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    A la Une: la grève générale au Soudan

    Les Soudanais observent un sit-in debout, de nuit à Khartoum. RFI/sebastien Nemeth

    La situation est bloquée dans le pays : le TMC, le Conseil militaire de transition, qui assure de facto le pouvoir depuis le 11 avril dernier, devrait le céder aux civils, selon une procédure négociée avec les représentants des manifestants. Or, ces négociations sont bloquées. « Pour maintenir leur pression sur les généraux, les civils des Forces pour la liberté et le changement entament donc, ce mardi, pointe Le Monde Afrique, une grève générale de deux jours. Le mot d’ordre, dans un premier temps, est des plus sages : il s’agit de se rendre sur son lieu de travail, et d’y croiser les bras, peut-être de descendre dans la rue, mais de rester dans un registre symbolique, et sans doute d’éviter à ce stade de bloquer Khartoum. Ces manifestations restreintes sont un test, et ont de fortes chances de rencontrer un grand succès, estime Le Monde Afrique. Ces derniers jours, les employés qui sortent brièvement avec de petites pancartes pour signifier leur désir de voir les civils recevoir le pouvoir au Soudan entraînent partout dans la capitale des réactions de sympathie. Les passants reprennent les slogans en chœur, les automobilistes les klaxonnent. »

    Et Le Monde Afrique de s’interroger : « peut-il y avoir des tensions plus sérieuses, ou des blocages susceptibles de déclencher des confrontations ? Seule la grève nous le dira. »

    Divisions…

    Seulement, voilà, relève Le Pays au Burkina, les manifestants soudanais sont divisés… « Si jusque-là, les manifestants s’accordaient à demander le transfert du pouvoir à une autorité civile, sur la question de la grève générale, ils sont loin de parler d’une même voix. En tout cas, le parti Oumma, principal mouvement de l’opposition, n’y est pas allé par quatre chemins pour dire son rejet de ce débrayage national dont il s’est, du reste, clairement désolidarisé, arguant du fait que 'la grève générale est une arme qui ne devrait être utilisée qu’après un consensus'. »

    Bref, poursuit Le Pays, « les civils soudanais jouent gros ce mardi face à une Grande muette visiblement décidée à s’accrocher au pouvoir (…). Le moins que l’on puisse dire, c’est que la lutte est en train d’entrer dans une autre phase, avec l’appel à la jonction du monde syndical. Si ailleurs sur le continent, comme au Burkina Faso en 2015, cela a été payant au point de faire échec au putsch du général Gilbert Diendéré, on peut regretter que les Soudanais (…) ne parlent pas d’une même voix, quant à l’adoption de cette stratégie qui se veut un coup de semonce à l’endroit de la junte militaire. Car, si cette grève est bien menée et bien suivie, elle pourrait paralyser l’Administration publique et gêner véritablement aux entournures les hommes en kaki, si cela ne les contraint pas à lâcher du lest. »

    L’influence des grands pays arabes

    Autre difficulté, pointe L’Observateur Paalga, toujours à Ouagadougou : « une partie de l’avenir des Soudanais se joue à l’extérieur, et les militaires ne semblent pas totalement libres de leurs manœuvres. Pour preuve, le front diplomatique, qu’ils ont ouvert avec la visite effectuée par le général Abdel Fattah Burhan, le chef des putschistes, en Egypte et aux Emirats arabes unis, pendant que son numéro 2, le général Hemeti, était en Arabie saoudite. Des pays intéressés par ce qui se passe du côté de Khartoum pour des raisons à la fois politiques, géostratégiques et même, pour ne pas dire surtout, religieuses. Ce qui complique davantage une situation qui n’était déjà pas simple. »

    En tout cas, prévient L’Observateur Paalga, « malgré leur soutien extérieur, les militaires auraient tort de sous-estimer la colère du peuple qui continue de gronder, car s’il a fini par avoir raison d’un pouvoir autocratique qui s’était sédimenté une trentaine d’années durant, ce ne sont pas ses rejetons (kakis) qui feront le poids. »

    Possible répression ?

    Attention aussi à un possible raidissement des militaires, contrebalance Ledjely en Guinée : « la grève, dont l’objectif est de pousser les militaires à faire quelques concessions, pourrait au contraire les braquer davantage. Or, même si Omar el-Béchir n’est plus aux manettes, il s’agit avant tout de soldats rodés aux techniques cruelles de la répression brutale des contestations. » Qui plus est, poursuit Ledjely, « au sein de l’armée soudanaise, ce n’est pas la grande unité, encore moins la discipline. Ainsi donc, la situation actuelle du Soudan reste des plus incertaines. De la plus petite étincelle peut partir une flamme pouvant tout ravager sur son passage. D’où l’urgence d’un accord entre militaires et civils pour sortir de cette impasse risquée. »

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