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    À Bouaké, l'usine Olheol attend désespérément la graine de coton ivoirienne

    Des graines de coton encore présentes sur leur tige. Pixabay/Ronald Plett

    Pouvoir acheter la graine de coton pour la transformer en huile, c'est ce que réclame depuis des années l'entreprise Olheol, dont l'usine pourrait selon son patron fournir du travail à 600 personnes à Bouaké, au centre de la Côte d'Ivoire.

    « C'est une situation ubuesque », déclarait ce mercredi à Paris, le patron d'Olheol Investissement et de sa filiale Olheol Industrie Côte d'Ivoire. Aujourd'hui Français et d'origine ivoirienne, Alexandre Keita a racheté il y a dix ans un outil industriel à Bouaké, l'usine de fabrication d'huile de coton qui avait été lâchée six ans auparavant par la multinationale Unilever, en pleine guerre civile ivoirienne.
    Mais depuis dix ans, cette usine n'a jamais fonctionné à pleine capacité (200 000 tonnes annuelles) faute de matière première : les graines de coton.

    80 % des graines quittent le pays

    La Côte d'Ivoire est pourtant redevenue un producteur majeur de coton en Afrique de l'Ouest. Cette année elle a même dépassé le Burkina Faso. Mais pas moyen pour l'usine de Bouaké d'obtenir un approvisionnement régulier auprès des égreneurs ivoiriens, les sociétés qui séparent la fibre de coton des graines. Le peu de graines de coton transformées en Côte d'Ivoire va vers l'autre triturateur industriel, Cotraf, à Korhogo, plus au nord, ou vers les petites huileries artisanales, moins coûteuses. Surtout, 80 % des graines de coton quittent le pays.

    Le patron d'Olheol ne comprend pas pourquoi il n'est pas plus soutenu par les autorités ivoiriennes, qui encouragent pourtant la transformation locale, alors qu'il pourrait, dit-il, créer 600 emplois. De son côté, l'Autorité de régulation du coton et de l'anacarde répond qu'il doit y avoir un problème de prix de la graine entre les sociétés cotonnières et Olheol.

    150 francs CFA le kilo pour le bétail malien

    Un prix de la graine de coton qui est effectivement de plus en plus élevé. Le kilo se vend jusqu'à 150 francs CFA en saison sèche de l'autre côte de la frontière, au Mali, où elle est donnée telle quelle au bétail. Alors, pourquoi la transformer en huile en Côte d'Ivoire, d'autant qu'elle peut difficilement concurrencer les importations d'huile de palme asiatique ? Même l'Australie abandonne la trituration pour vendre directement les graines de coton aux élevages en Chine.

    Seule une politique très volontariste de la Côte d'Ivoire pourrait inverser la tendance. En attendant, l'usine de Bouaké, lâchée par son créancier, risque de changer de mains, même si sa vente aux enchères à la société Sipef CI, du Jordanien Marwan Al Anis, a été jugée illégale par la justice ivoirienne.

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