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    La terre battue de Roland-Garros doit son rouge à la brique du Nord

    Rafael Nadal à Roland Garros sur un des courts de tennis en terre battue, le 29 mai 2019. ©REUTERS/Christian Hartmann

    La terre battue est indissociable du tournoi de Roland-Garros. De quoi est constitué le sol rouge des courts de tennis du prestigieux championnat ? De matières premières ou recyclées, fabriquées dans le nord de la France.

    On l'appelle « terre battue », mais le sol des courts de Roland-Garros est avant tout une superposition de matériaux, comme le détaille le site d'information professionnel Batiactu. Un véritable millefeuille de près d'un mètre d'épaisseur. Tout au fond, au-dessus des drains, 2 cm de gravillons, 30 cm de cailloux, puis 10 à 15 cm de mâchefer. Ce résidu de charbon est chargé de filtrer et d'absorber l'eau. Suivent 6 à 10 cm de « craon », un calcaire blanc de l'Oise. Broyé et compacté, il restera très souple.

    80 tonnes de poudre de briques

    Le tout est surmonté de la fameuse « terre battue » : une fine pellicule ocre rouge, 2 à  3 mm d'épaisseur seulement, fabriquée à partir des déchets des briquetteries du nord de la France. Les briques défectueuses sont pilées et concassées dans l'Oise, au nord de Paris. Jusqu'à 80 tonnes de cette poudre rouge sont livrées porte d'Auteuil, quelques jours avant le début du championnat.

    Une invention... britannique

    Le plus Français des revêtements est en réalité l'invention... de deux Britanniques, les frères Renshaw, plusieurs fois vainqueurs de Wimbledon, en Angleterre. En 1880, ils s'entraînent à Cannes, dans le sud de la France. Mais l'herbe grille trop vite au soleil alors ils ont l'idée de la recouvrir avec de la poudre rouge des déchets de poterie de Vallauris, non loin de là. La terre battue est née. Elle apparaît pour la première fois en compétition officielle en 1928, à Roland-Garros, le stade parisien vient d'être inauguré, c'est la finale de la Coupe Davis (la France bat les États-Unis). Le revêtement devient populaire dans les pays méditerranéens et jusqu'en Amérique latine. Mais aussi en Suède...

    100 personnes pour l'entretien

    Un court en terre battue coûte environ 47 000 euros, pas plus cher qu'un court en béton, moins cher qu'un court en gazon ou en résine, estime le patron de l'entreprise spécialisée Supersol, interrogé par le quotidien Ouest-France. En revanche l'entretien est très exigeant : il faut ratisser presque tous les jours la poudre rouge, l'épandre à la pelle et l'arroser... Ce qui mobilise pas moins de 100 personnes pendant les trois semaines de Roland-Garros. On comprend pourquoi seulement 15 % des courts de tennis en France ont choisi la terre battue.

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