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    Burkina Faso: les conséquences de l'insécurité dans l'Est sur l'économie

    Un vendeur de poulet sur un marché burkinabè (photo d'illustration). SIA KAMBOU / AFP

    Au Burkina Faso, la région de l’Est, la plus grande région du pays vit une situation économique difficile à cause de l'insécurité. Depuis les premières attaques terroristes qui ont frappé le pays en 2016, cette zone riche en sites touristiques est déconseillée aux voyageurs étrangers. Le gouvernement a lancé plusieurs opérations afin de sécuriser les forêts et campements de chasse, les affaires peinent à reprendre, au grand désarroi des opérateurs économiques.

    À l’entrée du marché de Fada-NGourma les vendeuses de céréales attendent d’éventuels clients. Depuis plusieurs mois, les affaires tournent au ralenti. Le bol de mil, qui se vendait à 750 francs CFA, soit 1,14 euro, se discute aujourd’hui autour de 650 francs CFA, moins d’un euro, selon madame Yoni. « On n’arrive pas à avoir les 600 francs CFA le kilo ! Les clients demandent de payer en dessous de cette somme. On est souvent obligé de vendre à 550 francs CFA. Cette année, on a tout perdu », déplore-t-elle.

    Plusieurs commerçantes se disent obligées de vendre aujourd’hui à perte, pour faire face à leurs besoins. Et les chiffres d’affaires ont considérablement chuté, témoigne l’une d’entre elles. « Il n’y a plus d’argent. Avant on vendait bien, mais actuellement rien ne marche. Avant on gagnait entre 100 et 150 000 francs par jour (229 euro). De nos jours, on peine à avoir même 15 000 francs la journée (22 euro) ».

    Des clients devenus rares

    Un peu plus loin, Kalé Massaoudou vient de vendre son premier téléphone de la journée. Depuis les premières attaques en janvier 2016 à Ouagadougou, les touristes, ses clients, se font très rares. « Depuis les premières attaques à Ouagadougou, la région de l’Est a suivi et nous-mêmes on a peur et pas seulement les étrangers. Quand on part de Ouagadougou pour aller à Fada-NGourma, on a le cœur qui bat ! »

    Zone touristique par excellence, la région de l’est du Burkina Faso n’accueille plus de visiteurs étrangers, suite à l’insécurité. Malgré les opérations de démantèlement des bases de grands bandits et terroristes, la région fait partie des zones déconseillées par les chancelleries européennes.

    « Sur le plan touristique, il n’y a plus d’activité », constate Amadou Sinini, l’un des opérateurs économiques de la région. Puis il ajoute : « Les Européens, les Américains, les Asiatiques, tous venaient. En plus de l’insécurité, on est dans une zone qui manque de routes totalement. On est complètement à genoux. Tous les campements sont vidés, pillés, c’est le désarroi total », se désole-t-il.

    Pour une aide du gouvernement

    Pour amoindrir le choc de cette mauvaise situation économique de la région de l’Est, Arouna Natama, le président de la délégation consulaire se tourne vers le gouvernement. « Nous demandons à l’État de continuer à nous accompagner. Nous avons toujours demandé que la région de l’Est soit toujours prioritaire, au regard des grandes difficultés que nous traversons actuellement », dit-il.

    Les habitants de la région de l’Est espèrent une amélioration de la couverture sécuritaire et la construction de routes pour une reprise des activités économiques.

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