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    Madagascar: vers une production énergétique accrue pour un tarif moindre

    La nuit tombée sur Antananarivo, la capitale malgache. Getty Images/Martin Harvey

    Le président malgache a effectué une visite officielle en France la semaine dernière. L’occasion de parler de coopération bilatérale et du différend sur les îles Éparses, que Madagascar revendique depuis 1973. En marge de cette visite officielle, il a rencontré des représentants du Medef, la plus grande confédération du patronat français.

    Sous la supervision de Medef International, les dirigeants malgaches ont discuté avec près de 70 chefs d’entreprises français, dont des investisseurs dans le domaine de l’énergie. « Nous voulons introduire l’électricité dans chaque famille malgache. Actuellement, seulement 15 % des familles ont l’électricité »,explique Vonjy Andriamanga, ministre malgache de l’Énergie et des Hydrocarbures.« Nous voulons arriver dans les cinq années à venir à 50 % des familles et pour cela, nous devons développer de nouveaux moyens de production d’électricité, bien entendu des moyens de production accessibles, pas chers et renouvelables. »

    Des accords et des lettres d’intention ont été signés à cette occasion. Deux concernent la construction de barrages hydro-électriques. Leur entrée en activité augmentera la production de la Grande Île de façon significative ; elle n’est aujourd’hui que de 400 mégawatts. Ce qui fait de l’électricité malgache la plus chère sur le continent africain. L’un des deux barrages aura une capacité de 192 mégawatts.

    « Une énergie très chère et un secteur déficitaire »

    Marc Mandaba, directeur des investissements de la société Thémis, l’une des quatre composantes du consortium qui a remporté l’appel d’offres lancé en 2016, souligne l’importance de cet ouvrage pour Madagascar. « C’est une infrastructure vraiment clé. Aujourd’hui, l’énergie est très chère et malgré tout, c’est un secteur qui est déficitaire : entre 200 et 300 millions de dollars de déficit par an. » Puis, il ajoute : « On va dire que c’est un secteur qui n’est pas « bancable ». Pour qu’il soit « bancable », il faut baisser le coût de l’énergie - et si possible propre, c’est ce qu’on fait avec l’énergie hydraulique - On résout en fait le problème qui se pose, puisqu’en amenant l’énergie à un coût quatre fois inférieur au coût actuel, de fait le projet va rétablir les comptes du secteur. »

    Le gouvernement malgache veut aller vite, avec le risque d’avoir des infrastructures moins solides. Marc Mandaba écarte cette idée. « La raison du déficit actuel de la Jirama, la société électrique de Madagascar, ce sont justement des contrats qui ont sûrement été signés un peu trop vite et à des conditions qui ne sont pas acceptables ! Donc, aujourd’hui l’État est accompagné ; la facilité juridique africaine, qui est hébergée par la Banque africaine de développement, fournit à l’État malgache un conseiller juridique international, un conseiller juridique national et aussi un conseiller technique. La coopération allemande également fournit un conseiller technique et un conseiller financier. »

    Cinq conseillers pour aider le gouvernement malgache à négocier de bons contrats. Le futur barrage fera baisser le coût de l’énergie de 30 % à Madagascar et fera économiser annuellement au pays au moins 200 millions de dollars d’importation de fuel.

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