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    À « la Une », Macron veut siphonner la droite

    Le président français Emmanuel Macron au jardin du Luxembourg à Paris, le 10 mai 2019. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    Les élections européennes, c’était dimanche dernier, les grandes manœuvres, c’est maintenant. Sourire satisfait, le président français se frotte les mains à « la Une » du Journal du Dimanche. Lequel journal prétend dévoiler le « plan » du président pour « achever la droite ».

    Le plan ? Quel plan ? « Après le résultat de dimanche a ressurgi l’idée d’un élargissement de la majorité, sous forme de "confédération", énonce Le JDD (Emmanuel Macron) veut  finir le travail en rayant de la carte la droite républicaine, (il) ambitionne de lui couper les ailes (et veut) aspirer vers lui tout ce que les conservateurs, libéraux et centristes comptent encore d’esprits raisonnables – après le typhon, le siphon », formule Le Journal du Dimanche.

    Hebdomadaire dans lequel le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, appelle les maires de droite à « quitter LR » pour rejoindre La République en Marche. « Mettez votre énergie à nous aider à reconstruire le pays plutôt que votre parti », lance à ces maires le ministre, lui-même issu de la droite.

    Ce chant des sirènes sera-t-il entendu ? En attendant, la droite, elle, déjà se déchire. Et ce n’est pas le sondage Ifop publié ce matin par Le Journal du Dimanche qui va arranger les affaires de Laurent Wauquiez, président du parti de droite Les Républicains. Selon cette enquête, 51 % des Français estiment que Marine Le Pen incarne bien la droite, et 42% en pensent tout autant d'Emmanuel Macron, alors que Laurent Wauquiez, justement, l'incarne mal pour 70% des Français (Laurent Wauquiez étant même bon dernier de ce classement où l’on retrouve le nom de toutes les personnalités en vue de la droite).

    La droite rejoue « Game of Thrones », s’effare le magazine Le Point. « Les Républicains sont à 8,5 %. Les Républicains son quatrième derrière Europe Ecologie-Les Verts. Les Républicains sont en lambeaux. Quel avenir attend la droite après un tel camouflet ? Quel destin peut espérer son chef de file, Laurent Wauquiez ?, se demande cet hebdomadaire. (…) Le séisme de ce dimanche 26 mai, restera, à n’en pas douter, une date noire dans l’histoire de la droite française », craint Le Point.

    Le Figaro Magazine en convient. « Après la gauche, la droite. La République en marche avait déjà pulvérisé le Parti socialiste à la présidentielle de 2017 (…) elle vient d’éparpiller par petits bouts – façon puzzle - Les Républicains (…) Du coup, les anciennes oppositions politiques, culturelles ou religieuses s’effacent au profit d’un unique clivage sociologique dressant face à face les gagnants de la mondialisation et ceux qui en souffrent dans leur vie de chaque jour (…) Pour la droite française, le défi est tout simplement existentiel », soupire Le Fig Mag.

    Pire, anticipe ce journal, « tous ceux qui se sentent trompés par la droite ne reviendrons plus. Aujourd’hui, il n’y a plus rien entre Macron et le Rassemblement national ».

    Macron-Le Pen, mano a mano

    L’hebdomadaire Marianne est révolté, qui dénonce le « duo infernal » formée par Marine Le Pen et Emmanuel Macron, que l’on voit « en Une » danser comme on le ferait sur un volcan. « On y est. Bravo, les blaireaux : pour un succès, c’est un succès. Que dis-je, un triomphe, fulmine Marianne ! Horace, blessé, confronté à trois Curiaces (PS, LFI, LR) qui couraient sus, a réussi, comme l’autre, à les tuer tous les trois (…) Hélas pour lui, il y en avait un quatrième. Un Curiace coriace qui lui est passé sous le nez », en référence, bien sûr, au succès des écologistes.

    « Donc la droite Trocadéro se prend une branlée, fouette sans pitié Marianne (…) Mélenchon, lui, en vrille, perd son corps et ne garde que son ombre (…) Wauquiez, comme Mélenchon, une fois de plus d’accord, ont d’ailleurs trouvé une explication à leur déconvenue : c’est la faute à Macron. Tu l’as dit, bouffi ! C’est exact : notre défaite de 1940, ce fut d’ailleurs la faute des Allemands. Les socialistes qui avaient atteint le fond de la piscine ont commencé à creuser en dessous. Glucksmann ? Une Gluckswoman à la Taubira aurait fait mieux. Pour faire preuve d’une telle dextérité stratégique, il fallait non des Bonaparte, mais des Gamelin : on les a trouvés », bucheronne Marianne.

    Pour ce journal, rien de pire. « Emmanuel Macron et Marine le Pen. Blanc et noir. Avec un peu de vert pour égayer. Pour se faire croire qu’il reste un horizon radieux, une utopie qui puisse encore déplacer les foules et fait rêver la jeunesse (…) Ce qui en sort est éminemment dangereux pour le pays, prévient-il. (…) Quelqu’un va-t-il à un moment donné prendre la mesure du danger ? ».

    Cet hebdomadaire dépeint un pays « plus fracturé que jamais. Electoralement, géographiquement et sociologiquement fracturé. La lutte des classes a joué à plein. Un même pays, mais des intérêts radicalement divergents. Et il faudrait être soulagé parce que la colère n’a pas fracassé la digue ? », s’emporte Marianne.

    « Attention danger ! », prévient aussi L’Anticapitaliste. Ce journal de la gauche radicale ne voit dans les résultats des élections européennes que « poursuite et approfondissement de la crise de l’Union européenne, absence d’alternative à gauche de « l’hyper centre », développement parfois spectaculaire des extrêmes-droites – dans leur diversité - et craint que ce scrutin tourne à la « répétition générale de la présidentielle de 2022, avec l’hypothèse du pire », anticipe L’Anticapitaliste.

    Chère, très chère écologie

    D’autant que, pour Emmanuel Macron, le succès des écologistes, dimanche dernier, complique l’équation économique et sociale, et pas qu’un peu… Les yeux fixés sur « l’arithmétique politicienne », l’hebdomadaire L’Obs dresse le bilan. Marine Le Pen « tient sa revanche et se pose en première opposante (…) À droite, c’est la Bérézina (…) la gauche est dans les choux ».

    Face à la progression des verts, L’Obs s’interroge : « Emmanuel Macron, qui a payé cher pour avoir déçu Nicolas Hulot, doit désormais convaincre de la sincérité de son engagement environnemental, sous peine de voir grandir l’audience d’un EELV recentré et donc apte à séduire de nombreux ex-électeurs LREM. Du point de vue de l’Elysée, Yannick Jadot, le leader bio au 13,5 % devient l’homme à neutraliser. Et la défense de l’environnement s’impose comme la mère des batailles de l’« acte II du quinquennat ». Voilà qui n’était pas du tout prévu au début de la marche macronienne. Il convient de conjuguer l’impératif environnemental avec la croissance économique. Une sacrée gageure ! (…) Entre péril jaune et urgence verte, le gouvernement va devoir concilier « fin de mois » et « fin du monde » (…) Autant dire que le plus dur commence », prévient L’Obs. CQFD…

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