avec les deux autres partis pro-européens : les Libéraux qui ont vu bondir leurs effectifs en raison de l’arrivée du parti d’Emmanuel Macron et les Verts qu’il serait impensable de laisser de côté en raison de la montée des préoccupations environnementales. »

    Un parlement plus éclaté

    En effet, complète Mediapart, « les partis écologistes sont en bonne position pour devenir la quatrième formation du Parlement européen, là où ils étaient à la sixième place depuis 2014. Autre progression : le camp des libéraux, auquel La République en marche d’Emmanuel Macron voudrait se raccrocher. La plupart des partis membres de l’ALDE ('Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe', 4e place dans le parlement sortant) engrangent des points. »

    Résultat, note Mediapart : « le nouveau parlement européen s’annonce plus éclaté que le précédent, et de nombreuses nouvelles têtes vont arriver dans l’hémicycle. Cette nouvelle configuration, loin du traditionnel bipartisme, va ouvrir le jeu à de multiples négociations : le prochain mandat sera sans doute marqué par davantage de constructions d’alliances en fonction des textes à voter. »

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