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    À la Une: Trump débarque…

    Le président américain Donald Trump et la Première ministre britannique Theresa May prennent la parole lors d'un dîner organisé par la première dame Melania Trump à Winfield House, lors de leur visite officielle à Londres, le 4 juin 2019. Chris Jackson / Poool via Reuters

    À la veille des commémorations du Débarquement du 6 juin 1944, Donald Trump est en visite au Royaume-Uni depuis hier. Et « pour un débarquement, c’en est un !, s’exclame Sud-Ouest. Avec de gros sabots. Donald Trump s’avance dans le magasin de porcelaine du Brexit avec la légèreté de l’éléphant, doublée d’un numéro d’ingérence caractérisé. À Theresa May, qui sera débarquée au lendemain du D-Day, le président américain a refusé l’aumône d’un tête-à-tête. Il a préféré faire l’éloge de son rival, Boris Johnson, qu’il verrait bien au 10, Downing Street pour des lendemains anglo-américains qui chantent. Pas sûr, estime encore Sud-Ouest, que les Britanniques apprécient de se voir dicter leur conduite par l’oncle Donald. Sortir de l’Union européenne sans accord ? Ils y avaient pensé tous seuls. »

    En fait, pointe Ouest France, « depuis le Brexit et l’élection de Trump, Londres s’éloigne du continent et risque d’être un allié asservi à la puissance américaine. La façon dont Donald Trump est arrivé à Londres en dictant ses règles sur le futur accord commercial justifie ces craintes. Trump est allé plus loin, en invitant les Britanniques à ne pas payer leur dû aux Européens. En s’ingérant dans la succession de Theresa May par un soutien lourdement apporté à Boris Johnson et Nigel Farage. »

    Du coup, poursuit Ouest France, « chez les Britanniques, un doute profond s’installe. Après avoir perdu un empire, le Royaume-Uni ne risque-t-il pas de troquer son statut de pays d’influence à cheval sur l’Atlantique pour n’être plus qu’une colonie des intérêts américains ? »

    Londres en position de faiblesse

    Exemple du passage en force de Trump, pointe Libération. Hier le président américain a lâché cette grenade : « En cas d’accord commercial entre Londres et Washington, "tout sera mis sur la table", a-t-il dit, y compris un accès des entreprises américaines au National Health Service, le NHS, le service public de santé britannique, actuellement gratuit. Alors que May ne disait mot, relate Libération, son ministre de la Santé et candidat à sa succession, tweetait : "M. le président, le NHS n’est pas sur la table pour un accord commercial. Et ne le sera jamais, pas tant que je serai en poste." Certains Brexiters, tel Nigel Farage, rappelle le journal, ont souvent évoqué la possibilité d’une privatisation partielle du système de santé britannique. En cas de sortie de l’UE, et encore plus de sortie sans accord, conclut Libération, Londres se retrouvera en position de faiblesse face à Washington, quel que soit le nouvel occupant du 10, Downing Street. Et cela, Trump le sait parfaitement. »

    Certes, pointent Les Echos, « Trump fait miroiter au Royaume-Uni des échanges "deux à trois fois supérieurs" après le Brexit. (…) Mais certains observateurs doutent de la capacité des deux pays à intensifier leurs liens dans de telles proportions. D’abord parce que la portée d’un tel accord dépendra en grande partie, précisément, des liens que le Royaume-Uni conservera avec les Vingt-Sept. Si le pays choisissait de rester dans une union douanière avec l’UE, ou s’il restait en partie aligné avec la réglementation européenne, elle serait réduite à la portion congrue. Ensuite, poursuit le quotidien économique, parce que les discussions avec Washington pourraient s’avérer plus difficiles que prévu. Les appétits américains dans la santé ou le secteur agricole font déjà peur outre-Manche, où l’opinion publique pourrait avoir du mal à laisser les clefs du National Health Service à des intérêts étrangers, ou à accepter l’importation de poulets chlorés et de bœufs aux hormones "made in USA". »

    Paris, Berlin, Moscou, Pékin dans le même sac…

    Alors, demain 6 juin, jour anniversaire du Débarquement, Donald Trump sera sur le sol français pour célébrer la victoire des troupes alliées. Une « victoire que le président américain célébrera certainement comme ses prédécesseurs Bush et Obama mais avec une nuance énorme, relève L’Eclair des Pyrénées : depuis bientôt deux ans, le président américain ne cesse de torpiller l’Alliance atlantique. Depuis la guerre, depuis le Débarquement des GI à Omaha et Uta Beach, l’Amérique n’a cessé de se poser en leader du monde occidental, du "monde libre" comme on disait. Mais Trump lui ne pense qu’à l’Amérique et c’est tout juste s’il ne range pas dans le même tiroir Paris, Berlin, Moscou, Pékin et cette Europe qu’il vient encore de vilipender lors de son escale londonienne. »

    Qui sont les riches ?

    Question posée en première page de Libération. « Revenus, patrimoine, études, mode de vie… Le rapport sur la richesse en France publié hier par l’Observatoire des inégalités vient bousculer quelques idées reçues. Notamment chez certains des plus aisés qui persistent à se ranger parmi les "classes moyennes supérieures". »

    Alors tout le monde connait les super riches, les milliardaires et autres grands patrons. Mais à partir de quels niveaux de revenus est-on riche ? « En utilisant les indicateurs du revenu, du patrimoine, du mode de vie et de l’éducation, le rapport estime que 10% des Français font partie des riches. Pour l’Observatoire, on est riche dès lors que l’on touche le double du revenu médian. Ce qui fait 7 995 euros nets pour un couple avec deux enfants, 7 185 euros pour un couple avec un enfant, 6 072 euros pour un couple sans enfant et enfin 3 125 euros pour une personne vivant seule. »

    Toutefois, « le revenu n’est pas tout, relève Libération. Dès qu’on fait entrer dans l’analyse d’autres critères, le patrimoine, le capital culturel, la répartition géographique des ménages, l’espérance de progression dans la société offerte aux enfants des différentes classes, on s’aperçoit que ceux qui se vivent comme des membres de la classe moyenne supérieure disposent en fait d’avantages cumulatifs qui les séparent de la masse des Français. D’où, pointe le journal, le ressentiment qui s’exprime régulièrement, souvent avec virulence, au sein des classes populaires. C’est ainsi qu’une vieille clé de lecture - qu’on disait obsolète - continue d’animer la scène politique : la lutte des classes. »

    Très chères expulsions…

    Enfin, « dossier ultrasensible », s’exclame Le Parisien. « La question des étrangers en situation irrégulière en France, et surtout le coût de leur reconduite à la frontière, peut rapidement enflammer les débats. D’autant que le nombre d’expulsions forcées n’a jamais été aussi élevé depuis dix ans. Et leur coût pour les finances publiques a représenté la bagatelle d’un demi-milliard d’euros l’an dernier », d’après un rapport parlementaire que s’est procuré le journal en exclusivité. 500 millions d’euros donc… « Alors qu’inciter un immigré au retour grâce à une aide financière coûte près de six fois moins cher », relève le même rapport.

    Commentaire du Parisien : « La fermeté n’exclut pas l’humanisme. Du "en même temps" dans le texte, dont le président Macron ne manquera sans doute pas de se saisir. »

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