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    A la Une: une présidentielle sans candidats en Algérie

    Manifestation à Alger, Algérie, le 23 avril 2019. REUTERS/Ramzi Boudina

    Seulement deux dossiers de candidature ont été déposés pour la présidentielle prévue le 4 juillet en Algérie. Deux illustres inconnus. Aucune personnalité d’envergure n’a fait publiquement acte de candidature et aucun grand parti au pouvoir ou d’opposition n’a désigné de candidat. Comment dans ces conditions, la présidentielle pourrait-elle avoir lieu ?

    « Nous sommes dans une situation inédite, s’exclame Algérie Focus. Une élection sans candidats ni électeurs ! Le chef de l’État et le Premier ministre sont désavoués et contestés pour leur appartenance à un système corrompu. Le patron de l’armée est lui aussi contesté (…) ! Le régime fait, aujourd’hui, face à ses propres contradictions. (…) Le conseil Constitutionnel devra constater l’absence de candidats à cette élection, estime Algérie Focus, et par conséquent, l’impossibilité de tenir le scrutin à la date prévue. Le report devient alors inéluctable et avec lui émergent de multiples interrogations, comme celles de savoir quand le prochain scrutin aura-t-il lieu ? Les forces populaires auront-elles le temps de s’organiser pour désigner ou élire des représentants et dégager des propositions ? L’armée acceptera-t-elle de négocier ? Quel rôle jouera l’opposition ? Y aura-t-il une réelle transition démocratique et surtout qui chapeautera les opérations ? »

    Vers une transition ?

    En effet, renchérit El Watan, « il est fort probable que le pouvoir annonce, bientôt, le report de cette joute à une date ultérieure. Mais comment le faire ?, s’interroge le quotidien algérien. Que se passera-t-il après le renvoi de l’élection présidentielle ? Les tenants du pouvoir accepteront-ils de mettre en place une sérieuse période de transition, qui sortira le pays de l’impasse actuelle ? Vont-ils enfin entendre toutes les propositions des différents partis et acteurs de l’opposition qui exigent une courte transition, permettant non seulement d’installer l’instance indépendante chargée de l’organisation des élections, mais aussi de jeter les bases d’une véritable démocratie dans le pays ? L’état-major de l’armée et les responsables du pouvoir insisteront-ils sur le respect du cadre constitutionnel qui n’a fait que perdre trop de temps au pays, tout en faisant perdurer la crise ? »

    En tout cas, estime Liberté, « ceux qui ont misé sur l’essoufflement de la révolution du sourire essuient ainsi un autre échec, et devraient apprendre désormais à écouter le peuple. (…) Charge à eux maintenant d’accompagner le mouvement populaire, de saisir l’occasion de transformer cet échec, le leur, en réelle volonté, tout au moins, de ne pas entraver le nouveau processus appelé maintenant à se mettre en place. » A savoir, s’exclame Liberté : « une véritable transition vers une république démocratique. Une nouvelle page d’histoire s’ouvre pour l’Algérie (…), malgré les vaines tentatives des résidus du système de la torpiller. Ce moment interpelle enfin l’institution militaire, compte tenu de ses engagements, pour accompagner le changement en cours, non pas en arbitre, mais en assurant 'la sécurité' du processus de transition. »

    Le peuple va-t-il avoir le dernier mot ?

    Dans la presse ouest-africaine, cette « non-présidentielle » soulève également beaucoup de questions…

    Ainsi, s’interroge L’Observateur Paalga au Burkina : « que vont faire les trois piliers rescapés du système Bouteflika toujours au sommet de l’Etat : le président par intérim, Abdelkader Bensalah, son Premier ministre, Noureddine Bedoui, et, par-dessus tout, le général Gaïd Salah ? Ont-ils un plan B pour éviter à l’Algérie de sombrer dans une plus grande instabilité sociopolitique ? Ou bien, le peuple insurgé, ragaillardi par cette impossible élection présidentielle, va-t-il donner le coup de grâce à ce système oligarchique chancelant ? »

    Enfin, Ledjely en Guinée s’inquiète : « le général Ahmed Gaïd Salah et Cie sont cernés de toutes parts. Leur marge de manœuvre est très étroite. Mais cette situation de bête traquée peut déboucher sur toutes les éventualités. Y compris sur une répression de la contestation et une confiscation du processus de transition. Une telle option pourrait être d’autant plus plausible que le chef d’État-major a conscience qu’après son éventuelle déchéance, il pourrait être amené à rendre des comptes. Comme pour dire que des jours incertains attendent la transition en Algérie. »

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