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    Le chef du gouvernement italien menace de jeter l'éponge

    Giuseppe Conte, le Premier ministre italien, lors d'une conférence de presse au palais Chigi, le 3 juin 2019. REUTERS/Remo Casilli

    Après le récent scrutin européen qui a rebattu les cartes de la politique italienne, les jours du gouvernement pourraient être comptés. Le président du Conseil, Giuseppe Conte, se dit prêt à démissionner si la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 étoiles, mené par Luigi Di Maio, ne s’engagent pas à mettre fin à leurs litiges incessants et à collaborer avec loyauté.

    De notre correspondante à Rome,

    Giuseppe Conte a tenu lundi 3 juin une conférence au palais Chigi, le siège du gouvernement, et il a brandi la menace d’une démission. Ce n’est pas tout à fait un ultimatum, car Giuseppe Conte s’est refusé de fixer un délai. Mais les conditions qu’il pose à la Ligue de Salvini, grand vainqueur du scrutin européen en Italie, et au Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio, très affaibli par son échec, sont claires. Il leur demande de faire un choix et de lui dire s’ils ont l’intention de respecter le contrat de gouvernement, ou pas. Dans ce cas, il remettra son mandat entre les mains du chef de l’État, Sergio Mattarella. Le président du Conseil, qui a eu bien des difficultés à jouer son rôle durant ces mois de campagne électorale permanente, s’est montré déterminé. « Je ne tiens pas à vivoter au palais Chigi », a-t-il martelé.

    Conte ne veut pas d'un bras de fer avec Bruxelles

    Giuseppe Conte a été très prudent quant à la possibilité d’une paix retrouvée entre Matteo Salvini et Luigi Di Maio. Il a admis qu’il ne pensait pas que les effets de la campagne électorale auraient été si nocifs. Il a beaucoup insisté sur la « nécessité d’une collaboration loyale » de tous ses ministres, qui doivent cesser de lancer des signaux ambigus dans les journaux et sur les réseaux sociaux. On a noté qu’il reprochait, de manière à peine voilée, à Matteo Salvini de se mêler de tout. D’ailleurs, Giuseppe Conte a souligné que les interlocuteurs de la Commission européenne ne peuvent être que le ministre de l’Économie et lui-même, en tant que chef du gouvernement. « Sans quoi, a-t-il averti, il sera difficile d’éviter une procédure d’infraction qui ferait très mal à l’Italie ». Autrement dit, et c’est un passage-clé de son discours, pas question de rompre avec Bruxelles.

    L'Italie au bord d'une crise politique

    Matteo Salvini a été le premier à réagir aux propos du président du Conseil : « Nous irons tous de l’avant si nous tenons notre parole, nous n’avons pas de temps à perdre ». Mais attention : Salvini est revenu immédiatement sur ses priorités : impôt à taux unique, relance des grands chantiers publics, « décret sécurité bis », un décret de la Ligue qui n’est pas encore adopté par le gouvernement et qui vise à renforcer les mesures de sécurité dans les régions sensibles, par exemple dans celle de Naples gangrenée par la Camorra, à durcir ultérieurement les mesures anti-migrants et à accélérer les procédures de rapatriement de personnes non éligibles au statut de réfugié. Mais aussi révision des règles européennes « pour en finir avec l’austérité ». Luigi Di Maio s’est aussi exprimé. « Allons de l’avant avec loyauté et cohésion, nous n’avons pas d’autre alternative », a-t-il assuré. Mais pour tous les partis de l’opposition, le discours de Giuseppe Conte confirme la paralysie et l’échec de son gouvernement, d’où ce titre du quotidien de droite Il Giornale, « L’exécutif est arrivé au terminus ».


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